Chapitre XIII, notice XL
3. Chartul. univ. Paris., nos 1279, 1430, 1459, 1465, 1481, 1577, 1579, 1621,
L’un des plus curieux de ces textes est celui qui se trouve dans le t. III, p. 224, enquête qui eut lieu en 1375 pour découvrir l’auteur d’une traduction
JEAN DAUDIN.
mourut en 1403, fut un des traducteurs auxquels Charles Y fit le plus fréquemment appel. Nous pouvons citer huit ouvrages qu’il fut chargé de mettre en français :
1° La vie de sainte Agnès; Jean Golein, dans le prologue de sa traduction de l’Arbre généalogique des rois de France, écrite en 1369, déclare avoir antérieurement « translaté l’ystoire de Madame sainte Agnès, la sainte « vierge, en laquelle feste est le jour benoit de la nativité « du haut, puissant et très excellent seigneur, auquel Dieu « doint bonne vie et longue1. » Charles Y était né, en effet, le jour de sainte Agnès, %\ janvier 1338. Les catalogues de la librairie du Louvre ne mentionnent aucun exemplaire de la Vie de sainte Agnès en français.
Ce texte n’est pas le seul indice que la fête de sainte Agnès, anniversaire de la naissance de Charles V, était une fête domestique dans la maison de Charles V. L’inventaire du mobilier royal2 nous apprend positivement que ce jour-là les courtisans faisaient des cadeaux au Roi. On y trouve mentionné un anneau dont l’origine est ainsi indiquée : « Et le donna le sire de La Rivière au Roy le jour « d’une sainte Agnès. » Le même inventaire mentionne plusieurs autres articles pouvant faire supposer que Charles V avait une dévotion particulière pour la sainte, dont la fête coïncidait avec l’anniversaire de sa naissance : un tabernacle avec images de Notre-Dame et de sainte Agnès3 ; une image de Notre-Dame en compagnie de saint Jean l’Évan-
du livre de Marsile de Padoue et de Jean de Jandun. « Magister Johannes dic- « tus Goulain, de ordine de Carmello », intervint dans cette enquête.
Aux documents du Cartulaire de l’Université, on peut ajouter une pièce que M. Ernest Petit a bien voulu me signaler dans le registre Xla33 du Parlement (au fol. 396) : texte du 10 septembre 1386 mentionnant « magister Johannes « Goulain, de ordine Fratrum Beate Marie de Carmello, magister in sacra « pagina ».