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formés par les faisceaux S, et Sx P, et P, : cette dernière intéresse également Poa (1).
Le système libéro-ligneux cortical peut se montrer plus compliqué par suite du dédoublement de certains faisceaux.
A l’intérieur des mailles du réseau ainsi constitué dans la base du pétiole, on voit parfois de petits faisceaux très grêles qui se terminent en pointe libre (2). n
Le massif angulaire A4 de l’entre-nœud (N + 1) comprend encore deux faisceaux S, à gauche et P, à droite. De ces deux faisceaux, le plus important est S,. S, jouera dans le nœud (N + 1) et vers la gauche, le rôle que nous venons de voir rempli, vers la droite, par le faisceau P dans le nœud N. Le faisceau P, situé à droite, remplira vers la droite le rôle rempli vers la gauche par le faisceau S.
Le parcours des faisceaux corticaux dans le secteur antérieur-droit du segment N est identique à celui que nous venons de décrire dans le secteur antérieur-gauche, mais il lui est symétrique par rapport au plan antéro-postérieur. Le parcours des faisceaux corticaux dans les secteurs postérieurs est symétrique des précédents par rapport au plan droite-gauche.
De tout ce qui précède, il résulte que pour superposer exactement les faisceaux corticaux des sections moyennes intranodales N et {N + 1;, il suffit de faire tourner la dernière section de 90° soit vers la droite, soit vers la gauche.
Les nœuds et entre-nœuds se superposent donc exactement dans toutes leurs parties de deux en deux.
Le parcours des faisceaux des massifs angulaires tel qu’il vient d’être décrit dans le segment N est le résultat d’une étude très sérieuse
(1) C'est la présence de cette commissure C entre Pod et Py qui nous avait fait écrire dans une note précédente (Loc. cit. p. 130) : « le faisceau médian du pétiole émet de chaque côté un lobe qui, décrivant une courbe à concavité intérieure, vient se jeter ex montant sur le massif angulaire voisin ». Les nouvelles recherches auxquelles nous nous sommes livré sur le mode de différenciation de tout le réseau corticai du nœud, nous permettent aujourd'hui d'affirmer la formation relativement fardive des commissures comprises entre les faisceaux Pod et Py, et nous amènent par suite à conclure que l’arcade libéro-ligneuse comprise entre les faisceaux N et Po est anastomotique au même titre que l’arcade latérale comprise entre les faisceaux S des massifs angulaires Aag et Ape.
(2) Certaines de ces petites traces vasculaires, si minimes en apparence, sont cependant de position très constante.
Fig
Fig. 5. — Parcours des faisceaux corticaux dans le Segment moyen du Calycanthus occidentalis.
(A). Développement et projection verticale (1) du système des faisceaux compris entre la section N et la section (N+1).
(B). Projection horizontale du même système,
(1) La projection est faite dans le plan tangent au milieu de la face gauche de la tige
faite sur des échantillons nombreux et méthodiquement choisis. Il diffère sensiblement de celui qu’a publié M. Woronin (2).
M. Woronin a décrit et figuré (3) une anastomose An reliant directement les massifs angulaires au cylindre central. Or, samais dans les nombreux échantillons que nous avons étudies, Nous N’AVONS REN- CONTRÉ CETTE ANASTOMOSE.
D'après M. Woronin, le système des anastomoses comprises entre le faisceau médian du pétiole et les massifs angulaires voisins serait de bas en haut :
1° Une anastomose 4»#” qui, partant des massifs angulaires, se jette en montant sur le faisceau médian.
2° Une anastomose 4 #7 qui, se détachant du faisceau médian, se rend en montant aux faisceaux latéraux.
Or, nous avons montré que la plus forte branche anastomotique est en forme d'arcade ! Poa + No ) et se rend de la base des faisceaux latéraux P, à la base du faisceau médian N. Nous avons bien signalé en outre entre ces mêmes faisceaux une anastomose 4 un peu plus
(2) Woronin, Ucber den Bau des Stammes von Calycanlhus (Botanische Zeitung 1860, p. 178).
(3) Nous avons reproduit ce dessin, Fig. 11, PI. 3.
élevée que la précédente, mais cette anastomose 4 descend du faisceau médian aux deux faisceaux latéraux.
Nous ne croyons pas que la seule connaissance du parcours des faisceaux des massifs angulaires le long d'un segment adulte puisse permettre de tirer des conclusions touchant la valeur morphologique de ces massifs. Toutefois, elle met en évidence des faits d’une grande importance, à savoir : 1° que ces massifs ne Sont nulle part le long des tiges ordinaires adulles en rapport avec la couronne normale. Is n’ont de contact qu'entre eux et avec les faisceaux médians des pétioles ; 2° que dans tous les angles formés par la bifurcation des faisceaux angulaires, il s'établit une commissure qui complète le triangle (1); 3° que les mailles du réseau cortical contiennent de petits lobes vasculaires terminés en pointe libre ; 4° que, dans les massifs angulaires, le bois n’est formé que de petits éléments semblables à ceux des faisceaux foliaires, tandis que le liber y est relativement très développé.