ANIMAUX VERTÉBRÉS
ATBC MJBB SZOaQaBI«BTTEfl.
AYBC I.BS moM^JoaqmB,
l"" STHtniB. — Analogie complète, puisque toutes les parties , a l'exception des médianes, sont paires et que les membres sont toujours bisëriës, latéraux et nullement tentaculaires. Le corps se diTise en trois portions principales, parmi lesquelles il existe toujours une tète distincte et pourrue des organes des sens 5
t"* MoTiLRÉ. — Analogie complète, puisque l'appareil de locomotion des exosquelettés est formé , comme celui des yertébrés , de deux systèmes d'organes , l'un actif et l'autre passif, et que la force de leurs mouvemens est aussi grande ou même surpasse celle des ver* tébrés. De part et d'autre les membres sont articulés ; ils soutiennent le corps et sont susceptibles d'exécuter la marche, le saut , le toI , de nager , de fouir.
Ces membres sont composés de pièces distinctes et en nombre déterminé : on y troure une hanche , une cuisse , une jambe , un tarse dont l'extrémité , composée d'articulations phalangiennes , se termine souvent par des ongles • . • 5
P STHÉTin. — Analogie mélangée, puisque les membres des mollusques sont rayonnes, tentaculaires , et non pairs comme dans les yertébrés , tandis que le tronc , qui est parfois symétrique , affecte le plus souvent une disposition paire. Les trois portions principales du corps n'existent presque jamais; la tète est souvent nulle et très-rarement distincte. 3
S* MoTTLiTi. — Aucune analogie , puisque chez les mollusques il n'existe aucun organe passif de locomotion, que, par conséquent , ils sont dépourvus de leviers articulés, composés de pièces distinctes et que ches eux la motilité s'opère par une incurvation générale ; aussi sont-ils incapables d'exécuter le vol, le saut, ni même une véritable marche régulière , et les membres , quand ils en ont, n'o£Brent aucune des parties principales des vertébrés. Les plus parfaits ne font que se traîner péniblement à l'aide de leurs tentacules ; d'autres nagent vaguement ou bien rampent sur le ventre ; d'autres enfin sont dépourvus de tout appareil locomoteur.
tia
3^ Ststèmi dikhiqvi. — Chez les exosqaelettës, le système dermique s'est consolidé en squelette donnant appui aux muscles et devenant ainsi la partie passive de la locomotion, ce qui est rinverse des animaux vertèbres, où le système musculaire est détaché du système dermique. On retrouve cependant chez les exosquelettés un épiderme distinct et un système pileux très-fréquent , d'où résulte une analogie éloignée avec le système dermique des vertébrés • . 1
4® Stst. HuscriAni» — Sous le rapport de ce système 9 il y a analogie complète entre les exoscjuelettés et les vertébrés , puisque les muscles sont parfaitement distincts les uns des autres et insérés sur le squelette. Chez les exosquelettés j ils sont composés, comme chez les vertébrés , de deux parties principales, les muscles proprement dits et les tendons : les premiers sont insérés au squelette par l'intermédiaire des seconds. Les muscles sont formés de fibres et de fibrilles; les tendons présentent absolument la même forme ; ils offirent la même disposition et les mêmes modifications que chez les vertébrés ; on y trouve toujours des muscles extenseurs et fléchisseurs pour chacjue mouvement •..,..,.,. 5
5" Stst. squelittbhx,. — De part et d'autre , il existe un squelette donnant attache aux tissus molluqueux et persistant à leur décomposition ; mais , chez les vertébrés , ce squelette in-
3<* Ststèhs deehiqvi. — Le système dermique des mollusques a conservé toute sa souplesse comme chez les vertébrés; mais répiderme est nul et le système pileux n'existe pas.. Le derme lui-même n'est pas distinct de la couche musculaire avec laquelle il est confondu et adhère tellement qu'il est impossible de l'en séparer. Ainsi le système dermique présente une analogie mélangée entre les mollusques et les vertébrés S
4<^ Stst. husculahi. — Sous le rapport de ce système , il n'existe qu'une analogie éloignée entre les vertébrés et les mollusques. Chez ces derniers , le système musculaire n'est à proprement parler qu'une dépendance de la peau , et même une modification de son tissu; les muscles, au lieu d'être distincts et séparés , forment une couche fibrilleuse , insérée sur toute la surface interne du derme , sans l'intermédiaire de tendons, et très-rarement ils sont distincts les uns des autres. Ainsi chez les mollusques , ce système n'est qu'ébauché et confondu. Jamais on n'y trouve de muscles extenseurs et fléchisseurs , et les mouvemens s'opèrent au moyen de la contraction ou du relâchement des parties musculaires. . 1
5^ Stst. squilittiux. — Aucune analogie entre les vertébrés et les mollusques , puisqu'il n'existe pas de squelette dans les mollusques . . . . . .
iid
tërieur est osseux, tandis qn^il estexté.
rieur ou cutané ches les exosquelettés.
