‹ Recherches sur la librairie de Charles VChapitre 80 sur 219 · Samuel Berger, La Bible française, p · texte numérisé non relu

Samuel Berger, La Bible française, p

TRADUCTEURS

L’exemplaire le plus complet que Samuel Berger ait rencontré de la Bible de Raoul de Presles s’arrête au ch. xix de l’évangile de saint Mathieu. La fin n’était peut-être pas rédigée quand l’auteur fut enlevé par la mort le 10 novembre 1 382.

Je ne sais à quelle époque de la vie de Raoul de Presles peut être rapportée la traduction d’un mémoire sur les rapports des deux puissances1. En voici les premiers mots :

Au commandement de très hault et excellent prince Charles, par la grâce de Dieu le Ve roy de France de ce nom, maistre Raoul de Praeles translata de latin en françois la question qui s’enssuit. La question est telle, assavoir se la dignité pontifical et impérial ou royal sont deux puissances distinctes, divisées et séparées, sans ce que l’une despende de l’autre...

Simon de Hesdin.

Simon de Hesdin, de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, entreprit de traduire, « en l’honneur de Charles V » , l’ouvrage de Valère Maxime. Nous possédons, à la Bibliothèque nationale (ms. français 9749), l’exemplaire des quatre premiers livres qui fut déposé dans la librairie du Louvre et qui porte en tête la date de 1 375 :

Ci commence la translacion du premier livre de Valerius Maximus, avec la declaracion d’iceli et addicions plusieurs, faite et compilée l’an mil CCC LXXV, par frère Symon de Hesdin, de l’ordene de l’ospital de Saint Jehan de Jérusalem, docteur en théologie.

Dans le prologue, le traducteur prévient qu’il s’est plus attaché au sens qu’à la lettre du texte original, de façon à donner satisfaction au roi.

... Il est assavoir que m’entente n’est ne fu onques de translater cest livre de mot à mot, car ce seroit aussi comme impossible de translater le en celle manière, et que sentence y fust trouvée enten-

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