AO
section moyenne du pétiole jusqu’à la base du limbe, on voit qu’il se
divise d’abord en 3 faisceaux, un médian M" et deux latéraux Mi. Le faisceau M" pénètre directement dans la nervure médiane. Chacun des faisceaux M' émet sur son bord le plus éloigné du plañ ap un faisceau M" plus petit que lui. Chacun des faisceaux Mi! émet ensuite de la même façon un faisceau Mi. Les faisceaux M1, M", M", sortent directement chacun dans la nervure principale correspondante.
Type Melaleuca hypericifolia. Si, chez le M. hypericifolia, on suit le faisceau de la section moyenne du pétiole jusqu’à la base du limbe, on le voit émettre sur chacun de ses bords un petit faisceau M' qui pénètre directement dans la nervure marginale correspondante. Le faisceau médian M" sort directement dans la nervure médiane.
A ce type se rattachent les feuilles des Leptospermum, des Melaleuca, des Callistemon, ainsi que celles du Calothamnus quadrifida. Toutefois, dans cette dernière espèce , le limbe étant réduit à un cylindre, les faisceaux marginaux sont très rapprochés du faisceau médian et très grêles.
Type Eucalyptus robusta. Le système libéro-ligneux de la section moyenne du pétiole de l'Eu. robusta, Fig. 5, PI. 18, comprend 1° un large faisceau postérieur, 2° deux faisceaux antérieurs A faisant suite aux bords du faisceau postérieur.
Si on suit ce système de la séction moyenne du pétiole à la basé du limbe on voit qu’il s’en détache latéralement deux faisceaux M'qui pénètrent directement dans les nervures marginales. Chacun de ces faisceaux M! est formé par la réunion,
d’un gros lobe détaché du bord du faisceau postérieur,
d’un petit lobe détaché du bord correspondant du faisceau antérieur voisin.
Le reste du système libéro-ligneux de la section P pénètre, directement dans la nervure médiane.
Au type Eu. robusta doivent être rapportées les feuilles des Metrosideros tomentosa, Tristania nertifolia, Eucalyptus siderophloia, Eu. paniculata, Acmena floribunda, Svçygium Jambolanum, Eugenia Ugni, Jambosa vulgaris. Les feuilles d’Eu. rostrata, Eu. cosmophylla, Eu. marginata, Eu. globulus, diffèrent de celles d’Eu. robusta par la présence de petites nervures en arcades entre les nervures marginales et le bord du
libe. Le faisceau qui se rend dans chacune de ces petites nervures naît de la même
façon que le faisceau M: ox
Type Jambosa densiflora. La feuille du J/. densiflora est très grande (Longueur 0,20 c. à 0,25 c.).
Fig. 40.
Fig. 40. — Jambosa densiflora. Parcours des faisceaux dans la moitié supérieure du pétiole et dans la région inférieure de la nervure médiane.
L, extrémité antérieure ‘de l'arc libéro-ligneux postérieur, — A, massif libéro-ligneux antérieur. — AL, massif antéro-latéral ; Al, massif antéro-intérieur,
M1, faisceau des nervures marginales.
M*, faisceau des nervures secondaires.
(B) Projection de ce parcours des faisceaux sur un plan légèrement oblique au plan antéro-postérieur.
! (A) Section transversale basilaire de la nervure médiane. Cette section montre la formation des faisceaux des nervures secondaires , M, et la formation du faisceau des nervures tertiaires, 4.
Le , liber externe; B, bois ; Li, liber interne.
La section moyenne du pétiole de cette feuille présente un système un arc postérieur, 2° deux massifs
libéro-ligneux qui comprend 1 antérieurs, À, symétriques. Ces derniers sont intimement accolés aux bords de l'arc postérieur et se montrent comme un simple repli des bords de cet arc vers le plan 4.
Si l'on suit le sytème libéro-ligneux précédent de la section P jusque dans la base du limbe on voit:
1° Que, dans la région supérieure du pétiole, un petit faisceau se détache de l'extrémité libre de chacun des massifs antérieurs, Fig. 40.
