‹ Recherches sur la structure des annélides sédentairesChapitre 14 sur 55 · BIOGRAPHIE. XV · texte numérisé non relu

BIOGRAPHIE. XV

un centre de converstilions scientifiques, qui seront longtemps regrettées sans être remplacées. A toute heure et quelles que fussent ses occupations, on trouvait toujours auprès de lui le bon accueil d'un homme qu'on ne semblait jamais déranger.

Sa faiblesse même et l'hypertrophie du cœur qui l'immoliilisèrent dans son fauteuil, en rendant i)our lui tout exercice dangereux, lui avaient imprimé des habihides très-sédentaires qui n'ont pas peu contribué à développer sa vaste érudition.

Comme il recevait tout le monde avec une égale affabilité, les visiteurs se succédaient en grand nombre, appartenant aux spécialités les plus diverses, aux opinions les plus contraires, aux classes les plus éloignées, et parmi eux beaucoup de savants étrangers, dont plusieurs s'écartaient de leur itinéraire pour le visiter. Il entretenait en effet de nombreuses relations avec le monde scientifique, de tous les pays, particulièrement de l'Allemagne et de l'Angleterre, où il comptait des amis intimes.

Qui ne conservera le plus gracieux souvenir des réceptions hebdomadaires qu'il tenait en été à sa maison de cam|)agne de Cologny? Réceptions empreintes d'une simple cordialité où une conversation toujours intéressante et substantielle réunissait autour de sa table un petit nombre d'amis, pour la plupart adeptes des sciences, des arts et de la littérature. Souvent à ce cénacle d'habitués venaient se mêler aussi quelques hommes placés en dehors de ces spécialités, des philosophes, des hommes politiques ou des théologiens, et qu'on se figure les amusantes discussions qui devaient naître d'un pareil assemblage. Par moments, on se serait cru revenu aux joyeuses années de l'université.

Les travaux de'Claparède avaient été presque entièrement interrompus pendant les années 18(35-60 par suite de l'état de sa santé; il avait été alleint du typhus et avait eu la douleur de voir sa femme et ses enfants visités par de graves maladies. Aussi le besoin d'un climat doux, le décida en 1866 à passer l'hiver à Naples. Ce séjour lui fut pro[)ice au delà de toutes ses prévisions. Sa santé fut relativement très-bonne

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