‹ Recherches sur l’Anatomie comparée des Calycanthées, des Mélastomacées et des MyrtacéesChapitre 102 sur 134 · Un petit massif central de parenchyme médullaire · texte numérisé non relu

Un petit massif central de parenchyme médullaire

Epiderme. L'épiderme est formé de cellules relativement larges. Sa paroi superficielle est fortement épaissie. Chez le Chamælaucium ciliatum les cellules épidermiques sont entièrement sclérifiées dans les

plans ap et gd.

Parenchyme cortical. Le parenchyme cortical du Darwinia fascicularis ne comprend que 3 ou 4 assises de cellules à parois minces. I] renferme de nombreux massifs glanduleux sous-épidermiques, pourvus d’un épithélium sécréteur. Celui du Y’erticordia Drummondii a la même structure. Le parenchyme cortical du Chamælaucium ciliatum présente 4 bandes scléreuses hypodermiques, verticales, épaisses, situées dans les plans ap et gd contre les cellules épidermiques scléreuses. C’est dans ces bandes hypodermiques que sont localisés les noyaux glanduleux de cette espèce; ils y sont complètement enve- : loppés par les cellules scléreuses.

Le parenchyme cortical de toutes les Chamælauciées renferme des

macles d’oxalate de chaux.

Couronne libéro-ligneuse. La couronne libéro-ligneuse des Chamælauciées est généralement quadrangulaire, ses angles étant occupés par de très petits faisceaux foliaires qui sont :

deux faisceaux N, et N, en avant et en arrière dans le plan ;

deux faisceaux [N + 1), et (N + 1) à gauche et à droite dans le

plan gd (1).

(1) La structure de cette couronne libéro-ligneuse ressemble donc beaucoup à celle äu

M. hypericifolia, (A) Fig. 38.

Le bois primaire des faisceaux foliaires comprend quelques files radiales de très petites trachées, réunies par des cellules grêles, allongées, à parois épaisses [fibres primitives).

[l existe aussi quelques trachées dans les régions interfasciculaires de la couronne. Ces trachées sont plus larges que celles des faisceaux.

Le bois secondaire externe se compose de fibres rangées en lames radiales régulières et de vaisseaux isolés, larges au plus de 20 à 30 p et dispersés sans ordre au milieu du tissu fibreux. Quelques petits vaisseaux annelés et aréolés font suite aux trachées dans les régions comprises entre les faisceaux N et (N + 1). Tous les autres vaisseaux portent de très fines aréoles, à fente transversale, distribuées sans ordre. Les fibres ligneuses sont complètement sclérifiées. Elles portent sur le milieu de chacune de leurs faces une file d’aréoles aussi petites et aussi nettes que celles des vaisseaux. Nous n’avons jamais observé de fibres recloisonnées transversalement dans le bois secondaire des Chamælauciées.

Le liber primaire externe des Chamælauciées est très réduit. Celui du Darwinia fascicularis présente à sa partie externe une gaîne fibreuse continue, celui du Chamaælaucium ciliatum et celui du Z’erticordia Drummondii sont exclusivement parenchymateux. Ce liber est décortiqué de bonne heure.

Le liber secondaire externe des Chamælauciées est peu développé(1). [l est entièrement parenchymateux. Jamais nous n’y avons rencontré de fibres libériennes. Le liber secondaire externe du Ch. ciliatum renferme des cristaux d'oxalate de chaux prismäatiques, droits, allongés, semblables, quoique moïns gros, à ceux des Zeptospermum et du Memecylon clausiflorum. Dans les rameaux jeunes, le liber secondaire externe ne semble pas renfermer de cellules grillagées (2).

Le liber interne est peu développé. Il est localisé entre les 4 faisceaux foliaires. Ce liber ne renferme jamais de fibres. 77 dérive presque entièrement d'une zone cambiale peu nette. Les cellules grillagées du liber interne sont à crible transversal, simple, large au plus de 4 m. Auprès d'elles se trouvent des cellules compagnes excessivement petites.

(1) Ce caractère distingue les rameaux des Chamæleuciées de ceux des Leptospermées et des Myrtées.

(2) L'état de dessication et de mauvaise conservation de nos échantillons, qui proviennent d'herbier, ne rous permet pas d’être bien affirmatif sur ce point.

