CHAP. III. — COMBINAISON DES COURUES
l'une d'elles doit se retrouver dans la courbe totale correspondante avec une direction et une longueur absolument les mômes. On peut en dire autant des fractions de rayons vecteurs des dérivées. Quand deux ou plusieurs courbes individuelles contiennent une partie quelconque ayant exactement la même direction, il y a dans la courbe totale une partie parallèle aussi longue que la somme des longueurs individuelles. Dans ce cas, la partie droite allongée de la courbe totale ne signifie pas du tout que toutes les quantités intermédiaires ne peuvent changer de main, de même qu'il peut arriver dans les courbes individuelles Oa et On (fig. 31 et 3*2) que plusieurs points de la série tombent juste sur la ligne droite de raccordement. Par contre, très souvent, dans la combinaison de deux fractions droites successives d'une courbe individuelle quelconque du coût ou de l'utilité, se glissera une ou plusieurs fractions d'autres courbes individuelles qui sont plus escarpées que le moins incliné ou moins incliné que le plus escarpé des deux éléments voisins. Il en résulte que la forme polygonale que nous devions attribuer en fin de compte à chaque courbe individuelle du coût ou de l'utilité se remarque encore beaucoup moins dans les courbes totales. Dans les courbes dérivées, l'insertion des fractions de rayons vecteurs se fait d'autant plus remarquer que, partout où une telle insertion se produit, une partie verticale doit être interrompue et par conséquent réduite. C'est ce que fait ressortir la ligure 33 dans la combinaison de deux courbes individuelles de la demande On, etOn\, et elle montre que la dentelure de la courbe totale ON' serait encore beaucoup plus fine si un nombre plus élevé de courbes individuelles entraient en combinaison, car les parties verticales deviendraient plus courtes non seulement au point de vue relatif, mais aussi an point de vue absolu ; il en est naturellement de même de la courbe totale de l'offre. Toutefois ces prix de l'article A qui provoquent des modifications importantes du genre de
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vie et (l'occupation chez quelques-uns des acheteurs ou des vendeurs, surtout les plus gros, se manifesteront dans la courbe totale par de longues fractions de rayons vecteurs. Cela est particulièrement évident pour ces parties des courbes totales qui proviennent des parties initiales des courbes individuelles et qui indiquent la cessation intégrale de l'achat ou de la vente de la part des individus considérés. En outre, la courbe totale du coût descend au-dessous de l'axe des abscisses dès que la partie initiale de l'une seulement des courbes individuelles du coût, comme dans les fio-ures 29 b et 31 b, a une direction descendante.
°Nous avons vu plus haut (§ 5) que le prix et le débit d'un article quelconque A sont déterminés par l'intersection des courbes totales OA' et ON' de l'offre et de la demande afférentes. Si maintenant nous considérons leur rencontre de plus près en nous référant à ce que nous venons d'apprendre des derniers éléments formels de ces courbes, il se présente des cas différents que nous faisons ressortir dans les figures qui suivent; dans un but de clarté, nous y représentons seulement, et à une échelle grossie, les parties verticales et les fractions de rayons vecteurs, voisines du point d'intersection, des courbes totales de l'offre et de la demande et, en vue de faciliter la distinction, nous figurons la première courbe en rouge et la seconde en noir. Dansles quatre cas de la figure 34, le débit est déterminé avec exactitude, tandis que le prix reste indéterminé entre les limites données par les points c, et c, et ne peut être établi qu'en marchandant; les directions des fractions de rayons vecteurs les plus rapprochés à droite désignent les prix auxquels on cherche à acheter et à vendre une quantité ,,lus grande et ainsi la différence entre espèces et marchandise. Dans los figures 35, 36 et 37, les deux courbes ont en commun une fraction de rayon vecteur; de celte façon le prix est déterminé. Dans les quatre cas de la figure 35, les deux courbes ont aussi en commun une partie
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verticale, la quantité y est donc également déterminée ; dans
la figure 36, par contre, deux parties verticales coïncident et, par suite, deux quantités peuvent être vendues. Dans la figure 37, les courbes n'ont aucune partie verticale en commun, aussi l'entente sur la quantité débitée semble-t-elle impossible. Knfin, dans la figure 38, les deux courbes ont un seul point commun ; il n'y a donc accord ni sur la quantité ni sur le prix. Si toutefois se présente le cas mentionné cidessus, suivant lequel peuvent être écbangées ces quantités qui paraissent être surpassées par une fraction de rayon vecteur, le débit el le prix peuvent être déterminés avec exactitude dans la figure 38; dans la figure 37, on peut arriver à une entente sur la quantité débitée au prix résultant de la figure ; par contre, dans les figures 36 et 33, diverses quantités pourraient être débitées. Comme nous le voyons, l'influence de l'individu joue un rôle dans la fixation exacte du prix et du débit. Dès que l'individu a conscience de son influence sur la formation du piix, il cesse de se comporter conformément à notre hypothèse, d'après laquelle il pouvait calculer sur les prix donnés, non seulement des autres articles, mais aussi de l'article .4. Nous chercherons plus loin de quelle manière et flans quelles limites l'individu peut exercer une action sur le prix courant.