C. Taux d’accroissement des diverses parties
Comme pour les Galathées, je me contenterai de noter l’accroissement maximum observable dans le lot étudié, soit les rapports de dimensions entre un mâle fort de 19 mm. 8 de long et un mâle faible de 3 mm. 8 :
Longueur du céphalothorax : X 5,2. Longueur des pinces : X 4,1. Largeur ventrale / de l’œil (fig. 12) : x 2,7.
Hauteur rétinienne. .… >< 2,4 . Surface de N facettes Diamètre rétinien dis- moyennes, X 10 tal. SN LEE RE PORTE Volumes :
Diamètre rétinien pro- Rétinule : X 9,7; omximal AIO SON CNET matidies LT, RER Hauteur du cristallin. x 1,8 Noyau rétinien . > EN Epaisseur cornéenne . X 6,9 Cristallin,. >< h,0 Hauteur de l’ommati- Cornéule . X 24,5 . e p. L die . ë DR LEE N ommatidies moyen- Diamètre des facettes, C2: 0 nes >< 2h:0 Nombre des facettes . XX 3,0 (1.150 à
Il y a une grande analogie avec les taux de la Galathée. Une comparaison plus étendue sera faite, p. 94.
D. Croissance relative de l'œil par rapport à la taille céphalothoracique.
J’ai surtout étudié les cf, ne mesurant sur les © que le diamètre de l'œil.
Les faits se montrent plus complexes que dans les yeux précédemment mesurés. On peut répartir en deux groupes les résultats obtenus :
Premier groupe : diamètre de l’œil et des facettes, hauteur de la rétine, du cristallin, et de l’ommatidie : croissance plus ou moins continue, représentable par une relation allométrique simple.
Second groupe : nombre des facettes, diamètres de la rétinule, dimensions du rhabdome et des noyaux rétiniens : croissance discontinue, offrant des phases d’arrêt ou de réduction qui se répercutent sur les volumes calculés.
Les phénomènes sont encore compliqués par la présence de quelques individus à croissance oculaire précoce, très en avance sur la moyenne des autres pour la valeur de certaines dimensions et surtout du nombre des facettes.
1° Eléments à croissance plus ou moins continue (graphique 14). Le diamètre de l'œul (largeur ventrale / de la fig. 12), mesuré sur les 200 © et les 240 & de mon lot de Macropodia, fournit un ensemble de résultats assez cohérent (L, graph. 14) :
Pendant les stades compris entre 9 et 15 millimètres, c’est-à-dire la partie de la croissance où il y a deux sortes de ©, on constate que les Q encore adolescentes se placent sur le même graphique que les Gf, tandis que les © adultes jeunes présentent un retard, imputable surtout au faible nombre des facettes, comme je Pai vérifié sur quelques individus. Plus tard, aux stades ne comportant plus que des © adultes, celles-ci rejoignent le niveau oculaire des G‘, probablement par une brusque augmentation forte du nombre des facette à une mue. Sans doute, le métabolisme initial des © adultes est-il entièrement tourné vers la maturation des œufs, les individus plus âgés se montrant capables de rattraper le retard des autres parties en croissance. Une explication de ce genre paraît applicable au cas analogue des Q de Galathées.
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fin $ CN 8 10 14 20
Graphique 14. — Croissance relative chez Macropodia rostrata. Coordonnées logarithmiques. En abscisse, longueur du céphalothorax en millimètres. En ordonnée, dimensions en microns de : R, hauteur de la rétinule dans la zone la plus ancienne de l'œil des mâles (de 85 à 205 u) ; C, hauteur correspondante du cristallin (de 80 à 143) ; L, largeur de l’œil aux divers stades (de 700 à 1.865) : pour les G' et © normaux, les points représentent des moyennes de 3 à 70 individus par stade, pour les animaux à gros yeux de la partie supérieure, chaque point correspond à un cas individuel. On remarquera le retard de croissance des Q adultes entre 10 et 14 millimètres. Fr, F2, largeur des facettes maxima ; C/, largeur du cristallin au niveau du renflement le plus grand.
Chez les G', sur les 240 exemplaires mesurés, j'ai trouvé deux faibles, de 6 et 13 millimètres de taille respective (soit 1 o/o des faibles), et cinq forts (soit le quart des forts) atteints de précocité dans l’accroissement oculaire. Autant que l’on puisse en juger d’après ce petit nombre, l'anomalie doit apparaître en une seule mue, après laquelle les yeux atteints suivent, avec un décalage en plus, le même type de croissance que les autres. Ces décalages, très manifestes pour le nombre des facettes, se retrouvent dans quelques cas pour les dimensions internes.
La hauteur rétinienne (R, graph. 14) montre une croissance relative très parallèle à celle du diamètre oculaire (4 — 0,53). Un des G° forts à gros yeux, de longueur 9,7, se montre très en avance sur les autres. Le cristallin (hauteur : C, largeur maximum : C{) présente au début de la vie larvaire un arrêt de croissance en hauteur. Les facettes des diverses zones croissent toutes de même façon : j'ai figuré le cas des éléments les plus anciens : en F,, ils s’élargissent rapidement (phase où /V est constant), puis NV augmente à son tour ; il y a rétrécissement des facettes, puis croissance en largeur plus lente (4 — 0,25). Il en résulte une compensation entre N et le diamètre des facettes, si bien que la surface oculaire croît sans discontinuité.
