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7 b) On mélange 1 centimètre cube de xylidine ordinaire et 1 centimètre cube d’acide acétique, auxquels on ajoute 1 centimètre cube d’alcool et on verse quelques gouttes de B ; on obtient encore une magnifique coloration rouge sang, caractéristique du furfurol (Schiff (83)).
Recherche des acides acétique et formique.
On neutralise 20 centimètres cubes de B par une solution de carbonate de soude et on évapore au bain-marie dans un cristallisoir. On obtient un produit un peu ambré qui est repris par l’eau chaude, filtré et évaporé à nouveau. Le résidu R obtenu est parfaitement blanc.
Sur ce produit on fait les réactions indiquées page 58 mettant en évidence la présence des acides acétique et formique.
En outre, on caractérise tout spécialement ce dernier par les trois réactions suivantes :
a) On’ajoute à 3 ou 4 centimètres cubes d’une solution de bichromate de K à 0,5 % dans l'acide nitrique 36° Be quelques cristaux de R : on obtient à froid après quelques instants, une coloration bleu violet due à la formation de nitrate de chrome.
Dans ces conditions, cette réaction est caractéristique des formiates (84).
b) Dans un petit tube de pyrex très étroit on met quatre à cinq gouttes d’acide sulfurique puis quelques cristaux de R ; on chauffe sur toute la longueur du tube et on voit bientôt à l’extrémité la flamme bleue fugitive, mais très nette, de l’oxyde de carbone dégagé ce qui prouve encore la présence de formiate .
c) Le reste du résidu R est mis dans un petit ballon avec de l’acide sulfurique dilué, on chauffe un peu puis on distille. Le distillat est étendu à 100 centimètres cubes, on vérifie l’absence d'acide sulfurique entraîné, on met quatre gouttes de cette solution dans un tube à essai, 2 centimètres cubes d’eau, 2 gouttes de solution aqueuse de bleu de méthylène à71/5000, on fait bouillir et immédiatement”on ajoute 2 gouttes d’une solution de bisulfite de soude à 360 Be. On agite et le mélange se décolore.
Cette décoloration est due à la formation d'acide hydrosulfurcux résultant de l’action de l'acide formique sur le bisulfite de soude et caractérise par conséquent la présence de cet acide (85).
PS se Caractérisation de l’eau.
Il semble assez logique que dans cette”portion de P. E. égal à 100, on doive trouver une grande quantité d’eau, cependant comme nous sommes en présence de produits ayant été obtenus par distillation dans le vide, de sciure rigoureusement déshydratée et que, par conséquent, l’eau qui se trouve dans les goudrons ne préexistait pas dans le bois et ne s’est formée qu’au cours de la pyrogénation, la preuve certaine de sa présence offre un grand intérêt.
On prend 8 grammes de produit B, on y ajoute du carbonate de soude anhydre jusqu’àcessation de l’effervescence, on vérifie l’alcalinité de la solution à l’aide d’un papier de tournesol. La solution ainsi neutralisée est introduite dans un petit ballon à distiller. On distille lentement. Le P. E. est sensiblement de 1000 (compte tenu de la pression). On rejette les 2 premiers centimètres cubes de distillat et on recueille les 3 suivants dans un tube à essais.
On place juste au milieu de ce tube,"à l’aide d’un bouchon, un thermomètre de telle façon que le réservoir arrive à quelques millimètres du fond mais soit cependant complètement recouvert de liquide. On plonge le tout dans un mélange de glace et de sel ; le liquide contenu dans le tube se prend en masse. On retire le système du mélange réfrigérant et attend quelques minutes ; on peut alors facilement retirer du tube et suspendre à un support le thermomètre dont le réservoir est complètement entouré de produit solidifié. La température de fusion est celle qu’indique le thermomètre quand le petit bloc glisse et se détache du réservoir.
Avec le liquide étudié le point de fusion était de zéro degré. Dans les mêmes conditions on obtient un résultat comparable avec de l’eau distillée.
Comme identification de l’eau ceci est suffisant : cependant, pour plus de certitude, j'ai fait l'essai suivant :
Un centimètre cube de liquide précédemment congelé est recueilli dans un tube à essai dans lequel on ajoute 0 gr. 3 d’alun déshydraté et on place au bain-marie jusqu’à complète dissolution, ce qui se produit rapidement.
‘On laisse refroidir lentement et on obtient à froid de magnifiques cristaux du système cubique, caractéristiques de l’alun cristallisé.
LPS
7 On peut donc avec certitude affirmer la présence de l’eau, seul liquide pouvant satisfaire À ces trois conditions : donner des aluns cristallisés, PE — 1009. PF = 0°.
On aurait pu encore prouver la présence de l’eau en décompodant dans un eudiomètre le liquide étudié par le courant électrique.
PRODUIT B
Essais quanlilalifs
Nous avons donc identifié dans ce produit le méthanal, le méthanol, les acides acétique et formique, l’eau, des traces d'acétone et de furfurol. :
Pour ces dosages, nous avons réservé 80 grammes occupant un volume de 75 cc. 8.
Dosage du formol.
On opère comme pour la portion A et par la même méthode. On ajoute la quantité de formol trouvée dans le barboteur (voir page 54). Formol total pour B : 6 gr. 3.
Dosage de l’alcool méthylique.
10 centimètres cubes de B sont neutralisés, traités par l’eau oxygénée en milieu alcalin afin d’oxyder le formol. On distille à sec après neutralisation. Le distillat est étendu à 100 centimètres cubes. On vérifie l'absence d’aldéhyde puis on dose l’alcool comme dans le ballon n° 1 par colorimétrie. Totalité pour B : 0 gr, 5.
Dosage de l’acétone.
On prélève 10 centimètres cubes du distillat précédent ; on traite par le réactif de Legal (voir page 46) ; on compare au colorimèêtre de Dubosc la coloration obtenue avec celle donnée par une solution témoin, au 1/1000 en volume, traitée simultanément et pareillement.
On constate que la solution inconnue contient sensiblement deux fois plus d’acétone, d’où la présence dans la totalité de B de 0 gr. 2 d’acétone.
Dosage des acides.
10 centimètres cubes de B sont neutralisés par 57 ce: 05 de soude N. On évapore à sec, on libère les acides et on distille comme