Ghec les uns et les autres le système squeletteux forme deux séries distinctes j la oéphalique et la rachidienne , à chacune desquelles est igoutée une série complémentaire de segmens mo.
biles , ceux de la manducation , qui se rapportent à la série céphalique et ceux de la locomotion, qui se rattachent à la série rachidienne. Le squelette de4 exosquelettés représente donc le système yertébral des animaux supérieurs; comme lui, il est composé d'un nombre déterminé de pièces distinctes et soudées entre elles; on y observe toujours un crâne , un sternum , . une série de pièces centrales en arceau , représentant les yertèbres , ainsi que les principaux os des membres, une hanche, un trochanter, un fémur , un tibîa , un tarse terminé par des phalanges distinctes , dont la dernière est souvent munie d'ongles. Quant à sa composition intime , de part et d'autre chaque segment est formé de plusieurs lames très-minces et superposées. De l'ensemble de ces caractères résulte , entre les vertébrés et les exosquelettés , une analogie incomplète du système squeletteux ... 4
6<* Stst. cÉiiBio-sriNAL. — Aucune analogie avec les vertébrés, puisque les exosquelettés sont dépourvus d'axe cérébro-spinal
7® Stst. ifiavnx. — Le système nerveux des exosquelettés présente la plus
Tarn. FIL
6<* Stst. cSaisao-sriNAL. — Aucune analogie avec les vertébrés , puisque les .
mollusques sont dépourvus d*axe cérébro-spinal
7* Stst. kiaviox. — Le système nerveux des mollusques s'éloigne de celui
ii4
grande analogie de structure avec les cordons intervertébraux et les ganglions de la 5' paire des animaux yertëbrés ; il est réuni sur une ligne médiane en deux cordons longitudinaux , ayant une tendance marquée a se concentrer en cordon unique, formant un axe nerveux interrompu dans toute sa longueur par une série de ganglions juxta-posés, sur lesquels s'insèrent les nerfs de la circonférence. Toujours il existe une cavité crânienne et un cerveau supérieur à l'œsophage , fournissant des nerfs aux organes des sens , et correspondant aux nerfs trijumeaux des animaux vertébrés ; mais à l'exception du cerveau, le système nerveux des exosquelettés est sous-œsophagien , et jamais il ne présente de croisement comme chez les vertébrés, en sorte que son analogie doit être considérée comme incomplète.
8<* Stst. iBSPiRÂToiBx. — Chcz les exosquelettés comme chez les vertébrés, il existe toujours un système respiratoire; les uns conune les autres inspirent et expirent continuellement, soit que la respiration s'opère par des poumons , des branchies ou des trachées. Gomme les voies aériennes des animaux supérieurs , les trachées, qui sont des poumons ramifiés, sont munies d*un filet cartilagineux roulé en spirale. 11 est difficile d'établir l'analogie du système respiratoire des exosqueletté.s trachéens avec les vertébrés, puisqu'il n'existe aucun de ces derniers à respiration trachéenne ; néanmoins on ne peut disconvenir que
des vertébrés par le défaut de concentra* tion. Réuni d'abord en collier cérébral, il est désuni dans tout le reste de son étendue , et , se composant de plusieurs masses éparses, disséminées dans les diverses parties du corps , il forme un double système nerveux , l'un pour la droite et l'autlre pour la gauche. Ce système , a peine sensible chez les acéphales, se perfectionne chezles céphalopodes où le ganglion cérébral est reçu dans un anneau cartilagineux , et fournit des nerfs pour les organes des sens. Jamais cepeûdant il ne parvient à former un * cordon unique, mais reste difios ^ et de même que dans les autres mollusques , il y a absence des ganglions sur les oordons nerveux. Aidsi l'analogie du syi^ tème nerveux des mollusques avec celui des vertébrés, ne peut être considérée que comme partielle 2
8<* Stst. eispiratoih. — Les mollusques comme les vertébrés ont toigours un système respiratoire , soit qu'ils respirent l'air ou l'eau. La respiration des espèces aquatiques a lieu par des bran* chies diversement constituées et dont le nombre est pair ou impair : mais ces branchies sont extérieures. Les espèces qui respirent l'air élastique , pré* sentent une cavité tapissée de vaisseaux sur lesquels l'air arrive par un trou lattéral ; on voit que cet appareil , nommé pneumo-branchie , par son imparité et sa structure , n'a qu'une analogie éloignée avec les poumons des animaux vertébrés ; cette analogie parait même
ii5
Tappareil respiratoire des insectes est porté au plus haut degré de déreloppement , et il est même démontré que l'aotivité de la respiration est plus grande chez eux que chez les reptiles. D'autre part , l'analogie de l'appareil respiratoire des crustacés et des arachnides avec les ▼ertéhrés ne saurait être douteuse. Chez le décapodes , qui jouissent de la propriété de respirer Tair et l'eau ^ les hranchies sont intérieures comme chez les poissons , et la respiration se fait au moyen du jeu des pièces buccales.
