‹ Recherches sur la librairie de Charles VChapitre 63 sur 219 · Voir le catalogue de M. Molinier, t. I, p. 67 et · texte numérisé non relu

Voir le catalogue de M. Molinier, t. I, p. 67 et

5. « Johannes Daudin, canonicus sacre capelle palatii », assista, le 21 nov. 1364, à une réunion de la Faculté de théologie dans les écoles des Frères Prêcheurs. Chartul. univ. Paris., t. III, p. 116.

JEAN CORBECHON.

une somme de 200 francs d’or1. Léprologue, qui a la forme d’une épître adressée au roi, débute par ces mots :

Mon très cher et redoubté seigneur, Yostre excellent sapience a eu plaisir et propos de commender à moy, vostre très humble et petit subget, que de langage latin je translatasse en françois ce présent livre, très plantureux et habundant en tout fruit de doctrine morale, et très doulx et souef en aornement d’éloquence, lequel, pour remedier aux langoureuses pensées humaines, icelui excellent et très renommé clerc maistre François Petrarch, fleurentin, compassa nagaires et intitula des Remèdes de l’une et l’autre fortune...

Il est étonnant que les inventaires de la librairie du Louvre ne mentionnent pas cette traduction, ni aucun autre écrit de Pétrarque.

Un moment, j’avais pensé que le ms. français 593 de la Bibliothèque nationale, qui contient le second livre de la traduction de Jean Daudin, pouvait être un morceau d’un exemplaire ayant fait partie de la librairie du Louvre. Après y avoir mûrement réfléchi, je ne crois pas qu’on puisse s’arrêter à cette hypothèse.

Le catalogue dressé par Gilles Malet2 contient un article ainsi conçu :

De erudicione puerorum nobilium, en françois, translaté par maistre Jehan Daudin, à deux fermouers des armes monseigneur le Dalphin, couvert de soye à queue.

Le 30 avril \ 380, Charles VI se fit livrer le volume ainsi décrit, et la trace en a disparu. Aucun autre exemplaire de cette traduction de Jean Daudin n’a encore été signalé. Il

1. « A maistre Jehan Deudin, chanoine de nostre saincte chapelle royal à Paris, pour ce qu'il a translaté, de nostre commandement, de latin en françois, un livre appellé Patrac, lequel nous avons mis et retenu devers nous. » Mandements de Charles V, p. 836, n° 1696.

Il a été démontré que la traduction de ce traité est bien de Jean Daudin, et non pas de Nicole Oresme, comme on l’a souvent prétendu. Voir le mémoire que j’ai publié en 1891 dans les Notices et extraits des manuscrits, t. XXXIV, part, i, p. 273-304.

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