‹ Recherches sur la Rétention du Placenta dans l'AvortementChapitre 36 sur 47 · LS · texte numérisé non relu

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3 avril. — Perte complètement arrêtée. Aucune odeur.

La malade ne ressent plus aucune douleur et attend avec impatience l'autorisation de sortir de l'hôpital.

Elle part guérie le 8 avril, une semaine après l'intervention. (Tirée de Audebert. Traitement de l'infection puerpérale postaborlive, 1890).

$ VIII. — Curettage.

SOMMAIRE : Tous les autres procédés d'intervention ont échoué. — Reste le curettage. — Évolution de cettè méthode. -— Ses succès. — But du cu- rettage. — Son principe. — Faire un emploi raisonné et prudent de la curette. — Crilique. — Reproches adressés : Provoque des hémorragies. — Discussion. — Comment agir en cas d'accidents. — Perforation de l'utérus. — Ses causes. — Les conditions qui la favorisent. — Innocuité de la perforation. — Exemples. — Dangers. — Remèdes. — Le curettage est une opération incomplète. — Critique — Moyens de l’éviter. — Il produit des accidents infectieux nouveaux. — Comment parer à cette éventualité. — Curette: instrument aveugle. — Discussion. —

Indications permettant d'agir avec certitude. — Conséquences lointaines du curettage. — Conclusions. — Observations.

Dans bien des cas tous les procédés que nous venons de décrire ont été insuffisants pour combattre et arrêter les accidents hémorragiques ou infectieux consécutifs à la rétention placentare, aussi faut-il avoir recours sans hésitation, dans ces cas, au protédé du curettage. Nous avons vu dans l’aperçu historique combien cette méthode était en honneur à l'étranger, nous avons analysé et critiqué les opinions de ses partisans, 1l nous reste ici à en exposer les avantages et les inconvénients, et enfin à en donner les différentes indications. Après être resté quelque temps dans 2 oubli. le procédé du curettage est revenu en faveur depuis surtout 1886, époque à laquelle M. Doleris fit paraître un important mémoire et développa ses idées à la Société d'Obstétrique etde Gynécologie, dans la séance du 11 mars SE 886. Aussi cette méthode tend-elle à se généraliser de plus

voquer des hémorragies.

en plus et il est des pays, comme la Suisse par exemple, où elle est exclusivement pratiquée. Le principe même sur lequel s'appuient toutes les théories des partisans de ce procédé a son point de départ dans cette idée qu'il était complètement inutile de laisser séjourner dans l'utérus un corps qui pouvait occasionner par sa décomposilion les accidents terribles de l'infection purulente et de lhémorragie et qu'on pouvait facilement, grâce à l’antisepsie, sans danger pour la malade, la mettre à l'abri de toutes ces com-

phcations. Pour eux le curettage seul pourrait débarrasser

la cavité utérine de tous les éléments placentaires en voie

de décomposition en détruisant le point d'origine, le foyer

de toutes les colonies microbiennes qui en avaient fait leur

séjour d'élection.

La curette imaginée par Récamier dans le but d'extraire des débris fongueux venant de l'utérus a été em-

ployée, nous l'avons vu, dans l’endométrite puerpérale,

‘dans la rétention placentaire et dans beaucoup d’autres

cas où elle a donné de magnifiques succès. C’est ce qui

explique, un peu, l'engouement dont à l'heure actuelle le

‘curettage est l’objet et nous devons nous mettre en garde

contre ces tendances actuelles et faire de la curette un

emploi modéré et prudent. Ce procédé d'intervention est

\ loin d’être sans dangers et les résultats n’en sont pas tou-

jours heureux, car dans bien des cas on:a eu à déplorer ; des accidents parfois mortels.

Aussi a-t-on fait au curettage de nombreuses objec-

“fonsi! : LM

Le premier reproche qu'on lui a adressé est de pro-

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