Ainsi 9 sous le rapport des fonctions du système respiratoire ^ il y a analogie complète entre les vertébrés et les exosquelettés ; mais cette analogie n'est que partielle sous le rapport de l'appareil.
En résumé donc, et prenant le terme moyen entre ces deux positions , nous Terrons que le système respiratoire pré-
sente une analogie mélangée entre les exosquelettés et les Tertébrés. ... 3
9^ Stst. GiEGVLATonu. — Los exosquelettés présentent toiyours une circulation plus ou moins complète, et les dilatations et contractions altematiiTes du .cœur s<mt aussi manifestes que chez les animaux yertébrés ; mais l'appareil circulatoire , au lieu d'aToir l'uniformité que l'on remarque chez les animaux yectébrés , offire au contraire des différences très-notables. Chez les crustacés et chez les arachnides pulmonaires la circulation est double et complète; il existe un cœur muni d'une oreiUettei de valmles et de vaisseaux artériels et Tei«
inférieure à ceHe du système trachéen des insectes par l'absence de trachée artère et de bronches. Ainsi , si , sons le rapport des fonctions respiratoires il y a analogie entre les animaux yertébrés et les mollusques, il est incontestable que cette analogie est mélangée sous le rapport de l'appareil. Par conséquent , nous considérerons comme inocmij^ète l'analogie du système respiratoire des mollusques et des animaux yertébrés •
9* Stst. gucciatoiii. -r^ Comme les yertébrés , les moUusques ont une circulati<»i complète distribuant le sang dans toutes les parties du corps. Chez eux il existe un cœur muni d'oreillette, de yentricule et quelquefois de yalynles; un système yasoniaire composé de vaisseaux artériels et veineux , et la drculatiou pulmonaire est distincte et fait un circuit à part , ce qui constitue une circulation double analogue à eelle des animaux vertébrés. Néanmoins le sang des molluaques est blanc et non rouge comme celui des vertébrés . . . .
neux. Au contraire ^ dans les espèces trachéennes, la circulation est réduite an dernier degré de simplicité , et son appareil ne consiste plus qu'en un cœur pluriloculaire sans oreillettes ni TBisseaux , mais dont les chambres , soumises à des contractions successiyes , Ter sent le sang dans une artère unique , en sorte que la circulation se réduit a une simple transfusion altematire du cœur dans le corps , et yioe-yersa. Le système circulatoire des animaux yertébrés s'éloigne donc totalement de celui des exosquelettés trachéens , tandis qu'au contraire il présente une analogie manifeste avec les exosquelettés pulmonés ou branchifères. Ainsi la classe des exosquelettés présente , sous le rapport du système circulatoire , une analogie mélangée avec celle des animaux vertébrés 3
10^ Stst. MAifDocATOiRs. — La bouche des exosquelettés comme celle des vertébrés , est formée de deux lèvres, l'une supérieure et l'autre inférieure , et originairement de quatre demi-mâchoires opposées par paire. Mais dans les vertébrés 9 les mâchoires sont superposées et leur mouvement se fait de haut en bas, tandis que chec les exosquelettés elles sont latérales et leur mouvement se fait des côtés au centre. Dans les genres broyeurs des deux divisions, les mâchoires sont souvent munies de dents de formes variables ; dans les suceurs, elles s'alongent et se transforment en un suopir diversement constitué, mais qui laisse en-
