Voir Bull. Soc. philomat. 1859, p
La bande extérieure c est formée de vaisseaux plus petits que ceux qui composent la bande a. J’ài retrouvé cette disposition des bandes latérales encore plus marquée dans d’autres échantillons.
Quelquefois, aux extrémités de ces bandes, les deux lames ne se soudent pas; d’autres fois, la bande intérieure se détachant en forme de ruban de la portion transversale du faisceau, forme d’abord, en se repliant en haut, la moitié supérieure de la bande intérieure, puis elle constitue en redescendant la bande extérieure, et enfin, en se repliant une troisième fois, elle forme en remontant la deuxième moitié de la bande intérieure ; son extrémité reste libre et ne se soude pas avec l’extrémité de la bande transversale du faisceau. Mais cette dernière particularité ne provient que d’une rupture accidentelle.
La coupe longitudinale (fig. 18) passant suivant la ligne xy de la figure 17, montre que la bande transversale du faisceau a est formée, de même que les bandes qui se trouvent à son extrémité, par des vaisseaux scalariformes ; a’ et c sont des vaisseaux de la double lame qui forme la bande verticale de droite (fig. 17), et b le tissu cellulaire assez mal conservé qui les sépare.
Ce qui distingue cette espèce des précédentes c’est la nature scalariforme des vaisseaux qui constituent la bande transversale et la double lame vasculaire qui forme les bandes latérales, mais il est facile de se rendre compte de cette dernière disposition. En effet, les faisceaux vasculaires qui partent latéralement à droite et à gauche des deux arcs convexes au lieu de se présenter sous une forme elliptique et séparés comme dans le zygopteris Lacattü , affectent la disposition de
lames parallèles aux arcs générateurs, et ne sont pas encore divisés en deux bandes distinctes.
Les différences de structure anatomique qui existent entre les trois pétioles que je viens de décrire sont suffisantes pour exiger la formation de trois espèces, en outre aucun d’eux ne paraît pouvoir être rapporté à la tige que j’ai décrite.
Ces remarques, si elles sont exactes et si j’ajoute que de nouveaux échantillons, différents de ceux que je viens de décrire, ont été trouvés dans les gisements d’Autun et par conséquent annoncent d’autres espèces, on doit admettre que le genre zygopteris, à l’époque houillère, a été composé d’espèces assez nombreuses et était plus important que ne le faisait supposer la rareté des échantillons trouvés à Chemnitz.
En tenant compte du nombre des lames de tissu cellulaire que j’ai signalées dans l’intérieur de la tige des zygopteris et qui s’avancaient plus ou moins distinctement au milieu du tissu vasculaire, j’ai admis que ce dernier devait être formé de six faisceaux principaux soudés par leur face interne ; mais la structure du faisceau pétiolaire ainsi que la subdivision en deux branches en forme Y des extrémités des six lames cellulaires, division dont on voit des indices dans la fig. 1, planche vi, font supposer que ces faisceaux sont en plus grand nombre.
Six autres faisceaux vasculaires plus petits que les premiers seraient placés chacun entre les branches de l’Y formé par chacune des six lames cellulaires.
Le faisceau vasculaire d’un pétiole de zygopteris aurait l’origine suivante :
Les deux bandes latérales auraient chacune pour origine l’une des deux branches de l’Y, l’une recevrait
des éléments vasculaires simultanément de l’une des b. r. 6
extrémités du petit faisceau et de celle de l’un des faisceaux principaux adjacent, l’autre, de la deuxième extrémité du petit faisceau et en même temps du faisceau principal voisin.
Ces deux lames ainsi formées et à double faisceau trachéen se souderaient au moyen de quelques vaisseaux sans trachées pris au petit faisceau et se rendraient ensuite à l’extérieur de la tige.
Dans le cas où le faisceau vasculaire ne se rendrait pas à un pétiole, mais à une feuille écailleuse, sa composition serait plus simple, deux faisceaux ligneux suffiraient à sa formation; chaque branche de F Y dans les zygopteris émettant un faisceau, il pourrait y en avoir douze par verticille, ce qui explique l’angle de 31 o environ que j’ai trouvé entre les traces laissées par le passage des faisceaux vasculaires (fig. 1 cl, pl. vi) et qui se rapporteraient à des feuilles avortées et non à des pétioles rares, comme nous l’avons vu dans cette espèce.