‹ Recherches sur la Valeur Morphologique et la Signification des Differents types de Globules BlancsChapitre 5 sur 27 · Virchow’s Archiv, 1853, V, p · texte numérisé non relu

Virchow’s Archiv, 1853, V, p

1. Pathologie cellulaire, trad. franc., 1861, p. 495. — Cf. “aussi FREY, Trailé d'hislologie, trad. franc., 1871, p. 129.

8. Raxvier, Recherches sur les éléments du sang (Arch. de physiol., 1875).

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que beaucoup de ces cellules qui avaient semblé aux observateurs précédents posséder plusieurs noyaux, n’en portaient en réalité qu'un seul, mais contourné. Sur les globules vivants de l’axolotl où le noyau est visible, ce noyau changeait incessamment de forme suivant les mouvements du protoplasma. De plus, dans la lymphe et le sang des batraciens et des mammifères, le même auteur reconnaissait l’existence de globules qui, sous l'influence de l’iode, se coloraient en brun acajou, réaction de la matière glycogène; enfin, d'autres globules possédaient des granulations qui, par leurs réactions différentes, ne semblaient pas avoir toutes la même composition. Les matériaux de ces substances étaient pour lui tirés du plasma lymphatique et fixés ou transformés dans l'intérieur des leucocytes par leur activité propre. « Les cellules [ymphatiques sont à ce point de vue, dit-il, des glandes unicellulaires mobiles'. » Ce fut à cette interprétation que se rattacha Ebrlich? lorsque, partant de ses premières recherches sur le tissu conjonctif, il chercha dans les réactions colorantes une méthode précise pour caractériser les différentes granulations des leucocytes. Il montra en particulier l'affinité pour les couleurs « acides » des cellules à grosses granulations réfringentes du sang de lPhomme?, l’affinité pour les couleurs « basiques » de certaines cellules granuleuses du sang dans certains cas pathologiques, et la relation qui existe entre le protoplasma finement granuleux et le noyau contourné des leucocytes dans le sang normal de l'homme. Pour ce dernier objet d’étude, la classification d'Ehrlich pouvait à peu près se superposer à celle de Max Schultze et la compléter‘. Les cellules de la première catésorie de Schultze, ce sont les lymphocytes, petits Iympho-

1. Ranvier, Trailé technique d’hislologie, 1° éd., 1875, p. 175; 2° éd., à HITS Methodologische Beiträge zur Physiologie und Pathologie der verschiedenen Formen der Leukocyten (Zeitschr. f. klin. Med., 1, in Farbenalytische Untersuchungen zur Hislologie und Klinik des Blutes, Berlin, 1891, È F4 de Ueber die specifischen Granulationen des Blutes (Verhandl., der physiolog. Gesellschaft zu Berlin, 1878-1879, n° 20, in Farbenanalytische,

p. 5). - , 2 | 4. Mercuxikorr, Leçons sur La pathologie comparée de l'inflammaltion, Paris, 1892, p.131

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cytes, petits mononucléaires des auteurs; celles de la deuxième catégorie sont les grands lymphocytes, grands mononucléaires, polyeidocytes!; celles de la troisième catégorie, ce sont les leucocytes à noyau polymorphe (polynucléaires, leucocytes à noyau bourgeonnant, deuxième variété de Hayem, leucocytes à granulations neutrophiles (e) du sang de l’homme (Ehrlich), leucocytes vieux (Ouskoff) ; enfin les cellules de la quatrième catégorie de Schultze sont les leucocytes éosinophiles. Nous tenons à bien dire du reste que nous n’attachons à cette classification, de même qu'à ces désignations de types et de variétés, aucune valeur taxonomique qui présage en rien de leur valeur spécifique ; nous les prenons seulement comme des termes nécessaires à l'exposé du sujet.

