‹ Recherches sur l’Anatomie comparée des Calycanthées, des Mélastomacées et des MyrtacéesChapitre 2 sur 134 · SAR · texte numérisé non relu

SAR

établi la différenciation de ses tissus, comment nous avions suivi leurs variations, comment enfin nous avions déterminé les particularités génériques et spécifiques. Le résumé des premiers résultats de ces recherches que nous avons publié dans le Bulletin de la Societé Botanique de France ayant été vivement attaqué par M. Hérail, il était de toute nécessité de justifier nos observations. Il sera ainsi facile de choisir entre les affirmations de M. Hérail et les faits que nous avons observés.

Dans la deuxième partie de notre travail qui devait nous donner à la fois la structure type de l’appareil végétatif des Mélastomacées et la signification de particularités anatomiques remarquables, nous avons étudié directement et séparément chacun des tissus des Mélastomacées. Mais ayant donné à propos des Calycanthées toutes les explications utiles sur les méthodes d’observation employées dans l’étude de chaque organe, nous nous sommes borné à donner les résultats de nos recherches, puis à grouper autour de chaque type les plantes qui s’y rattachaient. Nous en avons déduit le type général de structure des organes végétatifs des Mélastomacées et ses variations. C'est là un résultat intéressant, les Mélastomacées ayant une organisation florale constante en même temps qu’une assez grande diversité apparente dans la structure de la tige. Chez elles, en effet, on trouve à la fois des faisceaux corticaux, des faisceaux médullaires, du liber interne, parfois des îlots libériens enfermés dans le bois secondaire.

Quant à la troisième partie, la simplicité relative de la structure des Myrtacées nous a permis de résumer d’un coup nos observations sur les feuilles et sur les jeunes tiges.

Les matériaux dont nous avons pu disposer pour cette étude viennent surtout des collections réunies au Laboratoire de Botanique de la Faculté des Sciences de Lille, par M. C.-Eg. Bertrand. — Grâce à l'obligeance de M. Crépin, Directeur du Jardin botanique de Bruxelles, et à celle de feu Edouard Morren, Directeur du Jardin botanique de Liège, nous avons pu y joindre de nombreux échantillons de Mélastomacées particulièrement difficiles à se procurer. — M. Debray, professeur à l'École supérieure d’Alger, nous a donné, de son côté, de nombreuses Myrtacées vivantes. — MM. Bureau et Cornu, professeurs au Muséum, ont bien voulu mettre à notre disposition les ressources de cet établissement. Nous prions ces Messieurs d’agréer l'expression de notre vive gratitude.

La

Page 1