‹ Recherches sur la Structure de l'Uretère HumainChapitre 13 sur 17 · ES TOR · texte numérisé non relu

ES TOR

fois seulement, nous avons vu le point d’adhérence abordé par une sorte de pédicule conjonctifsur lequel on distinguait vaguement des stries transversales. Sans vouloir établir ici la moindre analogie, nous devons dire cependant que cette figure nous à rappelé les spires formées sur le pédicule des cellules ganglionnaires du pneumogastrique des batraciens par le prolongement grêle de ces cellules.

Quelle est la signification de ces éléments : sont-ils de nature nerveuse, et par conséquent destinés à jouer par eux-mêmes un rôle de sensibilité ? Ou bien sont-ils de nature conjonctive, mais déviés du type commun, et adaptés à un mécanisme spécial plus ou moins comparable à celui que M. Ranvier a attribué aux grosses cellules du corpuscule tactile du bec du canard, aux cellules du corpuscule de Meissner ? C’est là ce que nous ne saurions dire.

Quoiqu'il en soit, ces formations logées dans des papilles nous paraissent autoriser l'hypothèse suivante : à savoir qu'il y a dans l'uretère un appareil de sensibilité d’une certaine perfection. Quant à vérifier l'hypothèse sur l’homme, ce n'est pas en notre pouvoir, Mais nous espérons que ce travail pourra guider dans une certaine mesure ceux qui seront appelés plus tard à utiliser les organes provenant d'exécutions capitales.

Sans doute, les papilles ne font pas défaut et ne disparaissent pas après la mort, mais il faut se hâter beaucoup pour les observer dans de bonnes conditions, et nous ne savons pas s’il serait facile, vu la situation généralement très superficielle des cellules spéciales en question, de les reconnaitre pour telles quand l’épithélium n’a plus sa régularité, quand :1l est en partie tombé et ne laisse que quelques-uns de ses éléments adhérer au derme.

Quant à la répartition des papilles, il ressort de nos préparations qu’on n’en rencontre pas dans la moitié inférieure des uretères, et que les portions larges de la moitié supé-

ANR

rieure n’en contiennent pas non plus, On n’en trouve que dans les endroits étroits de cette partie supérieure, c’est-àdire : 1° dans la portion rétrécie qui fait immédiatement suite au bassinet, sur une longueur de un et demi à deux centimètres. — 2° À une distance d'environ 5 centimètres du bassinet, on les retrouve sur une étendue de 3 ou 4 centimètres ; à partir de ce point elles deviennent de plus en plus rares et rudimentaires, et disparaissent complètement à 12 ou 13 centimètres du bassinet.

Page 1