Paléontologie végétale, 1er vol., p
ou des plantes de marais, croissant, d’après M. Grand’- Eury, en touffe épaisse, formant des espèces de buissons et pouvant, suivant le milieu et les conditions topographiques, être tout à la fois flottantes, nageantes et aériennes.
Plusieurs espèces, les S. emarginatum, S. saxifragæfolium , à côté des feuilles typiques en montrent d’autres inférieures et plus ou moins découpées, à peu près comme on l’observe aujourd’hui sur plusieurs espèces du genre batrachium. Comme dans ce dernier cas, ces feuilles modifiées des sphenophyllum étaient probablement submergées et cette observation nous semble d’une grande valeur pour déterminer le milieu dans lequel vivaient autrefois ces plantes.
« Si le genre sphenophyllum est limité d’une manière naturelle, il n’en est pas de même des espèces dont il se compose. La position des épis floraux est certainement de première importance ; mais ce caractère n’est malheureusement applicable qu’à trois espèces, toutes les autres n’ayant été trouvées jusqu’ici qu’à l’état stérile.
» Le nombre des feuilles de chaque verticille et la longueur relative de ces feuilles et des entre-nœuds n’offrent rien de constant. »
Le peu de constance dans le nombre des feuilles sur chaque verticille, signalée par MM. Coëmans et Kickx, peut résulter de la difficulté que l’on rencontre d’en évaluer sûrement le nombre dans les empreintes.
D’un autre côté, M. Grand’Eury dit 1 : « Un examen attentif de beaucoup de ces plantes m’a appris que le nombre de feuilles est un multiple de 3, qu’il peut être