‹ Recherches sur la nature et le traitement des teignesChapitre 10 sur 19 · QUE LE MALADE SE PRATIQUE LUI-MÊME · texte numérisé non relu

QUE LE MALADE SE PRATIQUE LUI-MÊME

Le vendredi, 9 juillet 1852, M. Baulant, demeurant rue Caumartin, N° 10, s’est présenté à la consultation de M. Bazin-, à l’hôpital Saint-Louis, afin de réclamer des moyens de guérison pour une mentagre qu’il portait depuis six ans sur toute la superficie du menton. Les poils furent extraits dans une certaine étendue, séance tenante, et il fut recommandé cà M. Baulant de continuer l’épilation lui-même et de selotionner les parties épilées avec un solutum de sublimé. (50 centigrammes de sublimé dissous dans suffisante quantité d’alcool pour 200 grammes d’eau distillée.)

Le vendredi, 16 juillet, M. Baulant se rendit de nouveau à ^Saint Louis, ayant parfaitement rempli les indications qu’on lui avait données, et complètement débarrassé de sa mentagre. Il faut ajouter qu’il avait, pendant six ans, suiri divers traitements sans succès. Il avait successivement reçu les soins de MM. Piedagnel, Henry (Cité Bergère), Tassy, rue de Hanovre, Gibert et Velpeau. (Note prise par M. Deffis) fl)

Nous avons revu M. Baulant le 1er décembre. Il n’y avait pas eu chez lui de récidive. Il se fait raser chaque jour, sans qu’il en résulte d’éruption à la peau.

(i) M„ Deffis publiera prochainement, sur les parasites végétaux, un travail plein d’intérêt, dans lequel il rapportera des observations de mentagres invétérées, traitées sans succès, soit en France, soit à l’étranger pendant de longues années, et guéries à l’instant même par l’application du nouveau traitement.

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