(1) Les feuilles à nervation pennée (Caryophyllus aromaticus, Jambosa Korthalsii, Psidium pyriferum) ne diffèrent de celles de l'Eu. robusta que parce que les faisceaux qui se rendent dans les premières nervures transversales (correspondant aux nervures marginales), ne se distinguent pas de ceux qui se rendent aux nervures secondaires du reste du limbe.
FT
Ce petit faisceau monte parallèlement au reste du système. Nous le désignerons Sous le nom de faisceau AT {antéro-intérieur), par opposition au massif antérieur qui lui a donné naissance et que nous appelons AL {antéro-latéral).
2° Que le faisceau M' qui pénètre dans la nervure marginale est formé par la réunion de deux autres faisceaux nés, l’un, sur la ligne de démarcation de l'arc postérieur et du faisceau AL, l’autre, entre les faisceaux AL et Al'et aux dépens de chacun d'eux {1}. Le premier faisceau est formé par la réunion d’un lobe détaché du bord de arc postérieur L et d'un petit lobe détaché du bord correspondant du faisceau AL.
Le Jambosa densiflora est la seule espèce dans laquelle nous ayons rencontré la structure que nous venons de décrire.
Chez tous les types précédents, la gaîne mécanique, lorsqu'elle existe, s’épaissit dans la moitié supérieure du pétiole.
Parcours des faisceaux dans les nervures du Limbe. Terminaison' ces faisceaux. — Tÿpe Melaleuca hypericifolia. #. Si on suit faisceau de la nervure médiane du M. hypericrfolia depuis la base du limbe jusqu’au sommet, on voit,
1° Que ce faisceau s’affaiblit en émettant successivement sur ses bords les faisceaux des nervures secondaires. Le liber interne de ce faisceau diminue puis disparaît vers le milieu du limbe. La gaîne fibreuse s’amincit surtout dans sa région antérieure. Plus haut les fibres de cette gaîne sont remplacées par des éléments libériens parenchymateux courts.
2° Que le faisceau de la nervure médiane se termine au sommet du limbe par un large diaphragme {2}. Cette terminaison se fait de la façon suivante.
(1) La base du limbe du /. densiflora montre entre son bord et les nervures marginales, 3 ou 4 autres nervures parallèles aux nervures marginales et plus petites qu’elles.
Les faisceaux de ces petites nervures, M$, Fig. 40, se détachent du système libéro-ligneux de la nervure médiane de la même façon que ceux des nervures transversales secondaires dans le reste du limbe.
(2) Le diamètre de ce diaphragme est sensiblement le double de celui du cordon ligneux 1 millim. plus bas.
On voit d’abord le liber externe diminuer d'épaisseur puis devenir entièrement parenchymateux. En même temps lés trachées du massif ligneux externe deviennent courtes et larges ; elles s'isolent les unes des autres par des éléments parenchymateux. Quelques cellules parenchymateuses antérieures du faisceau se transforment elles-mêmes en trachées courtes et larges; il en résulte un amas de trachées courtes au milieu duquel on reconnait encore, à leur taille plus grêle, les premiers éléments ligneux. Plus hautiles trachées centrales {initiales) s’élargissent à leur tour. Une section transversale pratiquée à ce niveau montre par suite un massif ligneux composé de trachées courtes et larges dispersées sans ordre au milieu d’un tissu parenchymateux à petites cellules. Autour de ce diaphragme ligneux le liber ne comprend plus que deux ou trois rangs de cellules parenchymateuses qui passent insensiblement au tissu fondamental.
30 Que le tissu fondamental de la nervure médiane est peu épais. Il ne comprend à la face supérieure que deux rangs de cellules parenchymateuses. Sur la face inférieure il est d’abord formé, à la base du limbe, de 5 à 6 rangs de cellules collenchymateuses et se réduit peu à peu vers le haut à 2 assises seulement. L’assise de ce tissu qui est contiguë à la gaîne fibreuse libérienne renferme de nombreux prismes d’oxalate de chaux.
