‹ Recherches sur la structure des annélides sédentairesChapitre 38 sur 55 · PLANCHE II · texte numérisé non relu

PLANCHE II

Toutes les figures de cette planche sont relatives au Spirographis Spallanzanii, Viviani.

Fig. 1. Coupe sagitt;ile de la région antéiieure du ver. Le rasoir a été mené parallèlemenl à l'axe, à peu près à dislance égale du plan de symétrie et du bord latéral droit de l'animal. La partie supérieure de la figure représente la base de l'appareil Ijranchial, la partie inférieure le commencement de la région thoracique. La moitié droite de la lame cartilagineuse branchifère a été atteinte soit du côté ventral (et), soit du côté dorsal {et •). On remarque l'estrême développement du pericliondrium (pc) h l'extrémité postérieui'e du cartilage, surtout du côté dorsal. En avant de la figure apparaissent les bases de quelques rayons branchiaux avec leur axe cartilagineux (rt.è^), leur vai.sseau (v'.fr*) et leur muscle fléchisseur (jns''). La plupart de ces lllets sont, en etïel^ atteints obliquement par le plan de la coupe, par suite de leur disposition en éventail. Aussi l'axe cartilagineux a-t-il été enlevé dans la partie la plus inférieure des rayons, de manière à mettre à découvert d'abord le muscle (r«s'}, puis le vaisseau {o'.b^}. Tous ces vaisseaux branchiaux secondaires naissent du vaisseau branchial principal droit {v.b), dont une bonne partie est dans le plan même de la coupe. Ce gros vaisseau est logé dans un canal (ce) également bien visible dans les premières coupes transversales de la planche précédente. Ce vaisseau est issu du plexus périœsophagien, dont la partie droite (pi) est contenue dans la section. Du système nerveux central on n'aperçoit qu'une petite partie du ganglion cérébral droit (cr), enlevée par la section qui a été faite à peu près tangentiellemeni au bord latéral de ce ganglion. Une grande partie du nerf branchial tlroit (/(') est dans le plan de la coupe. Les sections transversales de nombreux nerfs thoraciques («-) sont également visililes. Elles sont, en général, au nombre de deux ou de trois par segment. Les plus gros de ces nerfs (n^) sont ceux qui se distribuent à la collerette (cl). Ils accompagnent le plexus vasculaire (j)P) de cet organe. A côté du nerf branchial on aperçoit une petite partie du muscle adducteur (ms*) de la moitié droite de l'appareil branchial. Le bourrelet cervical (t.c) est séparé du corps pai' un sillon beaucoup plus profond au côté dorsal qu'au ventral. La couclie de fibres musculaires transversales (jrt«^) de la paroi du corps a été forcément atteinte d'une manière très-oblique par le rasoir, ce qui lui donne en apparence une épaisseur bien plus gi'ande que si la coupe était faite perpendiculairement aux fibres. Les flln-es du muscle longitudinal supérieur (ms^) sont à peu près parallèles entre elles et vont s'attacher en avant au pericliondrium de la lame cartilagineuse branchifère. Celles du muscle longitudinal inférieur (ms'^) s'entrecroisent en sens divers à leur extrémité antérieure. Le premier dissépiment iiiterannulaire (ms^), situé entre le premier et le second segment sétigère, a une épaisseur extraordinaire. (Dans la coupe transversale (PI. l, \\'^. 9), il fournil une partie des fibres musculaires qui vont

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s'unir à la paroi de l'œsopliage et dont les racines traversent oliliquemeiit le muscle longitudinal supérieur.) Les autres dissépiraenls (dss), bien qu'également musculaires, offrent une épaisseur bien moindre. La section passe à peu près dans l'axe de la branche externe de l'organe lubipare (o.s). On voit ((ue la paroi de ce tube forme un grand nombre de replis faisant saillie dans l'intérieur de la cavité. Cette paroi est partout riche en vaisseaux sanguins. Les boucliers ventraux (set), bien que partiellement obscurcis par un dépôt de pigment, permettent néanmoins d'apercevoir combien leur richesse vasculaire est grande. Gr. 10/1.

