XX PRÉFACE
sentiment par ses ordonnées. Plus loin il prend comme abscisses des quantités pour représenter l'utilité au moyen d'une surface limitée par une courbe descendante; le degré d'utilité est représenté par la dérivée de la surface, c'est-àdire par les ordonnées de la courbe. Dans une deuxième courbe, il se sert de l'effort de travail comme ordonnée. Les propositions à citer sont trop nombreuses pour que nous puissions les reproduire ici. C'est ainsi qu'il dit par exemple que, en raison du temps et par suite de la quantité produite, le travail exige un effort plus grand ; que par suite le travail n'est continué que jusqu'au point où l'utilité est égale à l'effort; en outre, que l'effort doit être réparti dans différentes productions de telle sorte que le dernier degré d'utilité soit le même pour tous les produits. Plus loin il exprime la rente foncière par la formule P(l) — IP'{1), dans laquelle / représente le travail employé elP(l) le produit du travail; il établit la figure en prenantles quantités de travail comme abscisses et en exprimant le produit par la quadrature de la courbe.
Walras qui, sur les points essentiels, est d'accord avec Jevons prend le prix d'écliange, le rapport d'écbange comme abscisse et la quantité comme ordonnée pour construire ses courbes particulières et sa courbe totale de demande d'écbange. Il établit pour chacun des deux objets de l'échange une de ces courbes de demande et transforme ensuite la courbe de demande de l'un des articles en courbe d'offre de l'autre article. L'intersection du couple des courbes d'offre et de demande pour un même article donne alors la quantité et le prix ; mais il peut se présenter trois points d'intersection. Nous avons tout d'abord révoqué en doute l'exactitude de ce résultat; plus tard toutefois nous nous sommes convaincus que Walras n'a pas commis d'erreur dans ses