Les Manuscrits françois, t. VI, p
ÉCRIVAINS
copier peu de temps avant sa mort1; mais l’attribution est douteuse.
Le manuscrit français 8213, bel exemplaire des Pèlerinages de Guillaume de Degulleville, nous fournit un exemple authentique de l’écriture d’Oudin de Carvanay ; il se termine par quelques vers du copiste :
Ci-après commence une oroison de Noslre-Dame, que celui qui escripst ce livre fist.
O très glorieuse Marie,
Vierge, de Dieu mère et amie,
Dame des cielx et de tous anges,
Joïe de tous sains et archanges,
Nostre confort, nostre esperance,
Dame, faites-nous délivrance Enfin de maulz, si que puission Cognoistre en recepcion,
Au point de la mort, vostre fils.
Royne puissant, qui jadis Vîntes Teofil, vostre amy,
Acquiter du faulx ennemy,
Nous commendons, très chiere dame,
A vous nostre corps et nostre ame,
Yci tant corn sommes en vie.
Amen, chascun de nous en die.
Oudin de Carvanay n’était pas le seul copiste qui s’adonnât à la versification. Je vais avoir à citer plusieurs pièces de vers que le plus célèbre écrivain de Charles Y, Raoulet d’Orléans, a semées dans les livres qu’il a calligraphiés.
Raoulet d’Orléans. — La revue des écrivains employés par Charles V se terminera par le nom du plus célèbre d’entre eux, Raoulet d’Orléans, à la plume duquel nous devons une douzaine de volumes, dont plusieurs sont des chefs-d’œuvre calligraphiques.