Parenchyme médullaire. Le parenchyme médullaire forme un très petit massif quadrangulaire. Il ne contient qu’une dizaine de cellules chez le Jerhicordia Drummond et est à peine plus large chez le Darwima fascicularis et le Chamælaucium ciliatum. Ce parenchyme comprend : 1° de petites cellules tannifères à parois légèrement épaissies, à protoplasme abondant, 2° de grandes cellules à parois minces, semblant dépourvues de protoplasme, dont chacune contient une macle prismatique ou sphérique d'oxalate de chaux. Les petites cellules sont à la périphérie de la moelle et forment quelques trabécules intérieurs. Tout le reste de la moelle est occupé par les grosses cellules.

Décortication de la Tige. Liège. — La première surface décorticante des Chamælauciées apparaît dans le liber primaire ; celle du Darwinia fascicularis s'établit sous la gaîne fibreuse. Le liége, comme celui des Myrtées et des Leptospermées, est toujours formé par des bandes alternantes dont les unes, 4, sont composées de cellules aplaties et dont les autres, b, sont formées de cellules allongées radialement. La couche à ne comprend jamais qu’une seule assise de cellules à parois minces, la couche 4 peut renfermer 7 à 8 rangs de cellules dont les parois tangentielles sont plus ou moins épaissies.

Parcours des faisceaux dans un Segment. — En s'élevant de la section moyenne de l’entre-nœud N jusqu'à la section moyenne de l’entre-nœud (N + 1), on voit que la sortie des faisceaux N, dans le nœud, le parcours des faisceaux (N +1) et l'origine des faisceaux (N + 2) sont les mêmes que chez le Melaleuca hypericifolia.

S IT. — STRUCTURE DU BOURGEON TERMINAL ET DIFFÉRENCIATION DES TISSUS DE LA TIGE.

MELALEUCA HYPERICIFOLIA (1).

À. — Bourgeon terminal (2).

Extérieur. — Les feuilles d’un rameau de M. hypericifoa deviennent de plus en plus petites vers le haut et passent insensiblement aux feuilles du bourgeon terminal; de même les derniers entre-nœuds deviennent de plus en plus courts, de telle sorte qu'il n’existe pas de limite nettement indiquée entre la tige et son bourgeon terminal.

Section transversale d'ensemble du Bourgeon terminal. — Une section transversale d'ensemble pratiquée à la base du cône végétatif du bourgeon terminal de M. hypericifolia montre :

Au centre, la région axiale du bourgeon ;

Autour de la région axiale, 4 ou 5 paires de feuilles alternant régulièrement dans les plans ap et gd. Ces feuilles sont d’autant plus grandes qu'elles sont plus éloignées de l’axe du bourgeon.

Structure du Point de végétation du Bourgeon terminal. — Une section radiale du point de végétation du bourgeon terminal passant par le plan de symétrie des deux plus petits mamelons foliaires, montre, Kio14 PISE

1. Une assise de cellules extérieures, à protoplasme dense, constituant le werimatogène, D. Cette assise se continue directement avec l’épiderme ;

(1) Nous avons étudié la structure du bourgeon terminal et la différenciation des tissus de la tige chez un grand nombre de Myrtacées. Toutefois, en raison de la grande ressemblance que présentent les résultats obtenus chez ces différentes espèces, nous n'en décrirons le détail que chez une seule plante, le Melaleuca hypericifolia, qui nous semble répondre le mieux au type général. Nous examinerons ensuite par comparaison les particularités que nous ont offertes les autres espèces étudiées.

(2) Nous avons choisi pour cette étude des bourgeons terminaux de rameaux dont les feuilles étaient régulièrement verticillées par deux (voir note (1) page 376).

ZA Or

2. Une masse de meérislème primitif, MP, à cellules petites, à protoplasme dense. Dans cette masse on distingue :

une assise externe 4 qui se continue avec le parenchyme cortical, un massif central # qui se continue avec le cylindre central.

Une section radiale du point de végétation pratiquée dans le plan perpendiculaire au plan de symétrie des deux petits mamelons foliaires, montre les mêmes tissus que la section précédente {1).

B. — Différenciation des tissus de la Tige (2).

Différenciation de la Section moyenne. — La différenciation des tissus d’une section tranversale intranodale moyenne de la tige du Melaleuca hypericifolia se fait de la manière suivante.

Au premier stade la section N comprend :

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