Fig. 2. Coupe sagittale faite entre la précédente et le plan de symétrie du wr. Elle passe exactement dans le plan du cordon nerveux ventral droit (en). Ce cordon forme en avant un genou, pour passer à la commissure œsophagienne (cm) droite, laquelle ne tarde pas à se i-enfler pour former le ganglion cérébral droit (c'). De l'extrémité antérieure de celui-ci naît le nerf branchial droit (h'). La grosse fibre tubulaire n'est nulle part comprise dans le plan de la section. La moitié droite de la lame cartilagineuse branchifère (et) a été atteinte par le rasoir. Elle montre une hauleui- bien moindre que dans la coupe précédente, la hauteur de la lame diminuant à niesin-e qu'on se rapproche de la ligne médiane. Du côté ventral, la section n'a plus i-encontré la partie ventrale de la lame cartilagineuse, parce qu'elle est menée par l'intervalle qui sépare les deux moitiés de l'appareil branchial. La partie droite du plexus périœsophagien (pi) se voil tant en dessus qu'en dessous de la commissure œsophagienne. On voit comment le vaisseau bi-anchial (nb) naît de la partie inférieure de ce plexus. De même que le canal qui le renferme, il chemine d'abord horizontalement en se dirigeant vers le dos. Puis il se courbe brusquement, presqu'à angle droit, pour contourner le ganglion cérébral (cr), et se porte directement vers l'appareil branchial, où il fournit les vaisseaux luanchiaux secondaires (v\b'). Une partie du muscle adducteur (iiis*) de la blanchie droite est visible. On voit qu'il renferme des fibres à direction trèsdiverse. Le sillon qui sépare le bourrelet cervical (t.c) de l'appared Ijranchial, est ici bien moins profond que dans la coupe précédente. Toutefois, un diverticule, partant du fond du sillon dans une région située en dehors de la coupe, s'est recourbé de manière à atteindre le plan de celle-ci : il se présente, par conséquent, sous la forme d'une ouverture (se) entourée d'une couche dermique. Les attaches du muscle longitudinal supérieui- (ms^) au périchondrium (pc) du cartilage branchial sont vi.sibles. Des faisceaux se détachent de ce muscle pour pénétrer da-ns l'épaisse cloison musculaire (ms^) qui constitue le premier dissépiment de la cavité du corps. On aperçoit dans cette cloison les sections de faisceaux de libres perpendiculaires ou obliques au plan de la coupe. La section contient encoi'e un mince faisceau (ms'^) appartenant au muscle longitudinal inférieur droit. C'est la couche superficielle du bord médian de ce muscle, qui va se pei'dre en avant dans la cloison musculaire. Les fibres (ms''), atteintes oliliciuemenl par la coupe, appartiennent à ce même muscle. Les boucliers ventraux (set) des premiers segments et la partie charnue de la collerette (cl) avec le vaisseau («') qui fournit le plexus de la collerette sont facilement reconnaissables. Le

tube V est une p;ir(ie d'un vaisseau latéral, entouré île cliloragogène. Enlin, la coupe passe par la hi-anche externe de l'organe tublpare, dont la couleur brune est due à un pigment épithélial. De nombreux vaisseaux apparaissent dans l'épaisseur de sa paroi. Les ouvertures dont elle semble percée, résultent de replis don! la suifare a été emportée par le rasoir. Gr. 10/1.

