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NTI, qu'on le laisse trop longtemps : la rétention d'urine, l'arrêt des matières fécales, etc.
Son opinion nous semble bien pessimiste.
De Coste (dans sa thèse de Montpellier, 1896) recommande de n employer le tampon qu'au pis-aller, lorsqu'on ne pourra pas faire autre chose et que tous les autres moyens auront échoué. Il servira surtout en cas d'urgence comme tampon d'attente en quelque sorte permettant de faire les préparatifs d’une médication plus active.
Les adversaires du tamponnement disent encore que la femme ne peut pas toujours supporter le tamponnement assez longtemps pour parer efficacement aux accidents hémorragiques qui reparaissent de plus belle une fois qu'il
a été enlevé. Disons enfin avec eux que le tamponnement,
comme nous l'avons vu plus haut, est une cause d’infecton lorsqu'il a été fait sans aucune précaution antiseptique et qu'il est souvent insuffisant pour combattre l’hémorragie et qu'il faut recourir à d’autres procédés (voir observations).
Pinard et ses élèves le rejettent à cause des dangers d'in-
- fection qu'il peut occasionner.
Quelques auteurs, en présence de certains cas où le tam-
ponnement vaginal était resté sans succès, ont préféré
s'adresser au tamponnemént intra-utérin pour combattre
l’hémorragie.
Nous avons vu dans l'exposé historique que Dührssen l'avait préconisé : Van Aubel (Belgique), Auvard (1) Frai-
(1) Auvar». In travaux d'obstét., t. Il, p. 140. (2) Rorann. Archives de tocologie, 1890.
(3) Auteurs cités par Lucas, loc. cit.
7, Corome8y. Pattes
pont, Roland (2) et Oui (3) en France en avaient montré de beaux résultats, le préférant au tamponnement vaginal.
Pour que ce tamponnement puisse être fait, il faut que le col soit dilaté suffisamment et il est justiciable des mêmes reproches que le tamponnement vaginal.
. Pour Tarnier, le tamponnement n'est pas un procédé infaillible, parfois même il a été suivi de mort soit «par seplicémie, dit, soit par pénétration du sang ou de l’iodoforme dans les trompes et la cavité peritonéale ».
Rappelons à ce propos l'observation citée par Tarnier de M. Bar, où dans un tamponnement à l'iodoforme pour hémorragie du post partum, on trouva à l’autopsie des cristaux d’iodoforme dans toute la longueur de la trompe. Citons en terminant l'opinion de MM. Chaleix-Vivie et Audebert (1) qui conseillent à la suite du curage digital ou instrumental, le tamiponnement de l'utérus qui sera le seul moyen, pour eux, de mettre la malade à l'abri de la possibilité d’une hémorragie soudaine et parfois pleine de dangers. Ce traitement est pour eux facile et d’une prophylaxie parfaite.
Inutile d'indiquer ici la technique du tamponnement que l’on trouve exposée dans tous les traités d’accouchement.
Disons, comme conclusions à ce long chapitre, que le tamponnement vaginal est précieux dans certains cas d’ur- ‘gence car la plupart du temps il donne une hémostase immédiate. Presque tous les reproches qu’on lui a adressés et que nous avons exposés ici tombent d'eux-mêmes si
(1) Cnazærx-Vivre-Aupegerr, loc. cit.
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l'on a soin de faire un tamponnement à peu près parfait et complet, accompagné des précautions antiseptiques les plus rigoureuses. Nous aurons ainsi un excellent moyen d'urgence nous permettant de préparer une médication plus radicale en cas de retour d'accidents.
Nous donnons ici deux observations dans lesquelles le tamponnement a été employé. On voit que dans l’une il a réussi à faire cesser l’hémorragie et provoquer l'expulsion du délivre; dans l’autre il a été insuffisant pour empêcher
la septicémie et on a dû avoir recours au curettage utérin.
Avortement à 2 mois 1/2. — Rétention du délivre. — Hémor-
ragie, tamponnement. — Expulsion spontanée. — Le troisième jour, guérison.
Le 4 août 1892, on vient me chercher à 11 heures du soir, de la part de mon excellent et regretté maître le D' Battle, pour une de ses clientes, M®e Ch... domiciliée rue du Bayle.
Quatre grossesses antérieures, toutes terminées à terme par la naissance d'enfants vivants; la première remonte à 1874, la dernière date de 6 ans. — Santé habituelle bonne.
Dernières règles les 15-17 mai 1892.
Le 4 août, course asssez fatigante dans une voiture mal suspendue. Le soir, à 6 heures, en rentrant chez élle, Mme Ch... ressent des douleurs dans les reins et le bas-ventre; à 9 heures et demie du soir, elle commence à perdre assez abondamment.
Quand je la vis deux heures plus tard, je la trouvai littéralement baignée dans le sang. Faiblesse et pâleur extrêmes ; syncope après mon arrivée. Par le toucher vaginal je sens l’orifice externe du col ouvert et à travers, faisant saillie, une petite portion de l'œuf. Il me fut impossible de découvrir l'embryon parmi