4°” Que l'épiderme des deux faces de la nervure principale est composé de cellules allongées dans le sens de la nervure. Sa paroi superficielle est fortement épaissie surtout au niveau du diaphragme terminal de la nervure médiane. Cet épiderme est en outre caractérisé par les restes de nombreux poils brisés près de leur base.
B. Les faisceaux des nervures marginales ne diffèrent de celui de la nervure médiane que par leur petite taille. Ces faisceaux se terminent au sommet de la feuille sur la base du diaphragme terminal.
Les faisceaux des nervures transversales se détachent de ces faisceaux marginaux e# descendant et non en montant comme cela existe dans la nervure médiane,
Le tissu fondamental des nervures marginales ne diffère de celui de la nervure médiane que par sa réduction.
7. Les faisceaux des nervures transversales ressemblent à ceux des nervures marginales. Ils sont un peu plus grêles. |
os —
Nous avons indiqué précédemment les rapports de ces faisceaux, d'une part, avec le faisceau de la nervure médiane et, d'autre part, avec le faisceau des nervures marginales.
Le faisceau des nervures transversales fournit de même surses bords les faisceaux d'ordre plus élevé. Ces derniers s’'anastomosent entre eux bout à bout et forment un réseau dans les mailles duquel ils émettent de petits lobes qui s'y terminent en pointe libre. L’extrémité libre des petits lobes libéro-ligneux est formée par quelques trachées courtes et globuleuses placées bout à bout et entourées par quelques éléments libériens parenchymateux {1}.
Nous n'avons observé sur le bord du limbe du Melaleuca hypericifolia ni d'aucune autre Myrtacée des terminaisons libéro-ligneuses en ampoule rappelant celles des Mélastomacées.
Au type Melaleuca hypericifolix se rapportent toutes les espèces de Leptospermées dont les feuilles présentent
1° une nervure mediane et deux nervures marginales ; 2° un arc libero-ligneux postérieur unique dans le pétiole.
Toutefois le diaphragme terminal est loin d’être aussi développé chez toutes ces espèces que chez le M. hypericifolia. Ce diaphragme est large dans les feuilles à sommet obtus et piesque nul, ou même nul, dans les feuilles à sommet aigu. Il manque, par exemple, dans Ia feuille du Callistemon arborescens dans laquelle les faisceaux médian et marginaux s’éteignent isolément après s'être rapprochés les uns des autres au point de n’être plus séparés que par 2 ou 3 files de cellules parenchy-
mateuses.
Type Calothamnus quadrifida. La feuille du Calothamnus quadri-
fida est cylindrique. Dans cette feuillele faisceau médian se rend direc-
tement de la base au sommet. Ce faisceau se transforme près de son extrémité supérieure ex un paquet de fibres larges, dans la base duquel se trouvent encore emprisonnées quelques trachées centrales. Un peu plus haut les trachées centrales sont elles-mêmes remplacées par des fibres. Plus haut encore le paquet fibreux diminue rapidement d’épaisseur, puis il disparait au sommet de la feuille.
Le limbe renferme en outre, de chaque côté du faisceau médian et sur toute sa longueur, de très petits faisceaux qui correspondent aux faisceaux marginaux de la feuille du Melaleuca hypericifoha. À l'extrémité du limbe ces petits faisceaux marginaux deviennent fibreux cet
se réunissent au faisceau médian.
(1) Ces terminaisons en pointe libre n'ont aucun rapport avec les massifs glandulaires.
Sur toute la longueur du limbe des faisceaux très grêles relient le faisceau médian aux faisceaux marginaux.
En outre, et c’est en cela que la nervation du C. quadrifida diffère surtout de celle du M. hypericifolia, 1 se détache du bord des faisceaux marginaux des lobes libéro-ligneux qui se répartissent sur un cercle dont le faisceau ‘médian occupe le centre. Ces lobes s’anastomosent entre eux en formant un réseau circulaire dont les éléments sont presques tous diaphragmatiques, courts et globuleux. En quelques | endroits, les éléments de ce réseau passent insensiblement au parenchyme fondamental par l'intermédiaire d'éléments trachéiformes, très globuleux, à ornementations pariétales à peine indiquées.
