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seillés dans cette vue, comme la pince à faux germe de Levret, je n’en ai jamais tenté l'emploi, que je regarde comme #npossible dans le cas d'occlusion complète, comme inulile dès que le col de la matrice est ouvert, et comme toujours dangereux ; tout au plus doit-on se permettre, ainsi que Je l'ai exécuté plusieurs fois, d’atürer le placenta lorsqu'il est détaché et qu'il se présente à l’orifice ramoll et bien ouvert: deux doigts suffisent pour cette opéraüon. » Et n'ignorant pas les dangers des instruments plus ou moins mal employés, elle ajoute : &et on ne risque pas (en agissant comme on vient de le dire) de rompre le délivre et d’en laisser dans l’utérus une portion plus difficile à extraire par cela même qu'elle est plus petute et qu'elle offre moins de prise aux efforts de la matrice. » Me Boivin (1) est du même avis que son illustre devancière, mais formule son opinion d’une façon toute différente. Nous lisons : « laisser sortir l'œuf entier, si cela est possible : si les membranes se rompent et qu'il survienne une hémorragie, ce qui est normal, appliquer un tampon. — Si l’hémorragie devient mquiétante, extraire le placenta, mais avec les doigts ». Malgré l’ur-
gence, son intervention est, on le voit, bien timide.
Une appréciation bien nette est celle de Capuron (2)
qui prétend que « dans aucun cas le salut des femmes n'est désespéré parce que le délivre est retenu ». C’est une opinion bien franche mais nous devons faire remarquer
(1) Mme Borvin. Mémorial des accouchements, 1836. (2) Carurow. Cours théorique et pratique d'accouchement (1828).
un, —
qu'il ne nous dit pas pourquoi dans ce cas il n ya pas de danger à la suite de cette rétention. Il y à, ce nous semble, ici, un peu trop d'optimisme.
Le P° Moreau (1) se vantait d'avoir toujours été parsan de l’expectation : € J'ai su attendre », disait-il; et c était là toute sa pratique et toute sa doctrine thérapeulique.
Enfin Jacquemier (2), à la même époque. est partisan
convaineu de l'intervention et la pousse jusqu'à proposer de rompre les membranes : dans les cas où le travail abortif est languissant, il conseille en outre de procéder à l’extraction du délivre en dilatant mécaniquement l’orifice interne
du col. #
On vient de voir par ce long exposé des théories et doctrines des anciens que les accoucheurs jusqu'au commencément de ce siècle se sont surtout préoccupés dans leurs discussions et ouvrages du point de vue pratique
Ke du traitement.
- Henest de même parmi les auteurs modernes, mais = les dissentiments sont encore plus marqués entre les interventionnistes, d’une part, et les partisans de l’expectation, de l’autre. Ainsi toutes les divergences d'opinions et les différences de vues des anciens se retrouvent encore
de nos jours.
(1) Moreau. Traité pratique d'accouchements (1846). : . (2) Jacquemier. Manuel des accouchements. Paris (1846), tome I,
+ peer:
PUIS O Loue
Au commencement de ce siècle, la méthode d'intervention semble être en honneur, surtout à l'étranger. L'Allemagne lui fournit ses plus fervents admirateurs. Viennent ensuite l'Angleterre, l'Amérique, la France, etc. mais plus on va, plus cette méthode rencontre à côté de ses partisans des adversaires sérieux et autorisés en nombre à peu près égal.
Nous allons analyser successivement les diverses théories et méthodes des auteurs qui, ces derniers temps, ont illustré la science des accouchements.
En France, H. Chaiïlly, dans son frailé pralique de l’art des accouchements, est convaincu de la nécessité de l'intervention.
Les injections vaginales et antiseptiques ne suffisent pas pour arrêter la résorption putride du placenta.
On doit recourir ‘sans hésitation au seigle ergoté et à la curette de Récamier.
Cazsaux (1) n’est pas du même avis au point de vue de l’action du seigle ergoté : &« C’est un moyen, en effet, dit-il, auquel il faut avoir recours mais sur lequel cependant il ne faut pas trop compter. »
S'il n'y a pas de danger urgent, pour lui il est bien préférable et plus pratique & d'attendre et de bien se garder de vouloir extraire immédiatement le placenta ».
Cazeaux montre ensuite que dans la fausse couche se présentent de nombreux obstacles à l'issue du délivre : la
(x) Cazraux. Traité de l'art des accouchements, revu par Tarnier, 1870, pages 78 et suivantes.