10^ Syst. hardvcatoisi. — Les céphalopodes seuls présentent de Taffinité avec les vertébrés sous le rapport du système manducatoire. On y observe deux mâchoires distinctes et une langue charnue , douée de mouvemens et facilitant la descente des alimens dans l'œsophage. Dans tous les autres mollusques le système manducatoire s'éloigne complètement de celui des vertébrés. H consiste en un suçoir plus ou moins |»o* tractile ou même en un orifice simple présentant une ouverture buccale , gar^ nie d'une lèvre circulaire. A la vérité , quelques oéphalés ont la bouche encore garnie de pièces solides , mais cette ar-
treroir son origme primitiye. L'intërieiir de la bouche des yerlëbrés et des exo- •quelettëfl présente une langae chamaei hérissée de papilles et facilitant la descente des alimens dans l'cBsophage. D'après cet exposé , le système mandacatoire présente une analo^e inoomplète entre les yertébrés et les exosquelettés. 4
11* St8t. diobstif. — L'analogie du système digestif est complète entre les animaux vertébrés et les exoscjuelettés. Dans les uns et les autres , il est toujours tubulaire, ouvert aux deux extrémités et formé de trois tuniques principales ^ l'intérieure muqueuse , la médiane musculaire et l'externe membraneuse. La partie antérieure présente toujours un œsophage , puis un estomac divisé souvent en jabot et gésier ; vient ensuite un intestin grêle et un gros intestin qui se divise communément en colon y ccecum et rectum. L'anus est sans exception à l'extrémité postérieure du corps 5
12*. SrsT. sAciÉToiRK. — Les exosquelettés, comme les vertébrés, présentent toujours des appareils salivaire et hépatique, souvent aussi ils offrent des appareik pancréatique et urinaire.
L'appareil salivaire se compose de grappes glanduleuses et de canaux déférons aboutissans au pharynx; les vaissaux soyeux de la larve des insectes doivent leur être associés. Le foie che« les crus»
mure se rapproche bien plus de celle des échinodermes que de celle des vertébrés , avec laquelle elle n'a aucun rapport. D'après cet exposé, le système manducatoire ne présente qu'une analoffl e^ pajBÉ felle entre les vertébrés et les&SÇSttS. 2
11* Stst. BioKsnr. — L'analogie du système digestif est mélangée entre les animaux vertébrés et les mollusques.
À la vérité, les céphalopodes oflSrent une digestion stomacale complète , un œsophage, un estomac complexe qui se termine par une ouverture pylorique donnant naissance à l'intestin. Mais chez les acéphales , l'ouverture buccale communique sans intermédiaire avec un estomac pyriforme qui est suivi d'un système intestinal plus ou moins compliqué. Chez les mollusc[ues , l'anus au lieu d'être situé à l'extrémité postérieure du corps , est au contraire plus ou moins antérieur , et même dans les céphalopodes il est placé dans l'entonnoir au voisinage de l'ouverture buccale .3
IS* Stst. sicatroiu. — Les mollusques , comme les vertébrés , présentent toujours un appareil hépatique; plusieurs offrent aussi un appareil salivaire; mais les appareils paneréatique et urinaire paraissent manquer totalement , à moins que l'on ne considère comme sécrétions urinaires l'encre de la sèche et la pourpre de quelques gastéropodes, ce que l'analogie ne permet guère d'ad-
ii8
tacës se compose de glandes conglomérées ; les arachnides ont anssi nn foie qui offire une grande analogie avec celai des vertébrés , mais Fappareil hépatique des insectes présente une difierence notable. On sait que génàra]é|jj|)^t Je développement du foie cfst «en raisoii inverse de la préparation digestive , aussi chex les insectes, chez lesquels cette préparation est complète , le foie est-il remplacé par des vaisseaux biliaires qui ne manquent jamais , et déversent la bile dans le tube digestif. L'appareil urinaire .des insectes se compose souvent d'un organe préparateur , d'un réservoir et d'un conduit excréteur.