La disposition et la structure du système libéro-ligneux dans la feuille du C. quadrifida se montre donc comme une modification du type M. hypericifolia , en rapport avec la forme cylindrique du limbe. Nous n'avons rencontré cette modification chez aucune autre espèce de Leptospermée, ni chez aucune. des Myrtées comprises dans cette étude.
Type Fabricia lærigata. Le faisceau que reçoit chacune des 7 nervures principales du F. /ævigata , la parcourt directement de la base au sommet.
Le faisceau de la nervure médiane aboutit à un très petit diaphragme terminal.
Le faisceau de chacune des premières nervures latérales aboutit également au diaphragme terminal.
Le faisceau de chacune des deuxièmes nervures latérales se jette, à peu de distance du sommet du limbe , sur celui de la première nervure latérale voisine. La réunion des deux faisceaux se fait par accolement latéral des tissus de même nom.
Le faisceau de chacune des troisièmes nervures latérales se jette de la même façon, vers le milieu du limbe, sur celui de la deuxième nervure latérale voisine.
La structure du réseau libéro-ligneux, entre les nervures principales du F. lævigala , est la même que celle du réseau compris entre la nervure médiane et les nervures marginales du M. hypericifolia.
En résumé, la nervure médiane et les premières nervures latérales du F. lærigata correspondent à la nervure médiane et aux nervures marginales du Melaleuca hypericifolia. De telle sorte que la nervation
de la feuille F. /ærigala ne ditfère de celle du M. hypericifolia que par la présence des deuxièmes et troisièmes nervures latérales.
Type Eucalyptus robusta. Nous avons indiqué, p. 4o1, que chez . l'Eu. robusta le système libéro-ligneux de la nervure médiane comprend à la base du limbe w arc postérieur et deux: massifs antérieurs , l'un à droite, l’autre à gauche.
Si on suit ce système libéro-ligneux de la basée de la nervure à Les
sommet, on voit:
1° Que ce système parcourt toute la nervure médiane en s’affaiblissant par émission de faisceaux aux nervures transversales. Les massifs antérieurs sont épuisés à une petite distance du sommet.
2° Que la formation des faisceaux des nervures transversales est 8 # .
due à la réunion,
d’un lobe détaché du bord de l'arc libéro-ligneux postérieur ,
d'un petit lobe détaché du bord du massif antérieur voisin (1).
3" Que la gaîne fibreuse libérienne antérieure de la nervure médiane subsiste sans modification jusqu'au } inférieur de cette nervure: elle s'affaiblit ensuite et disparaît à la base du diaphragme terminal. Le. liber interne de tout le système diminue de même vers le haut, puis disparaît vers les ? supérieurs de la feuille.
4° Que le faisceau postérieur de la nervure médiane aboutit, comme celui du Melaleuca hypericifolia, à un diaphragme terminal.
D'autre part :
Le faisceau des nervures marginales (dont nous avons indiqué le mode de formation, p. 401) se rend directement à l'extrémité de la
feuille et s’y jette sur le diaphragme terminal. Les rapports de ce faisceau marginal avec ceux des nervures trans-
versales sont les mêmes que dans la feuille du M. hypericifolia. Le réseau iibéro-ligneux compris entre la nervure médiane et les nervures marginales ne diffère de celui du M. hypericifolia que par
son plus grand développement.
En résumé, le système libéro-ligneux de la feuille d'£u. robusta dif-
fère de celui du Melaleuca hypericifolia :
(1) Ce lobe manque après l'épuisement des massifs antérie1rs.
Par la présence de massifs antérieurs le long de la nervure médiane ;
Par les modifications qui en résultent dans les rapports du système libéro-ligneux de cette nervure, d’une part, avec celui des nervures marginales et, d’autre part, avec celui des nervures transversales.
