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L'expérience montre qu'une petite quantité d'acide chlorhydrique CIH CLHg mercure.
Lorsque la proportion relative d’acide chlorhydrique augmente, la constante de volatilité du chlorure mercurique diminue.
LE 1} n’a aucune influence sur la volatilité du bichlorure de
Dans l’acide de ROSCOET, qui est l’acide le plus concentré qui distille sans perte de gaz chlorhydrique, le chlorure mercurique ne passe plus.
Ces observations font penser que le bichlorure de mercure donne avec l'acide chlorhydrique un anion chloromercurique non volatil.
Cette constatation montre qu’il y aurait intérêt dans la méthode de destruction de la matière organique FRESÉNIUS et BABO au chlore naissant à aciduler dès le début de la destruction les viscères par de l’acide chlorhydrique ce qui est contraire à la modification apportée par OGIER à cette méthode,
Que devient cette volatilité en milieu nitrique et chlorhydro-nitrique ?
Nous avons distillé une solution de chlorure mercurique dans de l'acide nitrique à une concentration assez voisine de celle de l'acide nitrique de RoscoET, concentration de 54 pour 100 en poids au lieu de 68,4 pour 100. La constante de volatilité du mereure s’est élevée alors à 0,00171, soit environ quatre fois moins qu’en solution aqueuse. Ce résultat comparé aux précédents montre que nous avions bien formation d’un anion chloromercurique non volatil dans l’acide chlorhydrique à 20 pour 100.
Dans la distillation en présence d’eau régale composée de deux parties d’acide chlorhydrique et d’une partie d’acide nitrique, cette constante de volatilité est encore plus faible et devient sept fois plus petite qu’en milieu aqueux. Il faut bien remarquer que cette constante de volatilité n'est pas nulle malgré la présence d’une très forte quantité d’acide chlorhydrique.
En distillant des solutions à 1 pour 100 de sulfate mercurique dans de l’acide sulfurique pur, nous n’avons pas réussi à déceler ce métal dans le distillat par le chlorure stanneux, c’est-à-dire que K est inférieur à 0,0008.
Toutefois, nous devons ajouter que dans cette expérience, une très importante condensation de la vapeur s’est produite sur le col du ballon car la température externe était beaucoup plus faible que la température interne.
Il est certain que si le mercure est peu volatil en milieu sulfurique (*) cette action n’a pu que diminuer considérablement la quantité du mercure dans le distillat. Du moins, cette expérience montre qu’en milieu sulfurique le mercure est très peu volatil.
Ces expériences n’expliquent pas du tout les grandes pertes constatées durant les minéralisations sulfonitriques ainsi que durant les minéralisations au chlore naissant.
(*) Pour permettre l’ébullition sans soubresaut de la solution sulfurique, on place un tube plongeant au milieu de la solution bouillante amenant un lent courant d’air. Cet air permet une ébullition continue sans aucun danger de retard à l’ébullition.
Nos expériences en étaient restées là, lorsque nous avons eu connaissance d’un très important mémoire de F.-L. KoZELKA paru en juillet 1947 dans l « Industrial and Engineering Chemistry » (Analytical Edition), p. 494 à 496. Cet auteur est arrivée à distiller quantitativement le mercure dissous dans l’acide sulfurique bouillant en présence de sulfate d’ammonium en l’entraînant par un courant de chlore.
Nous avons donc étudié l'influence que peut avoir ce métalloïde dans cette distillation.
Dans une première expérience, nous avons porté à l’ébullition 1 & de bichlorure de mercure dissous dans 100 g d’acide sulfurique.
Nous avons observé que le bichlorure de mercure se sublime en abondance au début du chauffage sans l’aide d’un courant de chlore et nous avons ainsi volatilisé 170 mg soit 17 pour 100 du bichlorure de mercure mis en œuvre; la. sublimation du mercure s’est alors complètement arrêtée et il n’a plus été possible de le volatiliser, même par passage d’un courant
de chlore.
Nous pensons que dans la première partie de cette expérience, une fraction du chlorure mercurique s’est échappée en nature et qu’elle a été entraînée par l’acide sulfurique en même temps que l’acide chlorhydrique provenant de la décomposition du chlorure mercurique par l’acide sulfurique. Le mercure qui restait dans l’acide sulfurique se trouve sous forme de sulfate mercurique et nous avons vu que sous cette forme il n’est pas volatil. Notre expérience montre qu’un courant de chlore n’est pas capable, même dans ces conditions, de transformer le sulfate mercurique en bichlorure volatil. Ù
Nous pouvons noter que dans la première partie de cette expérience, pendant laquelle 20 g 09 ont entraîné 150 mg de chlorure mercurique, la constante de volatilité du chlorure mercurique s’est élevée pendant la distillation de cette fraction à 0,78.
Nous avons refait l'expérience dans les mêmes conditions avec toutefois cette différence que nous avons ajouté aux 100 g d’acide sulfurique contenant 1 g de chlorure mercurique, 25 g de sulfate d’ammonium. Dans ces conditions, nous avons observé une augmentation considérable de la volatilité du mercure puisque dans un courant de chlore la constante de volatilité du bichlorure s’est élevée à 1,45. Le sulfate d’ammonium a donc eu une action importante sur cette volatilisation, peut-être par élévation du point d’ébullition ou pour une raison chimique que nous n'avons pas su éclaircir.
Nous avons voulu ensuite examiner l’action du chlore, avec ou sans chlorure d’ammonium, sur la volatilité du chlorure mercurique en solution chlorhydrique. Une solution de chlorure mercurique dans 100 g d’acide chlorhydrique de RoscoET ne cède pas de mercure à la vapeur qu’elle émet à la pression normale.
L’addition de 25 g de chlorure d’ammonium à cette solution ne favorise pas le départ du mercure dans la vapeur qui reste exempte de ce métal.
Le passage d’un courant de chlore dans cette solution en pleine ébullition n’a pas entraîné ce métal dans la vapeur.
D’autres expériences faites en distillant une solution de bichlorure de mercure à 1 pour 100 en présence de 10 pour 100 de chlorure d’ammonium,