Souvent aussi ils présentent des glandes pancréatiques. D'après ces considérations , nous estimerons le système secrétoire des exosquelettés comme présentant une analogie mélangée avec celui des animaux vertébrés .... 3
13^ Syst. GtniTAL. — Dans les exosquelettés comme dans les vertébrés y la génération est toujours sexuelle et les sexes sont séparés sur des individus difierens , les uns mâles , les autres femelles : l'hermaphroditisme n'existe jamais. Les organes sexuels des exosquelettés sont complets; dans le mâle, ils offrent toujours un testicule, un canal déférent et un pénis ; dans la femelle , des ovaires , des oviductus et un vagin. Toujours il existe un accoupla ment. D'après cet exposé , on doit considérer le système génital des vertébrés et des exosquelettés conmie présentant
mettre. Les mollusques céphaléa présentent des glandes salivaires dont les acéphales sont dépourvus. L'exiatenoe du foie est aussi constante chet les mollusques que chez les vertébrés ^ mais le plus souvent il est dépourvu de canaux biliaires , et verse par des pores béans assez nombreux sa sécrétion dans l'estomac qu'il entoure. Dans les céphalés , on commence cependant à apercevoir des canaux de sécrétion, et dans les céphalopodes le foie donne enfin naissance a deux vaisseaux biliaires qui s'ouvrent à l'extrémité de la cavité spirale du cœcum. Nous avons dit que l'on n'observe jamais de pancréas chez les mollusques. D'après ces considérations, nous estimerons leur système secrétoire comme présentant une analogie mélangée avec celui des vertébrés . . • . .^
13® Syst. génital. — Dans les mollusques comme dans les vertébrés , la génération est sexuelle ; mais les sexes au lieu d'être toujours séparés sur des individus difierens , sont presque toujours réunis sur le même individu , qui est par conséquent hermaphrodite. Dans les gastéropodes , l'hermaphroditisnie est incomplet et produit la fécondation réciproque. Au contraire, rhermaphroditisme parait complet dans le» acéphales , qui auraient la faculté de se féconder eux-mêmes sans accouplement.
Les organes génitaux sont de la plus grande simplicité; un ovaire et un
ana analogie complète 5
\A^ SirVATIOR DIS OIGANIS. — Si ,
après avoir comparé séparément les dirers systèmes organiques des exosquelettés et des vertébrés , on examine leur situation respective , il paraîtra bientôt certain qu'il existe sous ce rapport entre eux une analogie beaucoup plus grande qu'entre les vertébrés et les mollusques, quoique cette analogie ne soit que mélangée. En examinant l'organisation d'avant en arrière , nous trouverons d'abord la tète et les organes des cens , un système nerveux cépbalique supérieur à l'cesophage, puis le système manducatoire avec ses pièces mobiles et la boucbe oblique et inférieure. Dans les décapodes y les orifices respiratoires sont rapprochés de la bouche comme dans les vertébrés; dans les trachéens, ils forment des séries latérales de stigmates comme dans les dermodontes suceurs.
Les viscères sont contenus dans deux cavités successives , la 1'* thoradque , la V* abdominale qui se termine par un anus opposé à la bouche. Quant 'à là situation de haut en bas , les vertébrés ' présentent d'abord les appareils dds mique et squeletteux ,' lesquels sont confondus ensemble chex les exosquelettés, et Tappareil musculaire se trouve ainsi rejeté en dedans du squelette.
Nous avons vu que chez les exosquelel-
oviductus constituent l'organe femelle.
D'après cet exposé , on doit considérer le système génital des animaux vertébrés et des mollusques , comme présentant une analogie partielle 2
1<4« Situation bis oiganis. — Si , après avoir comparé séparément les divers systèmes organiques des vertébrés et des mollusques, on examine leur situation respective , il paraîtra bientôt que ces derniers , quoique généralement doués des mêmes organes, difièrent entièrement quant à la situation des parties et à l'arrangement général.
Chei les moUusquesi les membres au lieu d'être bissériés et latéraux , couronnent la tète; l'orifice buccal est situé au centre des membres et a l'extrémité terminale de l'animal ; il est droit |et non oblique. En dessous des membres sont situés les organes des sens et le ganglion cépbalique ; le cœur est rejeté au fond de l'abdomen et non attiré vers la gorge ; l'organe de la respiration est le plus souvent extérieur , et lorsqu*U est intérieur, son orffiee n'est jamais près de la bouche; le système nerveux est sous-œsc^htf gien , le plus souvent symétrique et jamais réuni en moelle lobgittidmale.' Enfin le canal aliniéntiBiire revient sur lui-même pour se terminer par un anus plus on moins antérieur. La composition générale des mollttsqucto présente donè Teffet d'un sac dans lequel les viscèreii sont repliés sur eui«lB!èMes , et n'oflfre qu'une analogie élcôgnëe avec les Vertébi^. . . 1
tes le système cërébro*spinal n'existe pas; chez eax , le cœur est dorsal, il ne remonte jamais vers la gorge comme chez les rertëbrës , mais représente le plus souvent le tronc artériel dorsal des poissons. Le canal alimentaire est généralement médian ; il fournit les mêmes parties principales que chex les vertébrés. Le système nerveux , formé d'une moelle noueuse, est sous-œsopha* gien , inférieur , et non supérieur a l'œsophage comme chez les yertébrés; Enfin la partie inférieure est occupée par le sternum ; sur les côtés sont les membres pairs et bisériés* On ne peut donc méconnaître une analogie réelle dans la situation des organes des rertébrés et des exosquelettés ; ce qui caractérise particulièrement ces derniers j c'est que tous les systèmes sont rendus longitudinaux et les centres d'action moins concentrés 8
15® Sirs du Toucan. — Ce sens ne présente qu'une analogie incomplète entre les vertébrés et les exosquelettés. Chez ces derniers, le toucher varie beaucoup suivant l'état de l'animal et la nature de son enveloppe extérieure.
