‹ Recherches sur la structure du pistil et sur l'anatomie comparée de la fleurChapitre 29 sur 89 · F=[5(S+E,)+5(P+5C;)+2XC · texte numérisé non relu

F=[5(S+E,)+5(P+5C;)+2XC

Il en résulte que, tout étant égal d'ailleurs, cette partie inférieure ne diff*ère de celle de la fleur des Gessneria, pour laquelle on a

que par l'union vasculaire des nervures dorsales des carpelles avec les pétales; c'est-à-dire que les Ribes sont aux Gessneria ce que les Angrœcam sont aux Phajus, ce que les Narcissus sont aux Galanthas, etc. La diflerence est plus profonde dans les parties supérieures, puisque la corolle est gamopétale chez les Gessneria, et dialypétale chez les Ribes.

SAXIFRAGÉES.

(PJ.X^fig. 281-296.)

Le pédicelle floral du Saxifraga ligulala (fig. 281-294) émet sous la fleur un double verticille de dix faisceaux, qui cheminent obliquement dans le parenchyme cortical, et il n'en continue

pas moins à être formé d'un cercle de dix faisceaux rapprochés. Puis les faisceaux externes s'incurvent, et en même temps deux de ceux qui correspondent aux sépales se montrent doubles en se relevant; les deux branches internes sont les nervures dorsales des carpelles, et une loge se creuse entre chacune d'elles et le prolongement de l'axe. A peine ces loges commencent-elles, que le parenchyme se sépare entre la zone périphérique qui entraîne ses dix faisceaux simples, et le pistil lui-même, qui est, dans ce cas, à peine adhérent.

A mesure qu'on s'élève ensuite, on voit le cercle axile se dissocier et donner quatre faisceaux, dans chacun desquels les trachées sont tournées vers la loge. L'axe prolongé s'est éteint dès ce moment, en donnant aux deux carpelles leurs nervures marginales; puis un sillon se fait entre ces deux faisceaux et gagne bientôt le centre, en rendant libres les bords en contact de chaque carpelle constituant. Ce n'est qu'au-dessus de ce point que ces bords renflés commencent à porter une grande quantité d'oxiiles. Chacun de ces placentas contient trois ou quatre faisceaux verticaux, qui tournent leurs trachées vers le point correspondant de la loge , comme il convient aux marginaux d'une feuille repliée , et qui envoient des branches ramifiées aux ovules. Plus haut on voit un sillon externe se prononcer entre les deux feuilles et s'avancer vers le centre, où il rejoint le sillon perpendiculaire, en rendant complètement libres les deux carpelles, dont les bords ne sont adhérents que sur une très-petite surface, et n'en continuent pas moins à porter des ovules (fig. 290); plus haut enfin, le carpelle se prolonge en style.

D'autre part, les dix faisceaux de la coupe ne demeurent pas longtemps simples (Gg. 2 8 A). Vers le point où l'axe prolongé se résout en nervures marginales, ils commencent à se dédoubler radialement tous les dix, pour aller plus haut constituer sur les bords de la coupe les cinq sépales (a), les cinq pétales (6), les cinq étamines superposées aux sépales {e) et les cinq autres superposées aux pétales (e').

La structure de la partie inférieure de la fleur du Saxifraga ligulata s'exprime donc par

F=[5(S + E,) + 6(P + Ep)] + [2a],

devenant, plus haut,

Le Saxifraga granulaia (fig. 296-296) offre une coalescence plus grande du parenchyme , qui se prolonge à la fois :

1*^ Entre les carpelles et la coupe externe, de manière à rendre l'ovaire demi-infère;

2® Entre les bords de chaque carpelle constituant, dont la réunion forme un gros corps couvert d'ovules, et qui se séparent plus haut;

3** Enfin, entre les deux carpelles eux-mêmes.

On y voit aussi les faisceaux centraux se disposer dès la base en deux groupes marginaux avec trachées tournées vers les loges, sans demeurer rassemblés, comme dans l'espèce précédente, pour foriAer une sorte d'axe transitoire. Ces différences font que la partie inférieure de la fleur possède la structure

F=[3(S+E,)+2(S+^+^,)+5(P+E,)+2AC,], et, après le dédoublement radial des faisceaux (fig. 296),

PHILADELPHÉES.

(RX. fig. 297.305.)

Suivons la marche des dix faisceaux du pédicelie floral du Deatzia gracilis (fig. 297), et nous verrons qu'ils émergent sous la fleur, et entrent dans la paroi externe de l'ovaire, de manière qu'il y en ait trois au dos de chaque loge, et un superposé à la cloison* antérieure (fig. 299). Ces faisceaux ont laissé au centre des branches qui constituent sur la face ventrale de chaque loge

Stniclure du pistil. 22

quatre faisceaux avec trachées en dehors, orientés par conséquent comme il convient aux marginaux de feuilles repliées. Cette disposition se conserve jusqu'au niveau où les ovules commencent à naître; alors un sillon se fait dans Tangle interne et rejoint bientôt ses congénères en rendant complètement libres les bords, réfléchis en dehors » de chaque carpelle constituant. Les trois cloisons prismatiques ne sont même pas adhérentes (fig. 3o2), mais seulement rapprochées dans la majeure partie de Tovaire. Une lame continue d'épiderme tapisse donc le pistil dans toute son étendue, à partir du point où naissent les ovules; preuve anatomique de son unilocularité primitive à partir de ce point, de sa trilocularité primitive, au contraire, dans sa partie basilaire.

Cest au point où commencent les sillons, qu'on voit dans les faisceaux médians des loges un dédoublement s'opérer; la branche interne forme la nervure dorsale des carpelles, qui se dégage ainsi des appendices extérieurs dès la partie inférieure de Tovaire. Vers le sommet, les dix faisceaux externes se dédoublent tous à la fois pour produire les faisceaux du calice , de la corolle et des étamines. En même temps, un sillon partant du centre divise chaque cloison, et sépare les trois carpelles pour former trois styles distincts dès leur base. Enfin, les appendices extérieurs s'isolent à leur tour.

La structure de la partie inférieure de la fleur des Philadelphées, qu'on appelle à tort son ovaire, infère, est donc

F== [5 (S+E,)+5 (P4-Ep).+3C] •

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