Au type Eucalyptus robusta se rattachent toutes les espèces de Leptospermées et de Myrtées 1° dont le système libéro-ligneux du pétiole comprend un arc postérieur et des massifs antérieurs, 2° dont la nervation comprend une nervure médiane et des nervures marginales. .
Les variations que l’on rencontre d’une espèce à l’autre sont dues :
1° A la plus ou moins grande persistance du système libéro-ligneux antérieur de la nervure médiane. C’est ainsi que dans les feuilles de l’Eugenia Ugni ce système est déjà épuisé dès le £ inférieur de la feuille. :
2° Au plus ou moins grand développement du diaphragme libéro-ligneux terminal. Chez Eucalyptus rostrata ce diaphragme est particulièrement large. Ii s'étend de l'extrémité du faisceau médian à l’extrémité de chacune des nervures marginales sur une longueur de 0"",60 à 0"",70.
3° Au plus ou moins grand développement du résrau libéro-ligneux compris entre les nervures marginales et la nervure médiane.
4° A la présence depetites nervures longitudinales entre les nervures marginales et le bord du limbe. Le faisceau de ces petites nervures longitudinales dont la position et la terminaison supérieure rappellent celles des nervures principales les plus latérales du Fabricia levigata, se détache, à la base du limbe, du système libéro-ligneux de la nervure médiane de la même façon que celui des nervures transversales.
5’ A la réduction des nervures marginales qui finissent par ne plus se distinguer des nervures secondaires transversales (Psidium pyriferum).
Type Jambosa densiflora. Le système libéro-ligneux qui pénètre dans la base de la nervure médiane du J. densiflora, comprend, Fig. 40 :
Un arc postérieur ;
Deux faisceaux antéro-latéraux, AL, symétriques ;
Deux très petits faisceaux antéro-intérieurs, Al, compris entre les faisceaux AL et le plan ap.
Si on suit ce système libéro-ligneux depuis la base de la nervure médiane jusqu’à son sommet, on voit:
1° Qu'il s’affaiblit en émettant à droite et à gauche les faisceaux des nervures transversales.
Les faisceaux AT sont complètement épuisés à 2 ou 3 centimètres de la base du limbe.
Les faisceaux AL ne disparaissent qu’à 3 ou 4 centimètres du sommet du limbe.
2° Que le faisceau postérieur de la nervure médiane se termine : librement à l'extrémité de cette nervure. La terminaison de ce faisceau se fait de la même façon que chez le Calothamnus quadrifida avec cette différence toutefois que les fibres libériennes enveloppant les trachées sont plus larges que les éléments voisins du parenchyme fondamental, qu’elles sont peu allongées et à parois peu épaisses.
3° Que les faisceaux M° émis latéralement par le système libéroligneux de la nervure médiane dans les grosses nervures transversales sont formés par la réunion de deux lobes issus,
le plus gros, du bord de l’arc postérieur,
le plus petit, du bord correspondant du faisceau AL voisin a)
4° Que les petits faisceaux émis latéralement dans les petites nervures transversales comprises entre les précédentes sont formés par la réunion de deux lobes issus,
le plus gros, du bord intérieur du faisceau AL,
le plus petit, du bord correspondant du faisceau AI.
Après l'épuisement des faisceaux AT, les faisceaux sortant dans les petites nervures ne sont plus fournis que par le bord intérieur des faisceaux AL. |
Après l'épuisement des faisceaux AL, les faisceaux sortant dans les petites nervures et dans les grosses nervures transversales proviennent tous des bords du faisceau postérieur.
Le faisceau des nervures marginales s'épuise peu à peu vers le haut. I] se rapproche, au sommet du limbe, du faisceau médian et s'éteint comme lui sur de larges fibres libériennes.
A la sortie de la nervure médiane, les faisceaux des grosses nervures transversales présentent une structure concentrique avec le bois en dedans et le liber en dehors. Ces faisceaux s’étalent ensuite et reprennent leur forme normale qu'ils conservent sur toute la longueur des nervures transversales.