2° Eléments à croissance très discontinue.
Le nombre des facettes, contrairement à ceux des Arthropodes déjà suivis, n’augmente pas à toutes les mues. Etant donné la longueur des numérations, je n’ai étudié à chaque stade que quatre mâles de largeur oculaire normale (entre lesquels V varie au plus de 10 0/0). D'autre part, j'ai compté les facettes des yeux anormalement larges (mäles À à G du graph. 15).
D'après ces premières données, on peut schématiser la croissance la plus habituelle de la façon suivante :
En général, il n'apparaît de facettes nouvelles qu'aux stades approximatifs :
IV. Augmentation moyenne de . . . . . . 335 facettes. VI. Augmentation moyenne de . . . . . . 560 » VIT Augmentation-:moyenne des. ., 7, 580 »
IX. Augmentation probable inférieure à . . . 620 (d’après le seul G' au stade X).
Les quelques individus à gros yeux sont en avance par rapport à leur taille, soit d’un stade (G' faibles À et C, gt fort D), soit de
EEE airs
deux (c' forts B et Æ). J'ai figuré par des raccords en pointillé les stades hypothétiques où ces accroissements anormaux ont pu appa-
raître extérieurement.
l | ( / | , | ! | | | ! l B (ou, l x x / D [ / / 2 540 | Te Sr | ñ | | | | | (l : fl [ l | O e O £ 100 À e !
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1200 : 7 x Bic TL AE MINE EN VII VISE 1 L re 112 1 JE mm. 40 ser 79 9 8 117 14 16,4 18.2 19.8 Graphique 15. — Croissance du nombre des facettes chez les de Macropodia
rostrata. Coordonnées arithmétiques. En abscisse, tailles en millimètres (moyennes des stades probables de I à X). En ordonnée, nombre des facettes. Les points normaux (voir explication du graphique 14) représentent les moyennes de quatre à chaque stade. Les points À à G correspondent à des individus isolés, en avance de croissance. Les traits horizontaux pleins et les flèches schématisent le mode d’accroissement normal; les traits interrompus indiquent l’époque probable d'apparition des nombres anor-
maux.
Le grand diamètre distal de la rétinule (graph. 16, D) est pratiquement constant au cours des quatre premiers stades : ensuite il s'élève à un second palier, puis augmente encore un peu à la fin de la croissance. Ces trois phases coïncident avec les trois conditions
Graphique 16. — Discontinuités de croissance dans la rétinule de Hacropodia rostrata G. (Chaque point correspond à la moyenne de vingt rétinules, choisies dans la zone âgée à grandes facettes. Pour les signes conventionnels, voir graphique 14). Coordonnées arithmétiques. En abscisse, tailles moyennes des stades en millimètres. En ordonnée, dimensions linéaires en microns de : S, épaisseur de cinq stries dans la zone médiane du rhabdome ; R, diamètre du rhabdome ; D, grand diamètre distal d’une cellule rétivienne ; d, petit diamètre basal de la même cellule : onu remarquera que ce dernier diamètre croît seulement lors du passage des C faibles aux Cf forts : voir aussi fig. 12, C.
possibles des lots de Macropodia : durant la première, il n’y a que des & faibles, ensuite un mélange de faibles et de forts, enfin des
forts seulement. | Le petit diamètre basal (d) se comporte différemment : tous
mm. 3,8 8 20
Graphique 17. — Croissance du volume de la cornéule chez Macropodia rostrala G'. Coordonnées logarithmiques. En abscisse, tailles des individus en millimètres, En ordonnée, volumes des cornéules les plus larges de l’œil : les cornéules sont considérées comme prismatiques et leur volume est (valué en décamicrons cubes. Pour les signes conventionnels, voir gr. 14.
les G' faibles ont une valeur de ce diamètre proche de 3 u par cellule, tandis que tous les G‘ forts ont une valeur double, soit 6 u, 5 en moyenne : ce changement est schématisé en C sur la figure 1. Il s'ensuit, sans doute, une modification de forme des yeux, dont la surface de base doit s'accroître brusquement chez les G forts, mais je ai pas cherché à la vérifier.
Taille et structure du rhabdome (graph. 16, S et R). La hauteur
du rhabdome et son diamètre basal sont égaux à ceux d’une cellule réuünienne, et J'ai constaté qu'ils augmentent de même façon. Le diamètre distal, par contre, varie plus fortement que celui des cellules rétiniennes : la courbe À montre un décalage très grand entre deux séries de mâles aux stades VI et VII : les uns continuent à croître, pendant que chez les autres il y a baisse du diamètre de 9 à6u.
On se rappelle (p. 82 et fig. 1 : D, Æ') comment les « stries » ou pastilles empilées qui forment le rhabdome sont épaisses chez les
Jeunes rétinules néoformées : il faut s'adresser aux rhabdomes à UN