‹ Recherches sur la librairie de Charles VChapitre 77 sur 219 · Mss. français 22912 et · texte numérisé non relu

Mss. français 22912 et

TRADUCTEURS

de Praelles à la Toussains l’an de grâce mil CCC soixante et onze, et fu achevée le premier jour de septembre l’an de grâce mil CCC soixante et quinze.

Le travail de Raoul de Presles semble avoir été fort consciencieux. Il dit avoir consulté plus de trente exemplaires du texte latin de la Cité de Dieu et avoir habituellement employé celui qui avait paru le meilleur : « Le nostre prin- « cipal, duquel nous n’en veismes oncques nul plus par- « fait1. » Il dut se livrer à de longues recherches pour recueillir les éléments du commentaire dont il accompagna sa traduction. On en peut apprécier l’étendue en parcourant la liste des autorités qu’il a mise en tête de son premier volume 2. Toutefois, il est bon de remarquer que toutes les citations ne doivent pas être de première main : un certain nombre ont dû être empruntées à des ouvrages tels que les Miroirs de Vincent de Beauvais.

Nous savons d’ailleurs que Raoul de Presles avait à sa disposition un assez grand nombre de livres. Il avait à coup sûr accès à la librairie du Louvre, dont un volume lui fut donné par le roi3. Lui-même possédait une bibliothèque assez bien fournie. Une lettre de Charles V4, du mois de mai 1375, nous apprend que son hôtel de la rue Neuve- Saint-Merri dut alors s’accroître d’une annexe, indispensable, dit le roi, « pour mettre ses livres, dont il a plusieurs, « et convient, ajoute-t-il, qu’il en soit grandement garni, « tant pour nous servir en translacions et expositions, « comme en autres choses dont nous l’avons chargé et « chargeons de jour en jour ».

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