Fig. 3. (^oupe longitudinale de la paitie antérieure du ver, menée à peu i)rès parallèlement au plan de symétrie et à une trés-t'aible distance de ce plan. La gi-osse libre lubulaire (tb) qui accompagne l'une des cbaines nerveuses esl comprise, en pai'tie, dans la coupe, tandis que la cliaîue nerveuse est restée en debors. En tb\ on voit cette fibre présenter deux taches circulaires qui représentent la naissance de deux brandies destinées à des commissures cervicales. Deux branches semblaliles se voient de profil, un peu plus en avant, en tb. La .section, n'ayant pas été partout exactement dans le plan de la grosse fibie tuluilaire, a atteint plusieurs comuiissures cervicales, dont on distingue les coupes transversales (cw', cm^), Iraversées chacune par une Itranche lubulaire. La commissure œsophagienne {cm') renferme de môme deux fibres tubulaires. mais il u'en existe pas dans la commissure susœsophagienne, soit cérébrale (cm^). La secti(Ui étant menée entre les deux moitiés de l'appareil branchial, on ne voit aucune li-ace de blanchies, (^.ependant le lasoir a atteint l'un des vaisseaux branchiaux (i). 6) avec le vaisseau qui hiuruit le plexus de la collerette. Il a coupé de même la branche transversale {et) qui réunit entre elles les deux moitiés du cartilage bi'anchial. On voit par l.à combien la hauteur de ce cartilage est faible près de la ligne médiane. Le bouri-elel cervical est atrophié, cependant la coupe montre plusieurs ouvertures (se) représentant les sections de divertlcules recourbés qui proviennent de régions plus latérales du sillon cervical. La section passe naturellement par l'œsophage (œ) et l'estomac (stm). Les plis de la tunique épithéliale du premier vont en s'efTaçant au moment où le tube s'élargit pour former le second. Autour de fœsophage on distingue la couche musculaire fort épaisse qui se confond avecla cloison musculaire transversale (ms^). On distingue le sinus vasculaire is.s) autour de la paroi de l'estomac. La coupe, par suite de son rapprochement du plan médian, laisse de côté les muscles longitudinaux, cependant les extrémités à direction obliipie de quelques fibres appartenant à ces muscles, sont visibles (ainsi ms* du muscle supéiieur). Les fibres ms^ appailieniient à la couche sous-culaiiée de muscles annulaires. On aperçoit encore en o.s un hagmenl tle la paroi de l'organe tubipare, et en v une .série de vaisseaux latéraux enveloppés de chloragogène et coupés très-près du point oi'i ils se Jettent dans le vaisseau ventral. Les fibi-es musculaires qu'on voit passer entre eux appartiennent à la couche de fibres transversales qui entourent le muscle longitudinal inférieur et dont les extrémités s'étalent sous le système nerveux. Les boucliers ventraux {set) sont ici obscurcis par un dépôt aboiidanl de pigment. Gr. 10/1.

Fig. 4. Coupe lougitutlinale de l'extrémité antérieure du ver faite langentiellement à la surface ventrale. La préparation est dénudée, dans la partie médiane, de la couche dernii-

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(|ue et (lu tissu des Ijouclieis \eiiti;iu\. Ce|)eiulaiit l'une (lip) et l'autre {sel) de ces couches ont été tranchées sur les côtés par rinslruinent, par suite de la forme cylindiique du ver. Dans la réjjion médiane, l'enlî'venieut de ces deux couches a mis à nu le tissu connectif (t.cn) traversé par un lacis de liliros musculaires à direction très-variée. On voit la région ventrale de la collerette (cl) ; sa partie charnue médiane est divisée par un profond sillon (se) en deux moitiés, dont chacune est, en ([ueliiue sorte, la base de l'un des tentacules. Les cellules de l'hypoderme prennent dans le sillon une grande hauteur, de manière à constituer une couciie très-distincte d'épitliéiiuui cvlindrique (ep). Dans le plexus de la coUeretle (pi) on distingue des sections de (]uelques gros vaisseaux, (pii sont les hranches principales du vaisseau primordial de la collerette. Gr. 10 1.

Fig. 5. Coupe longitudinale de li réuion antérieure du ver, faite parallèlement à la précédente, mais un peu plus loin de la surface. Elle traverse les bases des tentacules (tt), la partie postérieure des deux moitiés du cartilage branchial [et) et la collerette {d). Les boucliers ventraux {set) sont atteints très-obliquement, par suite de la courbure de la surface. Les libres {ms'^) ont pris une direction plus exactement transversale que dans la section précédente et constituent la couche musculaire transversale de la paroi du corps. En îj senties deux vaisseaux qui donnent naissance, par des ramifications placées en dehors du plan delà coupe, à tout le plexus (pi) de la collerette et des tentacules. Ce plexus est divisé sur la ligne médiane en deux moitiés par une ligne pauvre en vaisseaux ; ep est l'épithélium du sillon qui sépare les bases des deux tentacules l'une de l'autre. On remarquera l'épaisseur du périchondrium (pc) de la partie postérieure du caililage, au(iuel vieinienl s'attacher des fibres musculaires ()«.•>•'). Gr. 10/1.

