A. 231 et B
TRADUCTEURS
s’agit évidemment du traité que Vincent de Beauvais a composé sous le titre : De puerorum nobilium erudicione, et dont nous avons dans le ms. latin 7605 de la Bibliothèque nationale (fol. 104) le texte original adressé à la reine Marguerite, femme de saint Louis; ce texte a été compris dans l’édition des Opuscules de Vincent de Beauvais publiée à Bâle en 1 481 1 . Quant à la traduction française, elle nous est parvenue, en assez mauvais état, dans une copie du xve siècle, ms. français 9683 de la Bibliothèque nationale; le nom du traducteur n’y est pas indiqué; mais il n’est guère probable que deux écrivains aient entrepris à la même époque la traduction d’un traité qui n’avait guère de célébrité. Je n’hésite donc pas à attribuer à Jean Daudin la version contenue dans le ms. 9683.
On peut également, sans trop de témérité, considérer Jean Daudin comme le traducteur d’un autre traité de Vincent de Beauvais : l’Épître consolatoire qui fut adressée par ce religieux à saint Louis à l’occasion de la mort du fils aîné du Roi. Ce qui est certain, c’est que la traduction en a été faite en 1 374 par un « très petit et humble servant » de Charles V. Nous avons vu un peu plus haut que Jean Daudin se qualifie de « très humble et petit subget » du roi. On trouvera dans un chapitre subséquent2 la notice du ms. français 1032 qui contient la version française de l’Épître consolatoire.
Jean Golein, carme.
Le carme Jean Golein, dont le nom revient souvent dans les actes de l’Université, à partir de l’année 1 369 3, et qui