D'ÉBULLITION
dans 100 p. d’eau.
Chlorure de sodium 41.2 10804 — de potassium 59: 108.3 — de baryum 60. 104.4
Carbonate de soude x 48.! 104.63
Phosphate de soude 112.6 106.6 Chlorate de potasse POLE SE 61. 104.2 224. 121 — d'ammoniaque Infini. 180 Chlorhydrate d’ammoniaque 88.9 qReS Chlorure de strontium 11125 ihirie de calcium 329 FRDEE Tartrate de potasse.......... 2962 114.6 Carbonate de soude 205 135 Nitrate de chaux......... 362 151 Acétate de soude 209 124.5 — de potasse 198. 169
Legrand a observé, et c'est un fait aujourd’hui bien connu de tous les chimistes, que l’ébullition d'une dissolution saline dans des vases de verre est d'abord régulière, mais qu’elle se fait ensuite par soubresauts, quand l'air dissous à été chassé. On peut régulariser cette ébullition, en ajoutant dans le vase en verre des parcelles métalliques ou des fragments de charbon de cornue.
F. Variations de la tension de vapeur. — La présence d’un sel en dissolulion dans un liquide diminue la tension de vapeur de ce liquide, ainsi que le démontrent les expériences de Regnault, et surtout celles de Wüllner rapportées (Ann. de phys. et de chim. (3), t. LIT, p. 499 ett. LV, p- 250).
Wülner a reconnu, en opérant sur un certain nombre de dissolutions variées et également concentrées, que la diminution de la tension de vapeur émise par une dissolution est exactement proportionnelle à la quantité de sel dissous par un poids d'eau constant. D'après cet expérimentateur, chaque unité de poids d’un sel dissous dans 100 parties d’eau amène dans la tension de la vapeur d’eau / les diminutions P suivantes :
P — 0,00601 / pour le chlorure de sodium.
P — 0,00236/ pour le sulfate de soude.
P — 0,00383 f — 0,000001902? pour le sulfate de potasse. P—0,00196/+ 0,00000108/2 pour le nitrate de soude.
Remarquons, en passant, que c’est sur cette diminution de tension que Gay-Lussac s'est appuyé pour construire ses tables, appelées Tables de Gay-Lussae, et qui permettent de déterminer l’état hygrométrique de l'air, au moyen des indications données par l'hygromètre à cheveu.
Quant à la température de la vapeur émise par une dissolution saline, elle est toujours supérieure à 100°, mais elle n’atteint celle de la solution qu’au contact de celle-ci (Gay-Lussac, Faraday, Magnus).
G. Variations de l'indice de réfraction. — Biot et Arago ont formulé sur
est cons-
d tante, quelles que soient la température et la pression, étant l'indice el d la densité. Ce pouvoir réfringent se conserverait de même dans les
les indices des gaz une loi d’après laquelle l'expression
mélanges.
. « , . n — 1 ; A Aujourd’hui, c’est la constance de l'expression —— qui paraît démon-
trée ; dans tous les cas, la valeur n — 1 se rapproche beaucoup de n? -—- 1 - pour les indices gazeux.
M. Fouqué a cherché à appliquer la loi de Biot et Arago aux solutions salines, etil a pu constater que, sur 123 solutions, 107 vérifient la loi. Pour 16 seulement, l'indice calculé d'après ce pouvoir réfringent différait de l'indice observé d’une quantité supérieure aux erreurs d'observation (Comptes rendus de l'Ac. des sciences, t. LXV, p. 121).
Depuis les travaux de Gladstone, Dale, Landolt, Wüllner, rapportés dans le Dictionnaire de Würtz, t. IL, première partie, article LUMJÈRE, p. 240 et suivantes, on admet, pour les solutions salines comme pour les gaz, la constance de l'expression —. Les solutions de sel ammoniac et de
chlorure de lithium sont les seules qui aient un pouvoir réfringent plus grand que celui de l’eau.
H. Variations du pouvoir rotatoire. — Le pouvoir rotatoire peut ne pas être altéré dans les dissolutions, et c'est sur la constance du coefficient [«], constatée par Biot dans les solutions de sucre, qu'a été basée la for-
, mines A mule suivante, employée en saccharimétrie [a] — “
Voir à ce sujet : Buignet, Manipulations de physique, p. 458.