Fig. 6. Partie d'une coupe sagittale d'un individu mâle faite très-près du bord latéral du ver, dans la région abdominale. Le plan passe à travers les tores uncinigères, et l'animal est supposé dans une position horizontale; set, boucliers ventraux fort riches en vaisseaux et recouverts de la couche dermique brune; se, sillons transversaux qui les séparent les uns des autres, soit sillons intersegmentaires; ms', muscle longitudinal inférieur atteint dans le sens des fibres; ms^, couche de fibres musculaires transversales, dont les fibres sont atteintes un peu obliquement, par suite de la courbui'e de la paroi du corps; t.nc, tores uncinigères, portant chacun une tache pigmentaire {pg) au sommet. Ils sont revêtus de la couche dermi(iue brune; st. la coupe transversale des soies tubulées dont on remarque la disposition spirale; m6-^, muscles des soies. La cavité des tores est remplie de semence (sp) qui se glisse même entre les faisceaux des muscles des soies. Dans la masse séminale on aperçoit des vaLsseaux .sanguins {v). Gv. 10/1.

Fig. 7. Coupe parallèle à la précédente, mais plus rapprochée de l'axe et passant entre les tores uncinigères et la [laroi du corps (comparez fig. 10 j. La partie inférieure de la coupe n'a pas été dessinée; hp est la surface île la paroi tergale des segments, colorée en brun par le

piginenl rie l'hypodeime et atteinte oliliLiuemeiit ii;ir le rasoir. On en voit la section enAp'. Les muscles (//w^) des soies (st) vont s'altai-her les uns à la paroi du corps, les autres aux dissépiments. La cavité du corps est remplie par la semence 1*7^) dans laquelle circulent les vaisseaux »;/Ks' est une partie du muscle longitudinal interifur, coupé dans le sens des fibies. Gr. 10/1.

Fig. 8. Section à Iravers un faisceau de soies, normale à la direction de ce faisceau. On voit que les soies sont disposées en spire de telle manière que les plus grosses, c'est-à-dire les plus anciennes, soient placées à l'extérieur, et les plus petites, c'est-à-dire les plus jeunes à l'intérieur. Le centime des soies présente une apparence pointillée due à la section de fibres très-fines ou plul('it do pores (ulnilaircs liés-fins. Le lissu ()ui entoure les soies et qui les sécrète est une sorte de tissu connectif semé de iio\au\. A ce tissu viennent .s'attacher les muscles des soies {ms). Gr. i222/I.

Fig. 9. l'ailie de la M'clion précédente, destinée à mieux montrer les noyaux du tissu conneclif el le pointillé du centie des soies. On aperçoit la section d'une ti'és-jeune soie ([ui parait formée ti'un faisceau de tuhes. Gr. i4o/l.

Fig. 10. Partie d'une section transversale de la région abdominale chez un individu mâle. On a représenté le tore uncinigère et le tubercule séligère (comparez PLI, fig. M, t.ttc elst). La paroi lergale du corps du ver est représentée en partie avec sa c(mclie dermique (/;p), la mince couche de fibres musculaires transversales (nis^) et la région inférieure de la coupe de l'épais muscle longitudinal supérieur (m.s-'). Dans ce ilerniei- ou i-econnaît que les fibres sont groupées en faisceaux, séparés par le tissu connectif intramusculaire. Le tore uncinigère a été atteint par le rasoir dans le plan de la i-angée de plaques onciales [uc) dont chacune a ses muscles spéciaux {ms''). Au sommet du toi'e est une laclie pigmentaire {pg) très-foncée. Une autre, moins sombre et plus dilïuse, est à sa base, immédiatement au-dessus du tubercule sétigère; st est le faisceau de soies tubulées avec ses différents muscles {ms^}. La cavité du tore uncinigère et du tubercule sétigère est remplie par une masse de .sperme (sp) qui se glisse entre tous les organes et dans laquelle circulent des vaisseaux sanguins (v). Gr. 24/1.

Fig. 11. Coupe transversale à travers le sommet d'un tore uncinigère, dans la région abdominale (voir la figure précédente); ctc, cuticule; ep, cellules de l'hypoderme rendues indistinctes dans la l'égion pg par un dépôt de pigment; sp, masse de spei'me remplissant la cavité du corps; v, coupe transversale de vaisseaux sanguins. Gr. 170/1.

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