‹ Recherches sur la librairie de Charles VChapitre 66 sur 219 · Ibid., p. 47, n · texte numérisé non relu

Ibid., p. 47, n

TRADUCTEURS

géliste et de sainte Agnès1 ; et surtout une image de sainte Agnès, avec un support, sur lequel on doit appeler particulièrement l’attention ; le rédacteur de l’inventaire le décrit en ces termes : « Et est sur un entablement d’argent doré « à fenestrages esmaillés delà Vie de sainte Agnès2. » Ces compartiments de vermeil remplis par des émaux représentant la Vie de sainte Agnès ne seraient-ils pas le type ou l’imitation des réserves ménagées par l’orfèvre pour recevoir les émaux figurant les scènes de la vie de sainte Agnès, sur la fameuse coupe que nous avons pu admirer dans le cabinet du baron Pichon, et qui est aujourd’hui une des pièces les plus remarquées dans les galeries du Musée britannique3?

2° Les Fleurs des chroniques de Bernard Gui. Il est à supposer que Charles V, satisfait de l’hommage que Jean Golein lui avait fait de la Vie de sainte Agnès, résolut de l’employer aux travaux de traduction qui lui tenaient à cœur, et pour lesquels ce religieux lui semblait présenter de véritables aptitudes. Le premier ouvrage qu’il lui désigna paraît avoir été les Fleurs des chroniques de Bernard Gui. Nous possédons encore l’exemplaire original de la traduction, qui lui en fut offert, et à la fin duquel le roi a tracé ces mots :

Cez Croniquez dez papez et dez empereurz sont à nous Charles le Ve de nostre nom roy de France, et le limes faire l’an M CCC LXVIII. CHARLES.

J’en ai donné la description en 1 879 quand le manus-

Page 1