‹ Recherches sur la réduction des composés nitrosés du Ruthénium et de l'OsmiumChapitre 5 sur 23 · II. — Dosage de l’asote · texte numérisé non relu

II. — Dosage de l’asote

Les composés que j'ai étudiés contiennent tous de l’azote, mais cet azote y entre, suivant les cas, soit dans un groupement hydrogéné (azote ammoniacal), soit dans un groupement oxygéné (azote nitreux).

I. Dosage de l'azote ammoniacal. — L'azote ammoniacal a toujours été dosé par une analyse volumétrique à l’aide de l’appareil Schlæsing; Ja solution du composé est soumise à l’ébullition avec un excès de soude; le gaz ammoôniac se dégage et est absorbé par une solution titrée d’acide sulfurique ; un nouveau titrage de la solution acide quand le dégagement de gaz ammontiac est terminé fait connaitre le poids de l’acide sulfurique neutralisé et par suite le poids du gaz ammoniac dégagé.

IT. Dosage de l’azote nitreux. — l'azote nitreux a été dosé dans tous les cas en volume à l’état d'azote, en décomposant la matière par la chaleur et réduisant les composés oxygénés de l'azote qui se dégagent par le cuivre au rouge.

Cette opération exige des précautions différentes suivant que le composé étudié est un azotite complexe de ruthénium ou un sel haloïde complexe de ruthénium nitrosé.

1° Dans le cas d’un azotite, l'appareil se compose d’un tube en verre de Bohême de 60°" environ de longueur, à

RÉDUCTION DES COMPOSÉS NITROSÉS. ÿ,

parois épaisses, fermé à une extrémité et communiquant par l’autre extrémité avec une trompe à mercure de Schloesing accompagnée de son voluménomètre. On introduit au fond du tube la matière mélangée à un grand excès de cuivre fin, et d'acide tungstique destiné à assurer la décomposition complète des azotites alcalins; ce mélange doit occuper une assez grande longueur dans Le tube (20°" à 25% environ), afin de permettre une décomposition lente el progressive de la matière; le reste du tube est rempli de cuivre moyen bien tassé.

On fait d’abord le vide dans l'appareil, puis, après s'être assuré qu’il ne se produit pas de rentrées d’air, on porte au rouge la partie du tube contenant le cuivre moyen ; on chauffe ensuite lentement et progressivement la partie où se trouve Ja matière; celle-ci se décompose en dégageant des produits nitreux qui sont réduits par le cuivre à l'état d'azote. On extrait alors lentement ce gaz à l’aide de la trompe qui le fait passer dans le voluménomètre. La décomposition est terminée lorsque le vide se maintient dans le tube; il ne reste plus alors qu’à mesurer le volume de l’azote.

2° Dans le cas d’un sel haloïde complexe de ruthénium nitrosé, la décomposition complète est beaucoup plus facile; elle n’exige ni une température aussi élevée que dans le cas précédent, ni la présence de l’acide tungstique; mais la présence de l’hydrogène dans tous les composés que j'ai étudiés complique la question ; une partie de cet hydrogène peut en effet se dégager à l’état de gaz avec l'azote; pour éviter ce dégagement d'hydrogène il suffit de placer à la suite de la colonne de cuivre une colonne d'oxyde de cuivre. Quant à la matière, on peut la placer dans une nacelle au fond du tube; la décomposition étant complète à une température inférieure au rouge sombre, on n’a pas à craindre en effet de déformation du tube; on ne risque pas davantage qu'une partie des composés oxygénés de

l'azote échappe à la réduction par suite d’un passage trop rapide sur le cuivre, car grâce à la présence de l'hydrogène ces composés oxygénés de l’azote ne se forment qu'en très faible quantité; enfin l’emploi de la nacelle présente l'avantage de permettre de doser dans une mème opération l'azote, le ruthénium et le métal alcalin.

Dans tous les cas ce dosage de l'azote en volume m'a

donné de très bons résultats.

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