‹ Recherches sur la Rétention du Placenta dans l'AvortementChapitre 39 sur 47 · RO A00 PE · texte numérisé non relu

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tats qui en ont élé la conséquence. M. Scayk, de son côté, raconte qu’à la suite de la lecture du mémoire de M. Doleris il a essayé la méthode de l’écouvillonnage. « Je compte aujourd’hui, a-t-1l dit, sept cas dont le premier dans des conditions très graves et J'ai eu sept succès complets. Je ne suis intervenu que pour arrêter les hémorragies inquiétantes qui ont toujours cessé immédiatement el je n'ai pas cons-

taté encore le moindre accident. » Il considère comme

. conclusion l’écouvillonnage comme une méthode précieuse

et exemple de tout danger.

Enfin M. Miraschi rapporte de nombreuses observations où il n’a relevé qu’un seul insuccès. En 1887 il a obtenu sur 16 cas traités 16 guérisons ; en 1888 1l relate encore 38 cas d’écouvillonnage pour rétention de délivre post abortum avec complications hémorragiques ou septicémiques et symptômes généraux ou locaux menaçants. Il a obtenu 37 succès. Le cas de mort a été dû à une intervention trop tardive. Aussi considère-t-1l l’écouvillonnage comme un procédé excellent. Il va même jusqu’à affirmer qu'un écouvillon bien fait est moins dangereux qu'une injection intra-utérine. Il est toujours plus efficace.

En France les parüsans de l’écouvillonnage sont nombreux et nous croyons inutile de rapporter ici leurs observations et leurs manières de procéder que nous connaissons. Nous l'avons fait plus haut et toutes les opinions et modes opératoires peuvent se rapporter à ceux que nous venons de décrire. Quant à notre opinion personnelle, nous considérons l’écouvillonnage comme un excellent procédé, mais insuffisant par lui-même pour débarrasser l'utérus d’un placenta abortif entier ou même de débris volumi-

FAIT Ne

neux. On ne l’emploiera donc qu'à la suite d’une interven-

- tion digitale ou instrumentale, digitale. de préférence, comme complément de cette intervention et l’on obliendra de cette médicalion d'excellents résultats, si l’on ne néglige pas les règles de la plus sévère antisepsie.

Dans bien des cas urgents l’on n'aura pas sous la main d'écouvillons aseptiques, stérilisés ; on pourra alors avantageusement employer de minces tampons de ouate hydrophile enroulés autour de tiges métalliques ou de pinces passées à la flamme. Ces tampons pourront être imprégnés : avec différentes substances : acide phénique en solution à 90 pour 1,000, liqueur de Van Swieten ou éther iodoformé. Nous préférons avec M. Doleris la glycérine créosotée au

tiers qui est un excellent hémostatique et antiseptique. Disons en terminant que l'on pourra employer le procédé de l’écouvillonnage seul dans certains cas de fausse couche ovulaire incomplète (1), lorsque les accidents ne présenteront pas un caractère menaçant. Dans ces cas, nous Conseillons de l’employer, et nous l’emploierons nous-mêmes, comme un moyen pratique et sans danger, persuadés

que cette intervention sera suivie des résultats les plus satisfaisants, comme dans l’observation que nous publions ci-dessous. se

OBSERVATION Avortement ovulaire. — Hémorragie.

Nous fûmes appelé, le 22 mai 1892, auprès d'une jeune

(x) Cnazæeix-Vivie-Aupeserr. Loc. cit.

à Ph

femme de bonne santé habituelle, ayant eu déjà deux grossesses normales. En avril, elle avait été réglée comme de coutume ; ce mois-là, elle avait mené une vie mondaine particulièrement active, bals, équitation, etc. Le 1°* mai, ayant passé une bonne partie de la journée à cheval, pour un rallye, elle perd un peu de sang; cette perte continue les jours suivants, s'accompagne de quelques coliques et devient le 5 mai très abondante. De gros caillots sont expulsés. Comme c'est à peu près l’époque des règles, on ne prend aucun souci de cet état de choses qui continue cependant.

Vers le 12 mai, la perte étant encore très prononcée, quoiqu'un peu atténuée, un médecin est appelé, 1l ne pratique pas d'examen gynécologique, d’ailleurs il n’y est nullement encouragé par la malade et l'entourage ; il prescrit de l’ergotine et du sulfate de quinine.

Nous sommes consulté le 22 mai; la malade est très faible, très pâle. Au cœur, existe un souffle doux, au premier temps et à la base. 1

Amaigrissement, pas d’appétit, abattement extrême. Pas de fièvre. Suintement sanguin vaginal continu, sang rougeâtre couleur de brique. Pas de mauvaise odeur. Aucune douleur abdominale. Col gros, entr'ouvert ; corps volumineux, mais ne dépassant pas le pubis. :

Nous faisons immédiatement un lavage utérin à la sonde de Segond ; l'utérus admet aisément la pénétration de cet instrument, puis un badigeonnage utérin léger à la glycérine créosotée au tiers, suivi d'un nouveau lavage utérin, À ce moment, en retirant la sonde dilatatrice de Segond, nous ramenons, pris dans les branches rapprochées de cette sonde, un fragment gros comme une aveline ayant l'aspect extérieur d’un caillot fibrineux. Petit tampon de gaze iodoformée dansle vagin,

Dès ce moment, la perte sanguine devient insignifiante.

Nous renouvelons le même traitement le lendemain et le sur-

lendemain ; dès lors, l'écoulement sanguin a disparu totalement, :

L Ne —

Peu de temps après, la malade se lève et reprend ses occupa- > tions. L'état général est redevenu excellent; ses règles se sont es montrés en Ulebs Se Re DER Lt examen histologique fait par M. le professeur Coyne Hndé PA 2 montré qu'il s'agissait ici d'une fausse couche de peu de jours probablement, vu la dernière apparition des règles. (D* Chaleix- Vivie. De la fausse couche ovulaire méconnue. Société d'obsté-

Li pe et de Henene de Bordeaux, 1h oct. 2898):

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