CHAI'. III — COMBINAISON DES COURBES
V,;, ... n (lig. 28) doit forcément s'élever au-dessus de l'axe des abscisses, si toutefois l'usage de l'article A ne doit pas être tout à fait écarté pour la personnalité économique considérée; au contraire, la ligne x,e,ea... a aura son Iracé, soit toujours au-dessus (lig. 27a), soit en partie au-dessous de l'axe des abscisses (fig. 27 b ; ce dernier cas se présentera dès qu'une seule des courbes envisagées d'un genre de vie et d'un mode d'exploitation déterminés tombera au-dessous de la ligne des abscisses, comme dans la figure 2î.
27. Elimination des quantités impropres. — Lorsque nous avons décrit la courbe du coût et de l'utilité pour le genre le plus avantageux de vie et le mode le plus avantageux d'exploitation, nous avons supposé que toute individualité économique se comportait, sur un grand marché, en présence d'une concurrence absolument libre, comme si son offre et sa demande restaient sans influence sur le prix du marché.
Si, conformément à cette hypothèse, nous faisons abstraction du fait que l'entrée en ligne d'un individu peut peser sur le prix du produit envisagé et que le coût des moyens de production et de consommation peut s'accroître, nous avons la possibilité, élant donné un prix courant quelconque de l'article A, de fixer au moyen de notre graphique (fig. 27) la quantité annuelle dont la production et la vente sont le plus profitables pour notre individu. Par suite, si nous recherchons l'abscisse pour laquelle la distance de la ligne du prix considérée est la plus grande dans le sens vertical au-dessus de la ligne •/.,£,£., ...a, nous trouvons la quantité de l'article A qui, pour le prix courant existant, donne l'excédent maximum du bénéfice brut sur le coût de production le moins élevé. Il en résulte que la direction du rayon vecteur 0//,, le moins incliné par rapport à l'horizontale, de la ligue brisée /.,£,;,...</ (lig. 27a) donne le prix minimum auquel l'individu envisagé peut
encore produire et vendre l'article A : pour tout prix moins élevé, le bénéfice brut resterait inférieur au coût de production le plus faible. L'abscisse correspondante Okt donne la quantité minimum du produit A, et les quantités moindres sont complètement exclues. Il en est de même pour les cas représentés par la figure 27 6, avec la seule différence que le rayon vecteur Oh^ qui prend ici une direction descendante, indique un prix minimum négatif,, c'est-à-dire les plus forts frais d'enlèvement de l'objet A. Quand ces frais diminuent ou, pour revenir au cas plus simple de la figure 27 a, quand le prix de vente du produit A dépasse la limite minimum Ohif l'abscisse relative à la plus grande dislance, dans le sens vertical, entre la ligne du prix envisagée et, au-dessous, la ligne brisée x-^i^ ••• cù augmente et, en conséquence, une quantité plus considérable de A se trouve chaque année amenée sur le marché. En outre ce genre de vie et ce mode d'exploitation déterminés qui correspondent à la partie continue de la ligne brisée atteinte par le rayon vecteur Oht se maintiendra jusqu'à la quantité 0/t. Cette quantité est déterminée par le point i,, dont on peut tirer la tangente itht, la moins inclinée sur l'horizontale, reliant la partie de la courbe hiil à une fraction d'une courbe quelconque. Si l'on se trouve juste en présence du prix du marché OPt, de l'article A, indiqué par la direction de la tangente commune j,ft2, il s'ensuit que l'individu considéré profitera exactement du même excédent de bénéfices, qu'il produise la moindre quantité Olt — en conservant le même genre de vie et le même mode d'exploitation — ou la quantité plus importante Ok2 — avec un genre de vie et un mode d'exploitation plus intensifs. Cet excédent de recettes est en même temps le plus fort qui puisse être atteint, le prix étant OPr Si les prix sont plus faibles, les quantités inférieures à Olt sont les plus avantageuses, tandis que, s'ils sont plus élevés, seules des quantités supérieures à Ok2 donneront le