Le reste du réseau libéro-ligneux compris entre les grosses nervures
(1) Le plus souvent le faisceau de ces grosses nervures transversales reçoit encore une anastomose du système libéro-ligreux des petites nervures transversales situées au-dessous de lui.
transversales rappelle celui que nous avons décrit dans les types précédents.
Section transversale moyenne du Limbe. Bord du Limbe. — La structure du limbe des Leptospermées et des Myrtées po y distinguer 3 types qui sont :
Le type Acmena floribunda dans lequel la feuille, est-horizontale et ne présente de parenchyme en palissade qu’à sa face supérieure,
Le type Callistemon lineare dans lequel læ feuille, généralement verticale, figure une sorte de phyllode et présente du parenchyme en palissade sur ses deux faces.
Le type Calothamnus quadrifida dont la feuille est cylindrique ce présente du parenchyme en palissade sur toute sa périphérie.
Type Acmena floribunda. Une section transversale moyenne du limbe d’Ac. floribunda montre :
1. Une assise antérieure de cellules epidermiques dépourvue de stomates.
2. Une assise de parenchyme en palissade à cellules cylindriques, grêles, allongées perpendiculairement à la surface, contenant un sr nombre de grains de chlorophylle.
3, Une couche de tissu lacuneux. Cette couche renferme dans sa région profonde les ramifications du système libéro-ligneux.
4. Une assise postérieure de cellules épidermiques FES de nombreux stomates.
Les parois latérales des cellules épidermiques antérieures sont rectilignes. Leur paroi superficielle est fortement épaissie. Les cellules sont petites et Sans orientation spéciale. |
L'épiderme postérieur ne diffère de l'épiderme antérieur que par la présence des stomates. Chaque stomate comprend deux cellules stomatiques réniformes sur lesquelles s'appuient radialement 4, 5 ou 6 cloisons épidermiques latérales. Il peut en outre exister autour de ce stomate une ou plusieurs cellules annexes.
Assez fréquemment les cellules du parenchyme en palissade sont irrégulièrement dédoublées par une cloison transversale. Quelques autres cellules de cette assise sont larges, ovoïdes et remplies d’oxalate de chaux maclé. |
Le parenchyme lacuneux est épais, à cellules rameuses. Il présente quelques cellules arrondies pourvues d’une macle à larges pointes. L'assise de ce parenchyme, qui est contiguë aux ramifications libéro-ligneuses, est toujours caractérisée comme gaîne protectrice par la forme et la disposition régulière de ses cellules.
Il existe de nombreux massifs sécréteurs dans tout le mésophylle de l'Acmena floribunda. Ces massifs sécréteurs sont sous-épidermiques. Ceux qui sont centigus à l’épiderme inférieur correspondent à un léger enfoncement de la surface et à une modification de l’épiderme. Les deux cellules épidermiques sur lesquelles s’appuient -le massif glandulaire, (B) Fig. 17, PL. 17, se sont élargies de manière à ressembler, vues de face, à deux grandes cellules stomatiques entre lesquelles l’ostiole serait remplacée par un petit épaississement gommeux de la paroi commune. La paroi superficielle de ces deux cellules est mince, leurs autres parois sont légèrement gommeuses. Très généralement ces deux cellules se sont cloisonnées parallèlement à la surface du massif et contribuent à la formation de son épithelium sécréteur. Les massifs situés sous l’épiderme supérieur en soût le plus souvent séparés par un rang d'éléments , de telle sorte que la modification des cellules épidermiques correspondantes est beaucoup moins accentuée qu'à la face inférieure de la feuille et consiste simplement en une légère gommification de leurs parois. Les cellules comprises entre le massif et l’épiderme sont cloisonnées parallèlement à la surface du premier.
Les massifs glanduleux sont très fréquemment situés en face des ramifications libéro-ligneuses. Cependant jamais nous n’avons observé de modifications indiquant des rapports intimes entre le tissu libéroligneux et les massifs.