La majorité des auteurs ont considéré le globule à noyau polymorphe comme une forme résultant du développement progressif des mononucléaires dans le sang mème*. D’autres

1. Nom proposé par Darier in HonarA, Ann. de dermalologie, 1895. Cette catégorie est la plus lâche ; ainsi les figures de Schultze se rapportent bien aux « grands lymphocytes », « moyens mononucléaires », mais non aux « grands mononucléaires, grands leucocytes hyalins. »

2. Frey (loc. cil.); — Ouskorr (Le sang comme lissu (en russe), Saint-Pétersbourg, 1890); — Marquevircn (Modifications des globules blancs dans les vaisseaux sanguins (th. de Saint-Pétershourg, 1895) [voir Broïro, Travaux russes sur la leucocytose (Gaz. hebd. de méd. el de chir., T septembre 1895)]; — Lôüwir (Sludien zur Physiologie und Pathologie des Blutes und der Lymphe, Iéna, 1892); — MercuniKorr (loc. cit); — Kzeix, Die diagnostiche Verwerthung der Leukocytose (Sammlung klinischer Vorträge, n° 81, 1893; Innere Medicin, p. 126); — Bronnr (cité par Zenoni); — Sriénox, Recherches sur la leucocytose dans la pneumonie aiguë (Ann. de la Soc. des sciences méd. el nalur. de Bruxelles, t. IV, 1895). — EnrLicn avait d'äbord pensé que l’évo- Intion des formes se passait en partie dans les organes hématopoiétiques qui livraient ainsi au sang différents {ypes de globules blancs (cf. Ernnonx, Inaugural Diss., Berlin, 1884, cité par Ehrlich); plus tard, il s’est montré plus réservé sur cette question et à même admis que les organes hématopoiétiques ne livraient au sang que de petits leucocytes mononucléaires qui, par leur évolution progressive dans le sang, pendant la circulation même, formaient les grands mononucléaires et les leucocytes à noyau polymorphe (Eurucu, Ueber die Bedeulung der neutrophilen Kürnung, in Farbenanalytische, p. 125). .

Au moment de livrer ce travail à l'impression, je prends connaissance du tout récent ouvrage de M. Ehrlich (P. Enrcrcu und A. Lazarus, die Anaemie 1° Abth. : Normale und path. Iistologie des Blutes, in Specielle Pathologie und Therapie de Nothnagel, VII, Vienne, 1898). Voici les principales conclusions qu'on peut tirer de la partie du travail qui concerne les variétés de globules blanes : Les lymphocytes forment un groupe spécial provenant des ganglions lymphatiques. Il n’y a pas de formes de passage dans le sang entre les lym-

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histologistes pensent au contrare que les différents types de leucocytes sont pour la plupart des éléments différents incapables de se transformer les uns dans les autres: ils proviennent tous par une évolution divergente de la même petite cellule (Ilymphocyte)! ou bien ces petites cellules d'origine sont déjà différenciées ?

Pour Kantack et Hardy, la cellule à grosses granulations éosinophiles et la cellule « hyaline » sont « des unités morphologiques aussi distinctes que les cellules striées et les cellules lisses du tissu musculaire ». Entre ces deux manières de voir opposées se placent des opinions intermédiaires suivant lesquelles une parenté n'existerait qu'entre certaines formes. Tous les mononucléaires, par exemple, formeraient un groupe unique, tandis que les polynucléaires ne proviendraient pas des mononucléaires °

La solution du problème reste donc en suspens. Nous n'avons nullement la prétention de l'indiquer ici et la réponse à toutes les questions que nous posions en commençant ne sera peut-être pas de longtemps donnée. Nous nous sommes seulement attaché à quelques-uns des points du sujet; ce sont ces recherches que nous exposerons. Nous examinerons successivement au point de vue de la distinction de ces types: 1° la valeur du diamètre des éléments et de la forme du noyau; 2 la valeur de certaines propriétés physiologiques; 3° la valeur de certaines réactions histo-chimiques du protoplasma.

phocytes et les leucocytes à noyau polymorphe. Ces derniers forment aussi un groupe spécial naissant pour une petite part de la transformation dans le sang des grands mononucléaires à noyau incurvé, mais pour la plupart provenant de la moelle osseuse. Les éosinophiles constituent aussi un groupe à part et proviennent de la moelle des os.

1. Guzzanv, On the granular leucocytes (Journal of physiology, XIX, 1896,

85) 2 ee. and Hanoy, The morphology an distribution of the wandering cells of mammalia (Journal of physiology, XVII, 1894, p. 81).

3. Zrewonr, Ueber die Entstehung der verschiedenen Leukocytenformen des Blutes (Ziegler” s Beiträge, 1894, t. XVI, p. 531).

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