‹ Recherches sur la structure et les affinités botaniques des végétaux silicifiés requeillis aux environs d'Autun et de St. ÉtienneChapitre 29 sur 61 · PL. X, XI, XII · texte numérisé non relu

PL. X, XI, XII

Zygopteris elliptica. (B. Ren.)

Aucun des pétioles que je vais décrire n’offre le caractère signalé par Cotta, d’avoir une écorce laissant passer dans son épaisseur un faisceau plus petit muni de deux pores, parce que les coupes que j’ai étudiées n’ont pas été faites par le point où les faisceaux qui se rendent aux divisions de la fronde, traversent l’écorce.

La figure 10, pl. x, représente la section transversale d’un jeune pétiole, avec la forme caractéristique en h des pétioles de zygopteris; à la partie supérieure du faisceau, les deux branches verticales ont été

rompues, probablement par un effet de la macération. La partie cellulaire qui entourait ce faisceau est détruite presque complètement et ne se retrouve guère que sur les bords.

A droite et à gauche des deux branches verticales il n’y a pas de faisceaux vasculaires qui se soient détachés pour se rendre dans les subdivisions de la feuille, ce qui est le résultat de la position sur le pétiole où la coupe a été faite.

Lafig. 11 montre la composition des différentes parties coupées longitudinalement, suivant la ligne x y de la figure 10. Les vaisseaux qui forment les branches montantes du faisceau sont .aréolés a ’ fusiformes ; vers l’axe et du côté extérieur, c’est-à-dire du côté de la périphérie, ils sont recouverts d’une bande de vaisseaux scalariformes. Quand il reste quelque trace de tissu cellulaire, il se montre sous la forme de cellules prismatiques b, à parois assez épaisses et pleines de granulations qui indiquent la présence de grains d’amidon.

L’écorce est formée s^de fibres serrées ayant mieux résisté à la décomposition que les cellules de la partie centrale, et en e on distingue un rang ou deux de cellules épidermiques, mais le plus souvent détruites. La section elliptique de ce pétiole est différente de celle des autres pétioles que je vais décrire; elle se rapproche de celle que présente les pétioles d ’ anachor opter is, avec lesquels on pourrait le confondre ; ce pétiole a des dimensions très petites ; c’est donc ou un rachis très jeune ou son extrémité.

Zygopteris La,ca,ttii. (B. Ren.)

L’échantillon qui a servi à cette étude était parfaitement conservé ; il a été trouvé par M. Lacatte, qui en possède les préparations.

Pétiole circulaire, écorce épaisse.

La fig. 12 présente une coupe transversale de ce pétiole.

Le faisceau vasculaire central est composé d’une large bande transversale épaisse et formée de larges vaisseaux poreux ; les pores sont elliptiques et disposés en lignes régulières obliques, par rapport à la longueur du vaisseau.

Les bandes verticales placées sous forme d’arc, à ses deux extrémités, sont également formées de vaisseaux poreux dans la région concave de l’axe, mais à l’extérieur, dans deux régions surtout de la partie convexe, placées au dessus et au dessous de la bande transversale, on rencontre des vaisseaux scalariformes et des trachées.

Le faisceau est entouré en entier par une couche de cellules très fines et très délicates, b b.

A droite de la figure, on voit deux faisceaux vasculaires, f f, indépendants qui viennent de se détacher des parties convexes de la branche verticale de droite, où se trouvent les vaisseaux scalariformes et les trachées, et comme le tissu qui les entoure est continu, sans rupture et de même nature que celui qui entoure le faisceau central tout entier, ce sont bien deux faisceaux séparés qui se rendront, après avoir parcouru une certaine longueur du pétiole, dans les subdivisions de la fronde.

Comme tout est symétrique dans ce pétiole, il est évident qu’alternativement, à droite et à gauche, il se détachait des deux arcs convexes latéraux deux faisceaux vasculaires qui se rendaient dans les divisions du rachis.

En examinant avec attention des plaques minces préparées avec les échantillons mêmes de Cotta, j’ai pu

constater qu’à droite et à gauche du faisceau central il y avait également, non-seulement dans la partie corticale, mais encore dans le tissu cellulaire, plusieurs paires de faisceaux vasculaires placées à des distances variables du centre du rachis, ce qui tenait à la différence des hauteurs auxquelles elles s’étaient détachées des deux arcs latéraux.

Extérieurement au faisceau central et en dehors de la gaine protectrice qui l’entoure, on trouve un tissu cellulaire abondant, c, à mailles hexagonales, et occupant l’espace qui le sépare de l’écorce ; ce tissu est traversé par des cellules plus grosses et allongées, d d, remplies autrefois de substance gommeuse, comme cela se voit souvent encore dans les fougères actuelles (angiopteris, par exemple), et comme cela était presque constant dans les végétaux les plus divers de l’époque houillère (tels que : calamodendrons, cordaïtes, sigillaires, etc.) Ces cellules ont des parois propres. Une écorce e, très dense, composée de cellules allongées, plus ou moins fusiformes, limite la partie cellulaire dont je viens de parler.

La figure 13 représente une coupe longitudinale passant par la ligne xy de la figure 12 ; elle montre la forme des différentes parties indiquées plus haut, et les figures 14, 15 et 16, les détails grossis de quelques-unes de ces parties.

Ainsi, la figure 14 représente une portion du faisceau latéral f, fig. 12 ; on distingue un gros vaisseau poreux extérieur, en partie entamé par la coupe f, plus intérieurement des vaisseaux scalariformes f, beaucoup plus petits et des trachées déroulables f”. La présence des trachées dans les pétioles de fougères, niée pendant longtemps, a été démontrée d’une manière incontestable dans les pétioles de fougères vivantes par

M. P. Bert 4. Je les ai rencontrées à l’état fossile dans les plantes les plus variées, la croissance rapide de ces plantes explique la facilité avec laquelle on les retrouve, pour peu que les échantillons soient bien conservés par la pétrification.

Les vaisseaux scalariformes font complètement défaut dans la partie transversale du faisceau a (fig. 12), uniquement formé de vaisseaux poreux de différentes grosseurs.

La figure 15, d, donne le détail des cellules allongées à parois propres et qui sont remplies de silice plus colorée que celle qui se trouve dans les autres cellules voisines, très vraisemblablement à cause de la nature plus riche en carbone de la matière qui les occupait primitivement.

Enfin, fig. 16, on voit en e e, également grossie, la portion interne de l’écorce où les cellules n’ont pas encore pris l’aspect fusiforme des cellules libériennes de la partie plus externe.

■ Zygopteris Bibractensis (B. Ren.) P], xn.

Ce pétiole offre dans sa section transversale, qui est \m peu plus petite que celle du zygopteris Lacattii, une particularité intéressante.

Les bandes latérales de I’h du faisceau central, au lieu d’être simples et formées d’une seule ligne de vaisseaux, paraissent divisées en deux lames, a, c, formées de vaisseaux de grosseurs très différentes et séparées par du tissu cellulaire assez mal conservé ; ces deux bandes se rejoignent par leur extrémité k k.

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