Il se produit fréquemment, Fig. 11, PI. 18, autour de certains stomates un cambiforme phellique très actif, et il v a de la sorte formation de gr0s noyaux Spheriques entièrement subéreux. Jamais nous n'avons observé, contre ces noyaux, de rupture des tissus superficiels amenant la formation de lenticelles.
Le bord du limbe de l’Ac. floribunda est anguleux. Les cellules épidermiques y sont petites, à paroi superficielle plus épaisse qu'ailleurs. Sous l'épiderme se trouve un petit îlot de tissu collenchymateux sur lequel se termine le parenchyme en palissade.
— 412 — | Les espèces de Myrta:ées dont la structure du limbe rappelle celle de l’Ac. jloribunda sont Sygygium Jambolanum, Fig. 10, PI. 18, les Jambosa, Myrcia pimentoides, Caryophyllus aromaticus, les Eugentia, les Myrtus et probablement toutes les Myrtées, Tristania neriifolia, T. macrophylla, Eucalyptus globulus, Eu. marginata, Eu. hemiphloia, Eu. cosmophylla, Eu. citriodora, etc. Les variantes que l’on observe dans la structure du limbe de ces différentes espèces sont les suivantes :
L’épiderme antérieur des feuilles d'Eu. hemiphloia, d’Eu. cosmophylla, d'Eu. citriodora porte des stomates semblables à ceux de l’épiderme postérieur. La paroi super-
ficielle de cet épiderme est excessivement épaisse chez Eu. marginata, Tristania
macrophyllaet surtout chez Tristania nertifolia dont la cuticule est en outre fortement plissée dans toutes les directions. De plus cette paroi porte fréquemment un épais revêtement cireux. Dansles feuilles d’Eugenia Ugni, Eug. Michelii, Myrtus communis, M. tarentina, Jambosa Korthalsii les parois latérales de l’épiderme antérieur sont fortement ondulés ; dans celle de Caryophyllus aromaticus et de Psidium Cattleianum ces parois portent des contreforts qui s'appuient sur la paroi superficielle. -
Le parenchyme en palissade est formé d’une seule assise dans lés feuilles de Sygpgium
Jambolanum, Jambosa Korthalsii. J. densiflora, J.vulgaris, des Eugenia, des Myrtus, de
Myrcia pimentoïdes, Eucalyptus globulus et Eu. marginata. Celui du Syÿygium Jambolanum, du Jambosa Korthalsii et de l’Eu. Ugnti renferme de larges cellules à oxalate de chaux rappelant celles de PAcmena floribunda. D’autres fois le parenchyme en palissade est renforcé par les assises du parenchyme lacuneux les plus voisines ( Eucalyptus hemiphloia, Eu. citriodora, Eu. robusta, Tristania macrophylla , T. nertfolia, Eugenia Ugni, Carvophyllus aromaticus):
Dans les feuilles du Caryophyllus aromaticus, du Psidium pyriferum, du Tristania nertifolia et du Metrosideros tomentosa le parenchyme en palissade est séparé de l’épiderme supérieur par un ou deux rangs de cellules larges, courtes, incolores, à parois légèrement épaissies, souvent maclifères (1).
Le parenchyme laäcuneux est plus ou moins lacuneux suivant les espèces. Quelquefois il est hétérogène. Ainsi chez /ambosa Korthalsii on y trouve alternativement parallèlement à la surface, une assise formée de petites cellules à protoplasme abondant, à grains de chlorophylle assez nombreux, puis une assise formée de larges cellules qui paraissent vides. Dans la feuille du My'cia pimentoides certaines assises du parenchyme lacuneux présentent une macle dans chacune de leurs cellules. Chez Tristania neriifolia on trouve de nombreuses macles localisées dans la région des faisceaux; chez Carvophyllus aromaticus il en existe dans presque toutes les cellules de la région inférieure du limbe.
Le mésophylle de /ambosa vulgaris renferme des sclérites très allongées. fibriformes, entrecroisées, semblables à celles de la feuille du Memecylon claustflorum. Ces sclérites sont plus nombreuses dans la région du parenchyme en palissade.
