‹ Recherches sur la propriété collective à Rome et son influence sur le droit privé romain en droit romain: Des associations commerciales en participation en droit françaisChapitre 16 sur 69 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Nous avons essayé de montrer, dans les chapitres qui précèdent, la forme particulière que revêt à Rome la propriété, et comment elle n'appartient pas aux individus, mais à des groupes de parents plus ou moins étendus. Nous avons vu, en dernier lieu, que cette notion a élé conservée par les jurisconsultes à une époque où la vie en commun n’est plus qu’une exception, où la puissance du père de famille, quant aux biens, apparaît dégagée de toutes entraves ; tant était grande l'influence des institutions passées.

La nature spéciale qu'affecte dans le droit romain la condition des biens, et plus généralement du patrimoine même, a exercé sur les diverses institutions de ce droit une influence profonde. C’est cette influence que nous nous proposons maintenant d’examiner, en ne cherchant d’ailleurs qu'à marquer Îles points principaux où elle se révèle.

En nous plaçant à ce point de vue nous examinerons successivement, dans trois chapitres distincts :

1° Le droit des personnes : constitution de la famille ; tutelle ; curatelle,

2° Le droit des choses : condition des biens ; droit des obligations.

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3 La transmission du patrimoine, par voie de succession ab intestat ou testamentaire.

De cette revue rapide ressortira nettement une idée fondamentale, dominante : le principe de la conservation des biens dans la famille. C’est parce que la famille est propriétaire que les modifications apportées à Sa constitution, les actes de disposition de ses biens, la dévolution du patrimoine sont soumis à des règles particulières, qui toutes s’inspirent du droit des parents, le protègent et le réalisent.

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