Mais toujours est-il vrai de dire que la solidité de cette enveloppe rend le toucher plus obtus que chez les vertébrés , on la peau molle permet à l'animal de percevoir les moindres attouchemens.
Afin de réparer le préjudice que cause au sens du toucher la solidité de l'enveloppe des exosquelettés , la nature les a dotés de poils épais sur la surface de
ltf<* Sim DU ToucHia. — Ce sens présente une analogie complète entre les vertébrés et les mollusques , et est certainement le sens le plus parfait de ces derniers. Leur peau molle et mu*queuse parait jouir d'une grande sensibilité ; son union aux tissus sonsgacens la rend contractile dans tons les sens , lui fait transmettre les moindres sensations et exécuter les moindres ooninc' tiens. Le toucher est donc le seos qoi rapproche le plus les mollusques des vertébrés. Néanmoins ils manquent presque toujours d'organes spéciaux pour explorer, au moyen du tact, les
leur corps , qui suppléeni ainsi au défaut de souplesse du derme. D'autre part, beaucoup d'exosquelettës possèdent des appareils spéciaux pour explorer y au moyen du tact , les corps étrangers : ce sont des appendices en forme de pelottes molles , situés à l'extrémité des pattes j et qui paraissent d'une sensibilité exquise. Dans plusieurs cas j les palpes paraissent servir au même usage ^
16<> Sers du mot. — Le goût existe aussi manifestement chex les exosquelettés que chez les vertébrés : ils connaissent la sapidité des corps et choisissent ceux qu'ils affectionnent.
L'appareil de la gnstati<m parait résider dans la cavité buccale , et spécialement dans la langue, qui forme un lobule charnu , souvent hérissé de papilles et recevant un fort rameau nerveux. Lorsque la langue n'existe pas , on ne peut raéconnaitre l'existence d'unemembrane gustative , qui en tient lieu , puisque souvent on les voit goûter les liquides et les abandonner ou s'en nourrir solvant qu'ils les jugent bons ou mauvais.
D'après cela y il existe une analogie complète entre les vertébrés et les exosquelettés sous le rapport du goût . • 5
17^ SiMs DB l'oboeat. — On ne saurait méconnaître que le sens de l'odorat existe aussi manifestement chez les exosquelettés que chez les vertébrés , et que même il y est porté au plus haut degré de perfection , puisque l'on voit
Tom. VII.
objets extérieurs. Ces organes existent cependant chez les céphalopodes, où ils sont d'une sensibilité exquise ; mais hors quelques cas très-rares , la partie sentante de l'enveloppe , ne pouvant embrasser les objets extérieurs , ni môme les toucher dans différentes directions I est un organe passif, mais non actif du sens du toucher K
16<» Sirs ou «out. — Le goût existe certainement chez les mollusques , puisqu'ils font choix de leurs alimens.
