‹ Recherches sur la volatilité des sels de mercureChapitre 20 sur 30 · UT ML · texte numérisé non relu

UT ML

généralement erronés à cause de l’effet important de la surchauffe. On n’en tient pas compte dans les calculs.

Remarque. — D'une manière générale, la teneur en mercure, très faible au début, s’accroît dans les fractions suivantes et surtout dans les fractions terminales car la concentration des sels de mercure, peu volatils, augmente dans le résidu de la distillation.

Dosage du mercure.

La méthode à employer nous est imposée par les quantités de mercure mises en jeu:

Méthode gravimétrique à l’état de sulfure mercurique pour des concentrations supérieures à 2 mg de mercure pour 100 cm de solution.

Méthode opacimétrique à l’état d’iodomercurate de strychnine pour des concentrations en mercure inférieures. Ce n’est qu’exceptionnellement, lorsqu'il s’agit de doser le mercure en milieu sulfurique, que nous avons recours à la méthode de dosage opacimétrique du mercure réduit par le chlorure stanneux.

Les conditions d'emploi de ces méthodes, ainsi que leur sensibilité respective, ont été étudiées dès le début de ce travail.

Résultats des mesures

Dans le tableau suivant, nous indiquons les valeurs du coefficient de distillation K déterminées dans une série d’expériences :

Concentration du CI,Hg Titre moyen de la solution en millimoles/kg en avant et après la distillation millimoles/kg

L'erreur relative probable sur K atteint environ 10 pour 100 pour des solutions moyennement concentrées ; pour les solutions de titre inférieur à M/1.000, l'erreur probable est certainement plus forte et peut atteindre 20 pour 100. Il ne nous a pas été possible de faire mieux avec une substance somme toute aussi peu volatile que le chlorure mercurique.

Nous notons que la constante de volatilité varie très peu avec la concentration pour les solutions moyennement concentrées, de titre compris entre

SRE ES

M/100 et M/2. Ce coefficient se tient très voisin de 0,0075, mais pour les solutions un peu plus diluées allant jusqu’à M/1.000 il atteint 0,009.

Il n’est pas impossible que cette valeur trouvée un peu plus forte soit due à l’imperfection des méthodes de titrage, le distillat ayant alors un titre M/100.000 une faible erreur relative dans ce distillat se traduira par la même erreur relative sur K.

Le bichlorure de mercure donc n’est finalement que faiblement entrainable par la vapeur d’eau puisque la vapeur a une concentration de chlorure mercurique égale aux 7/1.000 de la concentration du mercure de la solution bouillant sous la pression normale.

Cette volatilité du mercure est du même ordre de grandeur que celle de l’acide lactique en solution aqueuse et un peu plus forte que celle de l’acide borique en solution aqueuse.

Cette faible volatilité n’explique évidemment pas les pertes de mercure que l’on constate durant une destruction de la matière organique par une méthode au chlore naissant.

Nous nous sommes donc demandé si la présence d’acide chlorhydrique facilitait la distillation du mercure et en particulier si le chlorure mercu- . rique distille facilement dans l’acide chlorhydrique à 20,15 pour cent en poids d’acide chlorkydrique gazeux, acide qui distille comme un corps pur.

Dans le tableau ci-dessous, nous avons résumé le résultat de toutes nos mesures en faisant varier pour chaque groupe d’expériences le rapport

CIH/CI, He.

| ] | Titre de l’acide | Titre | | | chlorhydrique | du Cl,Hg CH K | en millimoles/kg | en millimoles/kg | CHHES en | | | | | | | 0 | 100 00: MEN 0 0073 100 | 100 | l 0,0075 62 | 62 0,0075 45 | 45 I 0,0070 | 255 | 85 | 3 | 0,0026 | 186 | 62 | 3 | 0,0042 | 150 | 50 3 | 0,0037 750 75 10 | 0,00016 580 | 58 | 10 | 0,00059 450 | 45 | 10 | 0,00095 | 5.800 50 à 500 100 |. 0,00000 | (Roscogr) | | | | Li POS le ER ER L PE 4 SP EN à Titre en acide nitrique | 8.560 56 | 000171 | | | Eau régale | | é 2 p. CIH + 1 p. NOSH | 55 | 0,00010 1 |

Page 1