d'eau. ” DENSITÉ, SOLIDIFICATION
Eau de mer........
Chlorure de sodium
La règle de Despretz, confirmée par les expériences de Rüdorff, n’est cependant pas absolument rigoureuse, ainsi que cela résulte des expériences de M. de Coppet (Ann. de phys. et de ch. (4), t. XXIIT, p. 366) et de celles de M. Lecoq de Boisbaudran sur la sursaturation.
E. Variations du point d'ébullition. — Les sels dissous dans l'eau retardent son point d’ébullition, et cela d'autant plus que leur proportion est plus forte. Ainsi de l’eau contenant 0,1 ; 0,2; 0,3 ; 0,4 de sel marin bout à 101°,5; 103°,5; 103°,5 et 108. D'après Legrand, lorsque le liquide est saturé, la température ne varie plus pendant tout le temps que le sel se dépose ; il peut y avoir élévation de température avant que ce dépôt commence à s'effectuer, mais la température revient au point fixe, dès que la cristallisation se produit. Il résulte de ce fait que, lorsqu'on veut avoir la température d’ébullition d’une dissolution saline, on ne doit pas prendre celle à laquelle le sel commence à se déposer, mais celle qui a lieu pendant qu’il se dépose.
On a tiré un grand parti de cette variation du point d’ébullition des dissolutions salines, pour obtenir des bains à températures constantes. Voici, d’après Legrand, la température d'ébullition des principales solutions salines sursaturées (température du liquide).