‹ Recherches sur la volatilité des sels de mercureChapitre 19 sur 30 · LATE · texte numérisé non relu

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ensuite cette quantité est devenue (X + dX) (M + dM). On peut écrire que la différence de ces deux quantités est égale à la masse de corps dissous distillé (—dM.X.K), la concentration du corps dissous dans la vapeur étant égale à K fois celle du liquide.

. Soit en négligeant les infiniment petits de second ordre :

M.dX + X.dM — dM. X.K.

d’où l’on tire :

dx dM | x (K — 1) M d’où : Log X — (K — 1) Log M + Cte.

Pour déterminer la constante, on fait X — X, et M — M,, M, étant la

masse d’une solution initiale de concentration X,. Log X;, — (K — 1) Log M, — Cte.

Soit M, la masse d’une solution finale de concentration X, :

Re M, Se TRt (1) Re M

fo À

formule que nous trouvons dans un mémoire de Lord RAYLEIGH (1).

Si nous appelons A, et A, les quantités pondérales de substances dissoutes contenues dans le liquide avant et après la distillation’ partielle, on a :

A, = X,M, A) — X,M, et la formule (1) devient :

K -1 S XM (Me M AXE ME eV M, M, c'est-à-dire : K A { M; (2) AUS Ms

Cette formule permet de suivre la distillation d’une solution diluée d'acide volatil par exemple (méthode de Duclaux) et inversement, de déterminer K par l’étude expérimentale de la distillation simple d’une solution à étudier. En effet on déduit de la formule (2) :

A, M, log A = A0 M, d’où

pi loEAs 7l0E Ai log M, — log M,

(1) Lord RAYLEIGH. Philos. Mag.. 1902, 6° S, 4, 2, p. 521.

I 57 Deer Appareil.

L'appareil comporte un récipient cylindrique à double paroi de cuivre servant d'enceinte à 1000. Cette enveloppe est munie d’un niveau d’eau, d’un manomètre et d’un tube d’échappement de vapeur relié à un réfrigérant ascendant. Dans cette enceinte se trouve un ballon à fond rond d’un litre que l’on chauffe par l’ouverture circulaire de 7 centimètres de diamètre ménagée au fond de ce récipient. L’enveloppe est complètement fermée par un couvercle à double paroi où circule la vapeur avant son échappement. Ce couvercle est percé de deux orifices livrant passage à deux thermomètres, l’un donnant la température à l’intérieur de l’enceinte, l’autre à l’intérieur du ballon.

Pour que les gaz chauds de la combustion ne pénètrent pas entre le ballon et son enveloppe, celle-ci est garnie à sa partie inférieure d’amiante collée avec du silicate de potasse ; après dessiccation, cette garniture a été soigneusement rodée par le fond du ballon. On obtient ainsi une obturation entièrement satisfaisante. Dans le haut de l’enveloppe, une échancrure laisse passer le tube de dégagement de la vapeur distillée ; cette ouverture est bouchée chaque fois à l’aide d’un tampon d’amiante.

Afin d'éviter le primage (ou projections mécaniques) le tube a dégagement est effilé à son entrée et percé latéralement de deux gros trous.

Le bec qui chauffe le ballon, chauffe également le bain-marie; un bec Bunsen latéral sert tout d’abord à porter l’eau du manchon à 1000 et, mis en veilleuse, à la maintenir durant toute la distillation à cette température.

Le réfrigérant à pointes de Vigreux a été remplacé par un West donnant une condensation parfaite des vapeurs sans rétention de liquide sur 1 surface interne du réfrigérant. On doit placer le réfrigérant en position verticale et non oblique pour obtenir le rendement maximum de refroidissement.

7 ERp0Y- tee

Le distillat, amené par un tube effilé qui s'articule par un joint de caoutchouc sur le réfrigérant, est recueilli dans une fiole d’Erlenmeyer plongeant dans un récipient plein d’eau froide. On évite ainsi les pertes par évaporation et par adhésion dans le réfrigérant.

Dans le cas de solutions acides, on utilise un ballon bouchant émeri.

Tout d’abord, l’eau contenue dans l’enveloppe est portée à l’ébullition. le liquide à distiller, 600 g environ de solution placés dans le ballon avec quelques grains de ponce pour favoriser l’ébullition, est alors chauffé et sa distillation est menée activement (à raison de 10 minutes environ pour

100 g de distillat).

Mesure des quantités de liquide.

Tout est mesuré par pesées.

Le ballon de distillation (ballon Pyrex à fond rond) est taré une première fois vide, une deuxième fois renfermant la solution de mercure à distiller, solution de titre connu.

Nous avons utilisé pour cela une balance DELEUIL pouvant peser 5 kg à 0 g 010 près.

La quantité de distillat recueillie dans chaque Erlenmeyer est déterminée par deux pesées successives sur un trébuchet à 0 g 05 près.

Après la distillation. le ballon est taré à nouveau et le mercure restant est dosé. On doit toujours contrôler le bilan des poids et des titrages à chaque manipulation.

Solutions.

La préparation des solutions n'offre aucune difficulté; elle a toujours été réalisée à l’aide de sels Rhône-Poulenc pour analyse.

- Fractionnement du distillat.

On recueille six fractions successives en notant le temps correspondant au passage de chaque fraction.

Première fraction. — 50 em° environ; elle fournit des résultats erronés parce qu'elle a distillé avant que le régime normal ne soit établi. On ne doit pas en tenir compte pour le calcul de K.

Deuxième fraction. — De l’ordre de 120 cm ; elle est beaucoup plus riche en mercure, c'est aussi quantitativement la plus importante. '

Troisième fraction. — 90 à 100 cm°; très importante également puisqu’elle distille dans les conditions optima.

Quatrième fraction. — 90 à 100 em*; distille également dans les conditions optima.

Cinquième fraction. — 100 à 110 em°; c’est le dernier distillat qui soit valable pour le caleul de K.

Sixième fraction. — Son volume varie suivant la quantité de solution

mise à distiller. On pousse la distillation jusqu’à ce qu’il ne reste qu'une faible quantité (50 g) de liquide dans le ballon. Elle fournit des résultats

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