Beitrage, Zur Flora der Vorwell , p
pas connue ; la structure anatomique des pétioles est loin d’être suffisamment décrite ; l’orientation du faisceau vasculaire, et par conséquent des frondes, par rapport à la tige, n’est pas indiquée, et ses rapports avec les fougères vivantes sont complètement ignorés.
Cela tient à la rareté des échantillons de ce genre qui, jusqu’à présent, n’a été rencontré que dans les environs de Chemnitz. Gœppert cite pourtant le calcaire carbonifère de Falkenberg (Silésie), comme renfermant le Z. tubicaulis, considéré comme une seconde espèce de ce genre, très vaguement indiquée.
Je ne connaissais ce genre que par les deux figures de Cotta. M. Brongniart a bien voulu me communiquer un fragment de l’échantillon de Chemnitz qui lui avait été donné par Robert Brown, fragment avec lequel j’ai pu comparer l’espèce de Cotta et celles que j’ai trouvées à Autun,
Dans la description que donne Cotta, ce savant dit que de chaque côté des lignes parallèles de I’h, tantôt vers l’une, tantôt vers l’autre, l’écorce se divise habituellement pour laisser passer un faisceau extérieur renfermant deux pores , sans dire son opinion sur leur nature.
Un examen attentif de l’échantillon de Chemnitz montre ces deux pores, suivant le pétiole que l’on examine, non-seulement dans l’épaisseur de l’écorce, mais encore plongé dans le tissu médullaire occupant l’espace compris entre le faisceau vasculaire central et l’écorce, tantôt à droite, tantôt à gauche de Fh, et plus ou moins éloigné de l’axe du pétiole..
J’ai retrouvé ces deux pores, ou mieux ces deux faisceaux vasculaires, dans plusieurs autres pétioles ; j’ai pu constater, en outre de leur nature vasculaire, qu’ils
se détachaient des branches de I’h pour se porter à droite et à gauche dans les subdivisions de la fronde.
L’étude anatomique que je présente a pour objet non-seulement des fragments de pétiole plus ou moins bien conservés, généralement isolés, et non réunis en grand nombre comme dans l’échantillon de Cotta, mais une portion de tige, jeune vraisemblablement, portant quelques rares pétioles, par conséquent d’une espèce différente de la précédente.
Elle a été trouvée en même temps que différents échantillons silicifiés, tels que : anachor opter is pulchra (tige et pétioles), selenopteris , gyropteris, protopteris, calopteris, et plusieurs autres encore inédits. Le voisinage de toutes ces fougères sur une petite étendue de terrain prouve la variété de la flore locale, qui, en outre des plantes précédentes appartenant à la famille des fougères, renferme encore, comme nous l’avons vu, des formes d’équisetinées nombreuses, et comme nous le verrons, des conifères , des cycadées et même des gnétacées.
La description suivante de la tige du zygopteris a été faite d’après un seul échantillon, que j’ai eu la bonne fortune de rencontrer dans les champs qui existent au sud-est d’Amtun, mais malheureusement en assez mauvais état et engagé dans un rognon siliceux qui ne laissait nullement soupçonner sa présence.
ÉTUDE ANATOMIQUE DE LA TIGE DU ZYGOPTERIS BRONGNIARTII (b. REN.)