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thohydroxyde, qui se forme lorsque l’alcalinité n’est pas maintenue entre certaines limites déterminées.
La concentration, la plus favorable est l’ammoniaque à 15 p. 100 à la température de 58 à 60°, pendant 48 heures. On obtient des polyhydroxydes de 4 à 8 atomes de Al et à longueur de chaines variables de (4 AI (OH);) — 3 H,0 renfermant 27 p. 100 d’eau à (8 AI (OH);) — 7 H,0 renfermant 2 p. 100 d’eau.
PRÉPARATION DE L’'HYDROXYDE B. — 250 g. (SO,); AL, 18 H,0 sont dissous dans 750 cm? d’eau à 55° ; cette solution est versée en une fois et agitant énergiquement dans 2 1. 500 d’ammoniaque à 5 p. 100 en poids portée à 55°. La température monte à 58°, et sera maintenue en agitant continuellement pendant une 1/2 heure. Le précipité volumineux devient moins épais pendant la digestion, mais il n’est pas floconneux. On dilue à 12 litres et on lave à maintes reprises par décantation.
POLYHYDROXYDE À. —— La précipitation se fait comme pour l’hydroxyde B, à 55°, et en agitant pendant une demi-heure. Après séparation de l’eau mère, le précipité est placé dans un ballon de 5 litres, muni d’un réfrigéant à reflux, et maintenu à l’ébullition pendant 48 heures. Puis on lave par décantation, en introduisant un peu d’ammoniaque à la 4 décantation. Le lavage est terminé lorsque le liquide reste trouble. Le gel est devenu plastique.
Il. Préparation du kaolin. — Le kaolin renferme beaucoup d’impuretés, entre autres CaO et FeO ; 500 g. de kaolin sont mis avec 1 1. 500 de Hel d — 1,18 ; on chauffe au réfrigérant à reflux, très lentement, de façon à atteindre l’ébullition à la fin de la journée. Puis une autre journée à ébullition vive. On dilue et on lave par décantation. On répète trois fois ce traitement à l’acide chlorhydrique et les lavages par décantation. La préparation demande 15 jours environ.
Valeur d’'adsorption. (Adsorptionswert A. W.). — Le pouvoir adsorbant d’un gel pour une diastase, étant fonction de la quantité d’adsorbant utilisé. WILLSTÂT- TER et RACKE [116] d’abord, et WILLSTÂTTER et WASSER- MAN [121] ensuite, ont adopté une unité de mesure du pouvoir d’adsorption qu’ils désignent par l’abréviation A. W. (Adsorptionswert).
Le A. W. est le nombre d'unités diastasiques adsor-
bées par un gramme d’adsorbant (ramener pour l’alule] mine à Al Où).
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Applications. Purification de la laccase par adsorption et élution.
Adsorption de la laccase.
Nous avons appliqué la méthode d’adsorption à la purification de la laccase. Il était, en effet, intéressant pour nous, en utilisant les indications longuement développées dans les pages précédentes, de faire des essais de purification de la laccase par adsorption et élution et de suivre en même temps, les variations du fer et du manganèse.
Pour résoudre le double problème de l’adsorption et de l’élution il était nécessaire de rechercher les diverses conditions à remplir permettant de réaliser, tout d’abord ladsorption.
Nous avons entrepris, cette étude d’une façon systématique en étudiant l’adsorption en fonction du pH sur le suc d'arbre à laque brut, puis, des sucs de plus en plus purifiés.
Ce n’est que lorsque l’adsorption fut réalisée avec un excellent rendement que nous avons fait des essais d’élution en fonction du pH. Enfin lorsque cette dernière nous eut fourni des résultats satisfaisants, nous avons étudié les variations du fer et du manganèse, par rapport à l’activité de la laccase.
a) Préparations de la laccase utilisées. — Nous avons utilisé :
1° Suc brut plus ou moins dilué.
2° Suc préalablement précipité par l’acétone
3° Suc traité par le carbonate de sodium
4° Suc traité par le carbonate de sodium et dialysé.
C’est surtout ce dernier qui nous a permis de réaliser de bonnes adsorptions et de bonnes élutions.
b) Choix des adsorbants. — Le choix des adsorbants à utiliser s’est trouvé limité par la nécessité où nous nous trouvions de suivre le sort du fer et du manganèse. C’est ainsi qu’il nous a été impossible d’utiliser le kaolin, la terre à foulon (tonsil) la tellite (terre d’infusoires) car ces produits renferment du fer et du manganèse en quantités trop grandes, pour permettre cette étude.
Le traitement à l’acide chlorhydrique, comme le conseille WILLSTÂTTER pour éliminer, le fer, le manganèse, le calcium que renferment les trois produits, s’est montré insuffisant.
Il aurait été nécessaire de recourir à un procédé beaucoup plus long et beaucoup plus compliqué, consistant après traitement par l’acide chlorhydrique et lavage à l’eau, en une électroosmose prolongée comme l’a réalisée WILLSTÂTTER.
Néanmoins dans les premiers essais d’adsorption nous avons utilisé, dans un but purement comparatif la cellite et le tonsil mais toute notre étude a surtout porté sur l’adsorption avec les alumines A. B. et C. de WILLs- TÂTTER.
Le mode de préparation de ces alumines a été donné dans les pages précédentes. Du fait que nous étudions, les variations du fer et du manganèse dans la purification de la laccase, nous avons pris la précaution de purifier, par trois cristallisations successives, les sels d’'aluminium servant à la préparation des alumines A.B. et C.
Les lavages par décantation de ces alumines, une dizaine environ, fournissent un hydrate d’alumine qui se dépose mal et semble vouloir se peptiser, la dispersion est alors maximum. Cette alumine est recueillie sur un Buchner, et mise ensuite en suspension dans la plus petite quantité d’eau. Les dernières eaux de lavages ne donnent plus les réactions des sulfates et de l’ammoniaque.
c) Technique utilisée. — Le suc brut dilué, ou plus ou moins purifié est amené à un pH, déterminé à l’aide
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d’une solution de carbonate de sodium ou d’acide acétique, puis agité mécaniquement pendant un quart d'heure avec le culot de centrifugation d’une supension d’adsorbant conventionnellement choisi.
Par centrifugation, on sépare l’adsorbat et on mesure l’activité diastasique avant et après l’action de l’adsorbant, mesure, qui permet de fixer le pourcentage d’adsorption.
Remarque. — Des essais nombreux nous ont montré en effet qu’il y avait bien adsorption. La mesure de l’activité diastasique du liquide surnageant après l’adsorption et la mesure de l’activité du complexe d’adsorption laccase-alumine (comme l’a effectuée HÉRISSEY pour le complexe d’asorption émulsine-tannin) nous ont permis de constater que toute l’activité passe dans ladsorbat. L’élution, par la suite, nous fournira encore une autre preuve.