DO
2° Que, sitôt les faisceaux N, et N, sortis, les faisceaux antérieurs (IN + 2)ag, (N + 2) aa se rapprochent du plan antéro-postérieur, dans le vide laissé par la sortie des faisceaux N,. Il en est de même des faisceaux postérieurs [N + 2) ba et (N + 2)pg (1).
3° Que les faisceaux de gauche (N + 1}ga, IN + 1)gp Se rapprochent insensiblement l’un de l’autre, puis se fusionnent plus ou moins intimement en un seul faisceau (N + 1),. Les faisceaux de droite[N + 1)4a, (N + 1)a se fusionnent de même en un seul faisceau {IN + 1)a (2).
4° Que, dans l’espace déjà très élargi qui est compris entre les faisceaux (N + 1}et{N + 2), les faisceaux [N + 2) émettent sur leur bord opposé au plan ap une branche qui vient se placer entre eux et les faisceaux (N + 1). Ces branches forment les faisceaux (N + 3) (3).
Du parcours ci-dessus dans le segment N il résulte que la couronne normale de la section transversale intranodale (N + 1} a repris la structure qu’elle avait dans la section N, à l'orientation près, (C) Fig.4. Ilsuffit pour superposer la section (N + 1) à la section N de faire tourner la première section de 90° vers la droite ou vers la gauche.
Généralement, toute section moyenne intranodale sera superposable à la section moyenne type soit directement, soit après une rotation de 90°.
La même description peut s'appliquer à tous les segments de la tige, pourvu qu'on tienne compte de l'orientation propre de ce segment.
Massifs angulaires. — Le parcours des faisceaux dan$ un segment étant le même pour chacun des massifs angulaires, il nous suffira d'étudier l’un d'eux et d'indiquer les rapports qui le lient à ses voisins.
Nous étudierons spécialement le massif angulaire antérieur-gauche A: Fig. 5.
Les faisceaux S et P s’écartent un peu l’un de l’autre en s’élevant
(1) Les faisceaux (N + 2)ag et (N + 2)ad. (N + 2)pg et (N + 2)pd se réuniront plus haut en deux faisceaux (N + 2)a et (N +2}p qui sortiront dans les feuilles du nœud (N + 2).
(2) Les faisceaux (N + 1), (N + 1)g sortiront dans les feuilles du nœud (N + 1). (3) Les faisceaux (N + 3) sortiront dans les feuilles du nœud (N + 3).
Lu
de la section moyenne de l’entre-nœud N vers le nœud N. A la base du nœud N le faisceau S se divise en deux lobes , celui de droite S, s’élève verticalement et se rapproche de la couronne centrale. Il contribue à rétablir le massif angulaire au-dessus du nœud. Celui de gauche S; s’anastomose bout à bout avec un lobe formé de la même façon que lui aux dépens de la droite du faisceau S du massif A,e (1).
Un peu au-dessus du point où se divise le faisceau S , le faisceau P se divise à son tour en deux lobes: Celui de gauche P, s'élève verticalement en se rapprochant de la couronne centrale et vient se placer à droite du faisceau S, pour former avec lui le massif A4, de l’entrenœud (N + 1). Celui de droite P, s'éloigne d’abord en montant obliquement vers le plan de symétrie de la feuille N, puis il suit l'angle du coussinet et sort dans le pétiole dont il forme le faisceau latéral gauche. A partir du moment où il quitte le massif angulaire, ce faisceau P, subit une torsion de 180° qui le ramène, dans le pétiole, à l'orientation normale. Pendant cette torsion, le liber est toujours plus rapproché du plan 4#p que le bois.
Le faisceau P, émet, un peu au-dessus du point où il se sépare du faisceau P, et sur sa droite vers le faisceau médian N, un petit lobe Poa qui s’anastomose bout à bout avec un autre petit lobe N, , issu de la gauche du faisceau N après sa sortie du cylindre central.
Le faisceau P,a émet, au milieu de sa course et vers le haut, un lobe ? qui se jette en montant sur le faisceau N.
À la partie supérieure du coussinet, P, émet encore, sur sa droite, vers le faisceau N un petit lobe 7. Ce dernier se jette en montant sur le faisceau N.
Dans chacun des angles formés par la division des faisceaux, il s'établit de bonne heure une commissure C qui complète lé triangle, et masque la disposition et la direction primitives des faisceaux. Les plus importantes de ces commissures se trouvent dans les angles
(1) Il arrive parfois que vers le milieu de cette arcade anastomotique de petits lobes s'en détachent, s'élèvent verticalement, puis s'éteignent à peu de distance de leur origine.
D'autre part, cette arcade n’est pas toujours complète, les arcs qui lui donnent naissance s'étant éteints avant de s'être rencontrés. Exceptionnellement, elle n’est même pas indiquée.
Il peut arriver encore que ces arcades soient obliques et s'étendent tout le long de l'entre-nœud N. Dans ce cas, la section moyenne intranodale présente 5 ou 6 massifs angulaires au lieu de 4. Ce dernier fait a été signalé par M. Woronin (Botanische Zeitung,1860).