Wäürtz, Dictionnaire de chimie, article Lumière, t. Il, 4° partie, p. 252. Mais la valeur de [x] n’est généralement pas constante; elle peut augmenter ou diminuer, de telle sorte qu’il est impossible de pouvoir déterminer le pouvoir rotatoire des substances actives au moyen de la formule or
. . aN :
dinaire [x] —;,, parce que cette formule suppose que ce pouvoir rota-
toire possède une valeur fixe et indépendante des conditions particulières dans lesquelles il est obtenu; orily a de nombreuses réserves à faire à ce sujet.
Biot avait déjà signalé une exception remarquable fournie par l'acide tartrique et particulièrement étudiée depuis par M. Pasteur; mais la même exception s’est reproduite depuis à l'égard de plusieurs autres substances, telles que le sucre interverti (Jodin, Comptes rendus de l’Acad. des se., t. LVIIT, p. 613), les alcaloïdes (Bouchardat, Bulletin de la Sociélc chimique, t. XX; Hesse, Bulletin de la Société chimique, t. XX), le camphre (de Montgolfier, Bulletin de la Société chimique, t. XXII, année 1874, p. 417).
Tout récemment, M. Oudemans (Journ. de pharm. et de chim., 4° série, t. XVIIL, p. 251, année 1873, traduction des Archives néerlandaises, t. LVIII, p. 613) a généralisé ces observations, et des nombreuses ex-
périences qu'il a faites, il résulte que le pouvorr rotaloire des substances actives varie, non seulement avee la nature du dissolvant, mais encore avec le degré de concentration de la liqueur. Le résultat est surtout manifeste pour la brucine, et la différence est telle, que le pouvoir rolatoire s'est trouvé représenté par — 85° ou par — 197°, suivant que l’alcaloïde était dissous dans l'alcool ou le chloroforme.
Dans ses études sur les variations du pouvoir rotaloire, M. Oudemans a reconnu, en outre, que l'influence exercée par un mélange de deux véhicules inactifs n’était pas en rapport avec celles qui auraient été présentées par les deux liquides.
Les faits observés par M. Oudemans sont nombreux et intéressants. Ils montrent, dit Buignet, quels soins il est nécessaire d'apporter dans la détermination du pouvoir rotatoire, et combien il importe de purifier les liquides employés comme dissolvants. Ils montrent en outre, cela soit dil en passant, combien sont incertains les procédés de dosage que l’on serait tenté d'appliquer aux alcaloïdes contenus dans les substances naturelles, en prenant pour base la propriété optique qui leur appartient.
I. Variations des actions capillaires. — À part les dissolutions de chlorure de lithium et de chlorhydrate d’ammoniaque qui, chose remarquable, ont un pouvoir réfringent plus grand que celui de l’eau, toutes les solutions salines ne s'élèvent pas plus haut que l’eau dans les tubes capillaires,
M. Baliginski a déterminé ce qu'il appelle {a constante de capillarité d'un sel C, en multipliant la hauteur à laquelle une solution saline s'élève dans un tube donné par la densité de cette solution à la même température. Cette constante C croît proportionnellement à la quantité de sel contenue dans 400 parties de la liqueur (p).
En prenant la constante de capillarité de l’eau à 100, on a
C— 100 (1 + kp)
K est égal à 0,1628 pour le salpêtre; à 0,3995 pour le chlorhydrate d'ammoniaque, etc., etc. Voir: Ann. de phys. et de chim. (4), Lt. XV, p. 505.
Des recherches de M. Valson, rapportées Comptes rendus de l'Ac. des sc. t. LXX, p.1042 et LXXIV,p. 103), il résulte que les constantes capillaires sont en relation très simple avecle poids moléculaire. L'énoncé de cette règle est tout à fait semblable à celle employée par M. Valson pour calculer les densités des solutions équivalentes ; il était donc facile de prévoir que le produit des hauteurs capillaires par les densités des solutions équivalentes devait être constant; c'est en effet ce qui a lieu d’une façon approchée.