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forme cylindrique du canal cervical, la rigidité de ses parois, le volume exagéré du placenta, ete.
Ce sont là autant de raisons qu'il fait valoir pour conseiller d'attendre et de ne pas intervenir.
Nous arrêtons là nos citations d'auteurs français ;: nous développerons plus longuement leurs théories en faisant en détail l'analyse et l'exposé des diverses méthodes d’expectation ou d'intervention, et nous terminerons ces esquisses historiques en donnant les diverses opinions des auteurs étrangers et en faisant aussi succinctement que possible la discussion et la critique de leurs différentes théories. s
A l'étranger. — Au commencement de ce siècle, c'est en Allemagne que la méthode d'intervention est le
plus en honneur. k
Pour les accoucheurs allemands de cette époque, 1l ; semble en effet dangereux, el © est pour eux un principe, d'abandonner un placenta et des membranes dans l’utérus, aussi, peut-on facilement s’en débarrasser grâce à
l’antisepsie qui permet d'extraire le délivre à l’aide de tout
espèce de moyen : grattage, curage, curettage, etc.
Ces principes, on va le voir, se trouvent soutenus dans leurs diverses méthodes. | ï |
Osiander (1 ) est un des plus ‘énergiques partisans de lk action, del intervention mère en l'absence de tout symp-
tôme. Dans ses ouvrages il conseille avec conviction 1 enlè-
(1) Osranper. Ursachen und Hülfanzeigen der unregelmassigen Geburt, 2e édit., page 448.
« == "po vement des restes de l'œuf après l'avortement, avec cette réserve toutefois que dans certains cas l’urgence n’est pas absolue : € parce que le placenta ne peut se résorber, et qu'il craint plus d'ouvrir le col de force que de laisser de ces débris dans l’intérieur ».
E. Marün (1) et Duvullus sont aussi partisans de la méthode active. Ils veulent que l’on intervienne dès que l'avortement est commencé. Inutile pour eux d'attendre l expulsion du fœtus qu'on peutau besoin extraire de force, parfois même en morceaux.
Scanzoni (2) recommande de ne pas extraire l'œuf en morceaux, mais de faire tous ses efforts pour l'avoir en enter. Pour lui le procédé de choix est l'extraction manuelle à condition que le col soit assez dilaté. On introduira deux doigts dans l'utérus, et sion ne réussit pas à extraire le placenta on emploiera la curette.
Si l’œuf est rompu, il sera bon de saisir la partie qui se présente, et d'extraire ce que l’on pourra.
Cet auteur considère l’ergot de seigle commeun médicament précieux.
J. Veit (3) n'hésite pas. Pour lui il faut extraire le placenta rapidement. Si le col est fermé, 1l faut le dilater avec uneéponge préparée. On n’emploiera pas le tampon, parce que, dit-il, & il est peu certain, désagréable pour les malades, et n’est pas sans danger à cause de la putréfaction ».
(1) E. Marin. Monatschrift, Bd. 14, p. 181
(2) Scawzoxr. Geburtshülfe, 3e édit., 1855.
(3) J. Verr. Die Therapie der Verhaltung von ee (Arch. f: Gyn., LS A
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