RESULTATS
Cicatrisation.
Reformation de Panus. — La régénération débute par une cicatrisation qui aboutit à la reformation de l'anus. Elle peut se réduire à cette première phase ; mais il est inexact et même singulier de dire avec RIEVEL (96), même pour la Régénération caudale, « qu’en règle » il en est ainsi, que c’est là le fait essentiel de la Régénération, dont le bourgeonnement ne seraitqu’unépiphénomène exceptionnel (voir [" partie).
La plaie commence par se resserrer. Que la section ait lieu par autotomie et alors en arrière des dissépiments, ou à un niveau quelconque, par la rétraction des muscles longitudinaux, la paroi du corps se recourbe en dedans, la paroi intestinale est tirée et retournée en dehors et elles viennent s’accoler l’une à l’autre; au milieu de la plaie l'intestin déborde, en un amas jaunâtre d’un tissu délicat : c’est probablement ce bouchon que les auteurs ont pris pour un tissu de fermeture, décrit d’ailleurs en général assez vaguement. — Cependant FRIEDLANDER (95), puis HESCHELER (98) avec plus de précision, signalent une grande abondance de cellules lymphatiques, le premier dans le cas de plaies latérales, le second à la suite d'amputation céphalique ; mais, pour le sectionnement caudal, je n’ai pas vu de trace de ces amibocytes. Il est possible cependant que les conditions soient assez différentes pour donner des résultats opposés: dans un sectionnement caudal, le segment sectionné se vide largement, et, surtout lorsque l’amputation est immédiatement suivie du traitement par le fixateur, les autres segments rejettent par leurs pores dorsaux la plus grande
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partie de leur contenu ; au contraire, dans une plaie latérale étroite, les éléments peuvent adhérer à l’orifice, et pour la tête l’état plus incomplet des cloisons de cette région peut permettre l’afflux plus prolongé du liquide cavitaire. Il n’en est pas moins vrai que l'absence des amibocytes dans le cas de mes observations démontre que tout au moins ils ne sont pas indispensables à la cicatrisation, quoique dans d'autres cas ils puissent être mécaniquement très utiles. — Peu à peu les bords du bouchon se régularisent par la désagrégation des lambeaux ; grâce à la contraction des muscles
F1G. 3. — Cicatrice de Nephthys:
par la constriction des
circulaires, la surface de la plaie se parois du corps, la plaie réduit jusqu’à ne plus paraître qu’au est réduite à une bouton-
, S Ab : nière jaunâtre formée par centre de l'extrémité plus ou moins NUE ENT RSR ombiliquée, où l'orifice est obstruë touré d'un liseré rouge (fig. 3). vasculaire. — X 20.
La question de la fermeture préalable et de la reconstitution de l’orifice est très discutée. Pour la plupart des auteurs, RANDOLPH (92) chez Lumbricus et Lumbriculus, v. WAGNER (93) (rapportant les observations de L. ScHMIDT pour ce qui a trait à la régénération caudale) chez Lumbriculus, Rievez (96) chez Allolobophora fœtida, AU. terrestris, Lumbricus rubellus, Naïs proboscidea, Ophryotrocha puerilis, HEPKE (96, 97) chez des Naïdiens, à la plaie succéderail une cicatrice complète, dans laquelle s'ouvrirait ultérieurement un anus : ainsi l'ouverture due à la section, à la suite du recouvrement de la phie par l'extension d’un nouvel épiderme, se fermerait par rapprochement des bords respectivement dans la paroi du corps et dans la paroi intestinale, parois aveugles et comprenant entre elles le tissu cicatriciel et bientôt (HEPKE) un cordon produit par prolifération ectodermique et qui commence déjà à se creuser ; puis, par le rapprochement des deux parois (voir plus loin pour la question de l’invagination), et par rupture au point de contact, l'anus serait rétabli. Dans mes notes antérieures (96, 97) j'ai formulé une conclusion différente : l’orrfice intestinal, dû à la section du tube digestif, reste organiquement ouvert et forme l'anus, autrement dit la ccatrisalion s'établit simplement par la rencontre et la soudure des deux parois somatique et splanchnique. C’est ce que PRuvor (90) avait déjà indiqué en