V. — Conservation des préparations diastasiques
Dans toutes nos recherches, nos mesures d’activité sont faites immédiatement après chaque manipulation. Cependant il est parfois nécessaire de conserver aussi intacts que possible nos sucs d’arbre à laque, dans des flacons bien remplis, bien bouchés, à l’abri de la lumière et placés dans un endroit frais, dans ces conditions l’activité des sucs ne varie presque pas.
Nous avons fait des expériences, portant sur lPaction des basses températures sur l’activité. Quatre flacons d’une même préparation diastasique, incomplètement remplis, sont mis en expériences, Deux flacons sont placés à la glacière, lun d’entre eux étant souvent ramené à Ja température ordinaire, et replacé ensuite à la glaciére (froid discontinu), le troisième est conservé à la cave, et le quatrième à à la température du laboratoire.
L'activité varie peu pour les flacons conservés à la glacière et à la cave, elle varie pour les deux autres, com-
ET
me le montre le tableau qui résume toutes nos expérien-
ces.
Activité :
Jours = froid continu froid laboratoir ca discontinu 2:20) £ KE
4er 4,3 4,3 4,3 4,3 ge 4,3 3,9 4,0 4,3 15e &,1 2,9 Re 4,1 40e 4,0 0 0,96 8,1
Méthodes de purification de la laccase.
En possession de techniques éprouvées pour la mesure de l’activité de la laccase pour le dosage du fer et du manganèse, nous pouvons aborder l’étude de la purification des préparations de laccase qui constitue l’objet essentiel de notre travail ; il s’agit de choisir une ou plusieurs méthodes de purification fournissant des préparations aussi actives et aussi pures que possible, et de suivre au cours de cette purification le sort du manganèse et du fer.
Nous avons examiné les méthodes suivantes
1° Précipitation.
2° Dialyse.
3° Ultrafiltration.
4° Adsorption.
À notre grand regret des considérations d’ordre matériel-ne nous ont pas permis d’étudier une méthode cependant importante, l’électrodialyse, qui aurait peut-être fourni des résultats intéressants.
Il importe d’abord de préciser comment nous entendons apprécier l'efficacité des méthodes de purification et suivre l’enrichissement de nos préparations.
Les données expérimentales qui nous ont paru nécessaires de déterminer sont :
1° Le pouvoir diastasique de nos diverses solutions. 2° L’extrait sec.
3° Les cendres.
4° La teneur en manganèse.
pr Lasténetir eri.fer.
L'application des méthodes de purification doit être menée de façon à ne pas produire une trop grande perte d'activité : on sait que plus une diastase est purifiée, plus eile devient fragile.
= ‘Hire
Pour apprécier le degré de purification de nos préparations diastasiques, nous avons naturellement soin de rapporter leur activité au résidu sec, car de deux préparations diastasiques ayant la même activité, la plus pure est celle qui fournit le moins d’extrait sec. Au cours
activité à ; ific: ‘appor =. MOI TON ARE d'une purification le rapport to g menter.
Suc. — Nous appelons suc, le Nuoc’Son, c’est-à-dire le
suc d'arbre à laque, plus ou moins dilué pour la commodité des manipulations.
Activité diastasique. — Elle est mesurée suivant la technique précédemment décrite.
Extrait sec. — L’extrait sec est obtenu en soumettant un volume variable (2 à 10 cm) de nos préparations diastasiques à l’action du vide sulfurique. Pression 8 à 10 mm. de mercure pendant une semaine de façon à obtenir un résidu sec d’au moins 0 g.,100.
Cendres sulfatées. — L’extrait est calciné au four à moufle. Les cendres obtenues sont traitées par l’acide sulfurique, calcinées à nouveau jusqu’à ce qu'il ne se dégage plus de fumées blanches. Après refroidissement on pèse. C’est ce que nous appelons les cendres sulfatées.
Fer et manganèse. — Ils seront dosés suivant les techniques déjà décrites.
Mode d’expression et de présentation des résultats.
1° Définition de l'unité diastasique U. D.
Les résultats de nos mesures de vitesse des réactions diastasiques, déterminées selon la technique rappelée plus haut, seront exprimés en unités diastasiques U. D.
Nous disons qu’un volume déterminé de solution contient une unité diastasique U. D. lorsque ce volume est susceptible de produire aux dépens de 10 cm d’une solu-
tion de gaïacol à 1 p. 100, 1 mg. de tétragaïacoquinone en 10 minutes à pH — 6,7 et à + 30°.
Par exemple si nous indiquons que 350 cm? d’une solution contiennent 1575 unités diastasiques U. D., cela veut dire qu’un volume convenable soit 0 cm°,2 de cette solution agissant dans les conditions précisées ci-dessus sur 10 em* de solution de gaïacol a produit 0 mg.,9 de gaïacoquinone ce qui pour 350 cm*? représente 1575 mg. de gaïacoquinone en 10 minutes à + 30° et à pH — 6,7.
2° Définition de la concentration diastasique C. D.
C’est le nombre d’unités diastasiques contenues dans 100 cm* de solution.
Dans l'exemple précédent C. D. —
3° Définition de l’activité diastasique A. D.
C’est le nombre d'unités diastasiques U. D. contenues dans 1 g. d'extrait sec. Comme d'ordinaire, nous exprimons nos extraits secs E en g. pour 100 cm* de solution diastasique, l’activité diastasique A. D. sera exprimée par la valeur du rapport.
Concentration diastasique C. D.
Extrait sec (en g. pour 100 cm3) Dans l’exemple précédent si E extrait sec pour 100 cm*
est de 0,255, l’activité A. D. sera DRE — 1.765 cm3 ce
qui veut dire, en somme que 1 g. de l'extrait sec de notre solution prise comme exemple correspond à 1.765 U. D. et serait donc capable de donner dans les conditions rappelées lors de la définition de VU. D. 1.750 mg. de gaiacoquinone.
4° Définition du titre en manganèse T. Mn ou en T Fe de la diastase.
C’est en principe le poids de manganèse ou de fer (exprimé en millièmes de mg. y (contenus) dans le produit correspondant à une unité diastasique U. D.
Nous obtenons cette valeur, en général, en déterminant à le manganèse (exprimé en + dans 100 emë de solution ie > diastasique) ce qui nous donne la concentration en Mn (CMn) et en rapportant ce chiffre à la concentration dias-
tasique C. D. soit ne STI MN En PET Ne “
Le titre en fer est défini de la même façon. È