Les variations que présentent les stomates de la face inférieure sont dues à la présence ou à l’absence de cellules annexes et au nombre des parois épidermiques
(1) Ce tissu aquifere et le parenchyme en palissade dérivent d'une même assise de tissu fondamental.
latérales qui s'appuient radialement sur les cellules stomatiques. Les parois latérales de l’épiderme inférieur sont onduleuses chez Syçygium Jambolanum, Jambosa Korthalsii, Caryophyllus aromaticus, Eugenia Ugni, Eug. Michel, Myrtus communis, M. tarentina, Myrcia pimentoïides. Celles du C. aromaticus et du Myrcia pimentoïdes sont en outre reliées à la paroi superficielle par de nombreux contreforts. Fréquemment l’épiderme inférieur porte de petits poils unicellulés, semblables à ceux de la tige. Tantôt ces poils sont presque tous brisés à leur base sur la feuille adulte, tantôt ils subsistent entiers (Psidium pyriferum, Tristania nertifolia, Metrosideros tomentosa). :
Les noyaux glanduleux sônt généralement très rapprochés de l’épiderme. Le plus souvent il en existe sur les deux faces du limbe (Eucalyptus hemiphloia, Eu. globulus, Myrcia pimentoïdes), parfois ils sont localisés contre l’épiderme inférieur (Eugenia Ugni) ; les feuilles d'Eucalyptus robusta et celles d’'Eu. cosmophylla ne renferment que quelques glandes dispersées le long de la nervure médiane et près du bord du limbe. Tantôt ces glandes oléo-résineuses sont relativement petites (Caryophyllus aromaticus, Eugenia Ugni, Myrtus communis, Psidium pyriferum, Jambosa Korthalsit), tantôt au contraire elles sont très grosses (/ambosa densiflora, Eucalyptus globulus, Eu. paniculata, Eu. siderophloia, Metrosideros tomentosa). La contiguité des noyaux glanduleux provoque presque toujours dans l’épiderme des modifications de même nature que celles du limbe d’Acmena floribunda. Toutefois une seule cellule épidermique est modifiée contre les petits noyaux du Psidium pyriferum, tandis qu’il peut y en avoir 4 et 5 contre les gros noyaux de l’Eu. globulus. Les glandes du Tristania nertifolia sont profondément enfoncées dans le mésophylle et leur présence n’est indiquée dans l’épiderme supérieur que par des groupes de cellules à parois légèrement épaissies. L’épiderme du Metrosideros tomentosa n’est pas modifié dans le voisinage des glandes. L'Eucalyptus citriodora présente une disposition spéciale de son appareil sécréteur. Les glandes sont presque toutes situées dans des émergences cylindriques, rigides, perpendiculaires à la surface, Fig. 3 et 4, PI. 17. | Ces émergences peuvent atteindre 1 millim. de long. Elles portent à leur extrémité 4 cellules épidermiques en croix, à parois légèrement gommifiées.
Dans toutes ces espèces, de même que chez Ac. floribunda, les glandes sont fréquemment situées en face des ramifications libéro-ligneuses, mais dans aucune espece nous n'avons remarqué de rapports intimes entre leurs tissus.
Nous n’avons rencontré de nodules subéreux que chez Eu. siderophloia. 11s ressemblaient entierement à ceux d’Ac. floribunda (1).
Les tissus du limbe des Myrtées et des Leptospermées renferment, de même que ceux de la tige, une grande quantité de tannin. Cette substance est remarquablement abondante dans la feuille d'Eucalyptus citriodora.
Le bord du limbe des espèces précédentes ressemble généralement à celui de la feuille d'Acmena floribunda, cependant chez Sygrgium Jambolanum ce bord est arrondi et ne possède pas de collenchyme sous-épidermique.
(1) Flükiger et Hambury signalent des nodules subéreux analogues dans les feuilles falciformes de l'Eucalyptus globulus (Histoire des Drogues d'origine végétale V. 1. p.515).