‹ Recherches sur la religion des MalabarsChapitre 29 sur 75 · CHAPITRE Il · texte numérisé non relu

CHAPITRE Il

Institution du sacerdoce des brahmanes.

C'est, on l’a déjà observé, la croyance des brahmanes et des Malabars, que le dieu Brahmà fit sortir les brahmanes de sa bouche, les institua comme ses successeurs et les héritiers de son sacerdoce , et accorda à eux seuls le droit de porter le cordon yakiyopavidam et le koudoumbi , en observant certaines cérémonies prescrites par la loi. Quand il naït un enfant mâle dans la caste des brahmanes, on célèbre la cérémonie religieuse du yätakarmam le jour même de la naissance de l’enfant; l'intention de cette cérémonie est de le déclarer né brahmane. Le onzième jour , on célèbre d’autres sacrifices et on lui donne un nom, qui est toujours celui de quelque dieu ; cette cérémonie s'appelle rémakarmam. Cent cinq jours après la naissance a lieu le choüläkarmam (5), qui consiste

(1) L'auteur cite ici quelques passages d’un ouvrage du P. J. de Britto sur la religion et les mœurs des Indiens ; j'ai supprimé

ces extraits qui ne présentaient aucun fait nouveau. L'ouvrage du P. J. de Britto a d’ailleurs été intégralement publié à Lisbonne il y a quelques années. E. J.

(2) Il est cependant certain que les parias ne peuvent pénétrer dans aucun temple, pas même dans celui de leur divinité protectrice , Mériyammai ; on expose à la porte du temple la partie qu’il leur est permis d’adorer de cette divinité, qui semble néanmoins avoir été créée pour eux comme une compensation : voyez la feuille 1 de la xx1° livr. de l’Inde Française. E. J.

(3) En sanskrit échodäkarman ou tchodläkarman. Ge passage présente quelques difficultés. Le 1chotläkärya est proprement la cérémonie de la tonsure. L’acte de percer Les oreilles pour les préparer à recevoir des anneaux ou des pendants est simplement accessoire; cet acte ne parait même avoir un caractère religieux que dans un seul cas, lorsqu’à la naissance d’un troisième fils , on perce les oreilles des trois enfants, afin d’écarter les influences de l’envie qui menacent l’un d’eux d’une mort

à percer les oreilles de l’enfant , et à faire des sacrifices pour le préserver de toutes les mauvaises influences des planètes. À sept ans on le fait brahmatchärt (1). À douze ans on lui confère le sacerdoce et on le marie. Ainsi les brahmanes prennent deux ordres pour arriver à la plénitude de leur sacerdoce; ce sacerdoce , exclusivement réservé à la tribu brahmanique, se transmet de père en fils...

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