Dans les céphales, l'existence d'une langue cornée suppose une sensation peu développée ; elle doit l'être davantage dans les céphalopodes , où la langue est charnue. Dans les acéphales, au contraire , la langue n'existe plus ; il n'y a plus de mastication, et par conséquent de sensation du goût développée ; le goût se borne alors à rejeter les substances nuisibles ou inutiles à la nutrition^ et il est présumable que les palpes labiaux qui reçoivent un gros rameau nerveux , en sont le siège. Il existe donc, sous le rapport du goût, une analogie mélangée entre les mollusques et les vertébrés 3
17^ SxRs Di l'oboiat. — On ne saurait méconnaître que le sens de l'odorat existe manifestement chez plusieurs mollusques. On a observé que l'odeur de certains objets attire ou fait fuir les céphal<^)odes , et l'on sait que les gas-
des insectes attirés par Vodenr de matières animales en putréfacdon, arriver à de grandes distances* L'odorat les guide tellement dans cette circonstance, que j trompés par l'odeur cadavérique de certaines fleurs , ils n'hésitent pas i y déposer leur progéniture. Si le sens de l'odorat est indubitable chez les oxosquelettésy les physiologistes di£E(èrent totalement sur l'organe qui lui sert de siège. Suivant les uns , ce serait l'entrée des stigmates ; suivant d'autres , les palpes j les antennes , les antennules ou les parois de la bouche. Sans nous prononcer à cet égard , nous nous bornerons à reconnaître que le sens de l'odorat existe dans les exosquelettés; qu'il a son siège dans un organe spécial; qu'il y est aussi développé que dans les vertébrés, mais que l'appareil doit en être différent, et qu'ainsi l'analogie qui les unit sous ce rapport , peut être considérée comme incomplète
18<* Siifs BB l'ovîi. — Le sens de l'ouïe est très-développé chez beaucoup d'insectes qui sont susceptibles de ùire entendre divers sons , tantôt analogues a un chant', un bourdonnement , tantôt semblables à un cri plaintif, une sorte de stridulation. Au moyen de ces sons , ces .insectes s'entendent entre eux et s'avertissent mutuellement de leur présence. D'autres exosquelettés, sans produire de son particulier, sont sensibles au bruit que l'on produit autour d'eux. Ainsi l'existence du sens de l'ouïe ne saurait être douteuse chez les exosque-
téropodes pulmonés se dirigent pendant la nuit vers les objets qu'ils affection* nent. U est présumable que cette perception se produit par toute la surface du corps, laquelle se trouve toujours lubrifiée par des déjections muqueuses, d'autant plus que l'on n'a reconnu aucun organe propre à être le siège de Tol&ction. Pour ce qui est des acéphales, non-seulement il n'existe pas d'organe spécial pour l'odorat, mais il est trèsdouteux qu'ils soient pourvus de ce sens.
Ainsi l'analogie qui unit les vertébrés aux mollusques, sous le rapport de l'odorat, peut être considérée comme partielle
18^ Skis di l'ocïi. — Le sens de l'ouïe n'existe parmi les mollusques que chez les céphalopodes ; son appareil s'y trouve réduit à la dernière simplicité et ne consiste qu'en un sac membraneux, renqpli de liquide et pourvu d'un n^f cérébral* C2e sac est entièrement oadié dans l'intérieur d'une cavité creusée dans l'anneau cartilagineux de l'animal, sans aucune ouverture à l'extérieur et sans membrane de la fenêtre du vestibule : il ne peut donc être d'une grande utilité à l'animal. Cette structure pré»
sente une analogie à celle des divers
lettés pas plus que chez les yertébrés ; mais son appareil n'est pas toujours facile à déterminer. Ensuivant la marche de la dégradation de l'appareil de Toule depuis les premiers yertébrés^ on arriTe à celui des insectes par une espèce de transition qu'offirent les crustacés macroures. Ici l'appareil auditif est situé à la base des antennes , et reçoit directement les sons par une membrane tympanique; sa cavité contient la pulpe auditive y dans laquelle se répand le nerf acoustique , qui n'est qu'une branche du nerf antennal , en sorte que la partie terminale des antennes, où ce nerf est en contact avec les tégumens , est un second appareil acoustique surajouté au précédent. Celui-ci manquant dans beaucoup d'insectes , le second appareil reste seul pour en remplir les fonctions. C'est le contraire dans les arachnides , où ce second appareil manque constamment et où cependant le sens de l'ouïe ne saurait être contesté.
En somme donc, l'analogie des exosquelettés et des vertébrés , sous le rapport du sens de l'ouïe , doit être con* sidérée comme incomplète .... 4
19<* Sirs di la vcb. — Les exosquelettés comme les vertébrés sont pourvus .
du sens de la vue , et il est prouvé qu'ils voient parfaitement. Leurs yeux , simples ou réticulés, presque toujours sombres et immobiles, se composent d'une cornée solide , d'un pigment coloré et d'un gauf^on optique avec ses filets nerveux. Ces parties essen-
genres des poissons, où les diverses parties accessoires de l'appareil de l'audition disparaissant tour à tour , cet organe se trouve réduit à la pulpe auditive , laquelle est contenue dans un sac renfermé dans un vestibule cartilagineux , totalement clos à l'extérieur. Il existe donc une analogie entre l'appareil auditif des mollusques céphalopodes et des poissons inférieurs ; mais là aussi se borne toute analogie du sens de l'ouïe entre les vertébrés et les mollusques , puisque toutes les autres familles de ces derniers sont entièrement dépourvues de ce sens , et que tous les mollusques sont dépourvus d'organe sonore. En somme, l'analogie des mollusques et des vertébrés, sous le rapport du sens de Fouie , doit donc être considérée comme éloignée 1
19<* Sers di la vui. — L'appareil de la vue chez les mollusques céphalopodes, présente beaucoup d'analogie avec celui des vertébrés, et l'on y trouve à peu près les mêmes parties. Cependant il est dépourvu de cornée transparente, de chambre antérieure, d'humeur aqueuse et même d'une véritable choroïde , qui est remplacée par une couche
obscure placée en deasus de la rétine , ce qsi doit singulièrement affiiiblir la yision. Dans les gastéropodes, l'œiln*eBt plus que rudimentaire et paraît susceptible de peu d'activité et d'étendue* Enfin, dans la classe nombreuse des mollusques acéphales , i'aj^iareil de la vue disparait entièrement. D.'après cela, ce sens doit être considéré comme présentant une analogie mélangée entre les mollusques et les vertébrés • • .
