‹ Recherches sur la librairie de Charles VChapitre 67 sur 219 · Éd. Labarte, p. 116, n · texte numérisé non relu

Éd. Labarte, p. 116, n

2. Ibid., p. 121, n° 907. — Le même inventaire (n“ 1386) mentionne une autre « couppe dorée et esmaillée, ouvrée à fenestraige ».

3. Voir le mémoire de M. Ch. H. Read, The Royal gold cup of the kmg of France and England, now preserved in the Brilish Muséum (vol. VII, part, m, plates xi-xiv, dans les Vetusla monumenta), et mon article - la Coupe d’or du roi Charles V, dans le Journal des Savants, annee 1906 p. 233. L’état primitif de la coupe est figuré dans le volume intitule BriUsh Muséum, A Guide to the mediæval room, 1907, p. 235.

JEAN GOLEIN.

crit était à la bibliothèque de la Chambre des députés1. Il est depuis passé à la Bibliothèque nationale, où il a pris le n° 1409 dans le fonds français des Nouvelles acquisitions.

3° Divers opuscules historiques de Bernard Gui. L’exemplaire original est au Vatican, ms. 697 du fonds de la Reine2. Au commencement du livre, Jean Golein avertit le lecteur que le roi lui avait ordonné de traduire ces opuscules, et qu’il lui en avait fait communiquer un exemplaire appartenant à Louis, comte d’Étampes et sire de Lunel :

... Je frère Jehan Golein, petit religieux de l’ordre des frères de Nostre-Dame du Carme, petit clerc de mondit seigneur3, qui suyle plus petit et le moins sachant des maistres en théologie de hUniversité de Paris, voulant obéir à son commandement, comme raison le veult et je y suy tenuz par la doctrine de l’Apostre et par pluseurs autres raisons, lesqueles se je ne cognoissoie, pechié de ingratitude me puniroit, ay entrepris à translater de latin en françois ce livre, lequel mondit seigneur souverain m’a fait bailler par noble prince monseigneur Loys, conte d’Estampes et sire de Lunel, lequel m’a commandé que je le translate de latin en françois, en prose clere et entend il Je à chascun, si y pense à avoir mérité devers Dieu, par l’obeissance à laquele je ay très grant volenté, tant pour l’onneur et reverence de Dieu, comme pour la noblesce et grâce que Dieu a ordonnée en mondit seigneur...

Le prologue ajouté à l’un des opuscules de Bernard Gui, l’Arbre généalogique des rois de France, indique la date à laquelle la traduction en fut faite : « Ou temps du roy « Charles, qui régnoit et tenoit la coronne et le sceptre royal « en France, en grant justice et très noble sapience, l’an « de Nostre Seigneur mil CCG LXIX, fu translaté de latin « en françois par frère Jehan Golein, de l’ordre de Nostre

1. Notice sur les manuscrits de Bernard Gui, dans Notices et extraits des manuscrits, t. XXVII, part, n, p. 227-232.

2. Sur ce manuscrit, voir une notice de M. Ant. Thomas dans Le Cabinet des manuscrits, t. III, p. 330, et dans les Mélanges de l'Ecole française de Rome, année 1881.

3. « Charles, à présent tenant le sceptre et la coronne du royaume et de l’empire de France. »

TRADUCTEURS

« Dame du Carme, pour ce temps maistre régent à Paris « ou couvent de la dicte ordre, l’an VIe du royaume du « devant dit seigneur et par son commandement... »

Jean Golein, dans la préface de sa traduction des Collations de Cassien, dont il va être question, rappelle que précédemment le roi lui avait fait « translater ung livre de « ystoires des papes, des empereurs de Romme et des roys « de France, des consilles generaulx et des noms des « evesques de Limoges et de Tholose et aucuns autres « abrégés ».

4° Les Collations de Cassien. En 1 370, Jean Golein s’attaqua à un ouvrage de longue haleine, les Collations de Cassien, dont le roi avait manifesté le désir d’avoir la traduction :

Mon très redoubté seigneur le très noble prince, plain de vertus, le roy Charles, qui tient et gouverne le royaulme et empire de France, l’an M. CCC. LXX, en attribuant tout à Dieu et fait escrire en monnoye Christus vincit, Christus régnât, Christus imperat, en désirant que ses vertus particulières soient assemblées avecques les souverains, lui a pieu à moy commander, son petit subjet, frère Jehan Golein, indigne maistre en théologie, provincial de la province de France, de l’ordre de Nostre-Dame de la montaigne du Carme, que - ..je luy translatasse ce présent livre, lequel contient les vertus des anciens preudommes.

Le manuscrit français 175, d’après lequel je cite ce passage, a été indiqué1 comme étant l’exemplaire du roi Charles Y, mais l’identification n’est pas admissible : la copie du ms. 175 ne doit pas être antérieure au milieu du xve siècle ; elle est fort imparfaite et les espaces réservés pour les peintures sont restés en blanc.

5° Le Rational des divins offices. Dans la préface de cet ouvrage, Jean Golein, après avoir loué « le sage roy Charles, « régnant en France l’an mil CCC LXXII » , de marcher sur

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