tielles se modifient div^sement dans les différons groupes et sont susceptibles de perfectionnemens nombreux , de manière à présenter une véritable choroïde , un corps vitré, un cristallin. Ce qui prouve la supériorité du sens de la vue chez les exosquelettés , c'est qu'il existe toujours et qu'il y est même proportionnellement aussi développé que dans aucune classe d'animaux. Néanmoins , la structure des yeux réticulés s'éloigne de celle des vertébrés. D'après cela , ce sens doit être considéré ccMnmè présentant une analogie incomplète entre les vertébrés et les exosquelettés. 4
SO® Facultèb ihtsllictuxllks. — Squs le rapport des facultés intellectuelles , les exosquelettés sont certainement inférieurs aux vertébrés a sang chaud ; mais ils sont susceptibles d'une foule d'actes qui dénotent de la réflexion et de la mémoire , et partant de l'intelligence , et qui les rapprochent singulièrement des animaux vertébrés à sang froid, n est d'ailleurs indubitable que l'instinct est poussé chez eux au plus haut degré de développement , ce qui s'observe surtout dans les espèces qui vivent en société. 11 y a donc , sous le rapport des facultés intellectuelles, une analogie mélangée entre les vertébrés et les exosquelettés 3
Il résulte de la comparaison qui précède^ que les exosquelettés^ comparés aux vertébrés^ présentent le résultat suivant : l'' Six analogies complètes^ savoir : la structure générale^ la
20^ pACULltS INTXLLICTOILLfiS. — A
l'exception des céphalopodes , dont les organes de relation présupposent des facultés intellectuelles , il est certain (pie toutes les actions des mollusques sont le résultat de l'instinct et de la sensibilité vitale , et qu'ils ne sont susceptibles d'aucun acte qui dénote de l'intelligence. Ainsi, sous le rapport des facultés intellectuelles, iln'existe qu'une analogie éloignée entre les mollusques et les vertébrés 1
DES ANIMAUX ET DES VÉGÉTAUX. i25
motilité^ le système musculaire^ le système digestif^ le système génital et le sens du goût ;
2^ Sept analogies incomplètes : le système squeletteux^ le système nerveux^ le système manducatoire y le sens du toucher y le sens de l'odorat y le sens de l'ouïe y le sens de la vue ;
3^ Cinq analogies mélangées : le système circulatoire^ le système respiratoire y le système sécrétoire y la situation des organes et les facultés intellectuelles ;
4<> Une analogie éloignée : le système dermique ;
5^ Une analogie nulle : le système cérébro-spinal.
n résulte du même examen comparatif que les mollusques comparés aux vertébrés y présentent pour résultat :
1 ^ Deux analogies complètes : le système circulatoire et le sens du toucher;
2'' Une analogie incomplète : le système respiratoire ;
3^ Six analogies mélangées : la structure générale y le système dermique y le système digestif^ le système sécrétoire y le sens du goût et le sens de la vue ;
4^ Quatre analogies partielles : le système nerveux , le système génital et le sens du goût ;
5^ Quatre analogies éloignées : le système musculaire^ le sens de l'ouïe y la situation des organes et les facultés intellectuelles ;
6^ Trois analogies nulles : la motilité^ le système cérébro-spinal et le système squeletteux.
Ainsi ^ les exosquelettés présentent 74^/0 et les mollusques seulement 44 p. <>/o d'analogie avec les vertébrés.
Après avoir procédé à Texamen comparatif des exosquelettés et des mollusques avec les vertébrés^ c'est-à-dire avec les animaux
ia6
les plus parfaits^ nous avons à les comparer de même avec les animaux les plus imparfaits, les zoophytes.