‹ Recherches sur l’Anatomie comparée des Calycanthées, des Mélastomacées et des MyrtacéesChapitre 98 sur 134 · CONCLUSIONS RELATIVES AUX MÉLASTOMACÉES · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS RELATIVES AUX MÉLASTOMACÉES

Cette étude des tiges et des feuilles des Mélastomacées nous permet de formuler les conclusions suivantes :

1° Le système libéro-ligneux foliaire des Mélastomacées, considéré dans toute son étendue (dans la tige et dans la feuille), et indépendamment des rapports qu’il peut contracter avec les systèmes foliaires voisins, présente, dans toutes les espèces et malgré de nombreuses différences de complication , une très grande unité de forme.

2° Les rapports que contractent entre elles les extrémités inférieures des différents systèmes foliaires voisins (dans la tige), sont au contraire très variables suivant les genres et les espèces.

3° Le système libéro-ligneux foliaire essentiel ou principal des Mélastomacées est formé, dans la feüille, de faisceaux rertement isolés les uns des autres sur un même arc de cercle.

4° Tous les faisceaux du système foliaire, dans la tige et dans la feuille, possèdent du tissu libéro-ligneux interne (le plus souvent réduit au tissu libérien). C’est dans la base de la feuille et au niveau du nœud de la tige que ce tissu interne est le plus développé.

5° Dans la tige, le système libéro-ligneux foliaire principal est toujours compliqué par la présence de faisceaux médullaires. Ces faisceaux s’accolent les uns aux autres en formant des massifs concentriques dans lesquels le bois est central.

6° Dans la feuille, le système libéro-ligneux foliaire principal est le plus souvent compliqué par la présence de faisceaux latéraux et de faisceaux antérieurs. Sur une section transversale du pétiole et des nervures principales, ces faisceaux latéraux et ces faisceaux antérieurs sont, soit 2mercalés aux faisceaux principaux, soit situës à l’intérieur de l'arc libéro-ligneux principal.

7° Le tissu libéro-ligneux interne des faisceaux foliaires (généralement réduit au liber), les faisceaux médullaires de la tige, les faisceaux latéraux et les faisceaux antérieurs de la feuille son{ autant de termes différents d'une seule et même modification que subissent les faisceaux libéro-ligneux du système foliaire.

Toutes ces particularités sont dues 4 l'extension latérale des faisceaux du système foliaire.

8° Les faisceaux libéro-ligneux principaux du système foliaire peuvent ne pas rentrer tous dans la couronne normale de la tige. Dans ce cas (type Zasiandra), les faisceaux les plus latéraux restent isolés dans le parenchyme cortical où ils s’accolent entre eux en formant des massifs concentriques dans lesquels le bois est central.

9° La façon dont se forment ces massifs libéro-ligneux corticaux de la tige des Mélastomacées ne diffère pas sensiblement de celle que ‘on observe chez les Calycanthées.

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10° Les ampoules libéro-ligneuses marginales du limbe des Mélastomacées sont des organes, de formation très précoce, dont le rôle offre peut-être quelque ressemblance avec celui des glandes à eau que l'on trouve chez les Crassules et les Saxifrages.

Malgré la ressemblance qu'offre le parcours des faisceaux corticaux de la tige chez les Mélastomacées et chez les Calycanthées, ces deux familles sont très différentes l’une de l’autre.

Les caractères anatomiques et histologiques qui différencient les Mélastomacées des Calycanthées sont les suivants :

1° Le grand nombre des faisceaux libéro-ligneux du pétiole (ces faisceaux ne sont au nombre de 3 que dans les très petites feuilles du Centradenia rosea, et, dans ce cas, ils sont tous les trois très grêles).

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2° La présence de liber interne dans les faisceaux foliaires de latige et de la feuille. |

3° La présence de faisceaux latéraux et de faisceaux antérieurs dans la feuille. 4° La présence de faisceaux médullaires dans la tige.

5° L'absence de massifs augulaires corticaux dans la tige, ou, lorsqu'ils existent, leur forme concentrique et l'absence du massif mécanique extérieur.

6° La nature des poils qui sont de deux sortes, les uns grands, coniques, multisériés, les autres petits, unisériés (ou bisériés), à tête glanduleuse. 7° L'absence de cellules oléigènes dans la tige et dans la feuille.

8° La forme des cristaux, leur taille et leur position. Ces cristaux sont toujours de grosses macles en oursins. Ils sont répandus dans tout le parenchyme fondamental et dans Îe liber.

9° La présence normale de tannin dans tous les tissus de la tige et de la feuille.

10° Le mode de formation des stomates, et leur disposition définitive qui les montre attachés à la paroi de la cellule épidermique par une seule extrémité.

11° La nature du liber qui est parenchymateux à parois nettes (non diffluentes). Le liber primaire de la tige et de la feuille ne renferme que rarement quelques flbres isolées, et son assise extérieure se différencie fréquemment en assise péricambiale.

12° Le bois secondaire n’est formé que de fibres lisses et de vaisseaux. Les fibres lisses sont finement ponctuées, à paroïs peu épaisses. Elles sont très souvent recloisonnées transversalemert. Lorsque les vaisseaux portent des ponctuations aréolées, ces ponctuations sont allongées transversalement ou rondes et irrégulièrement dispersées.

13° Les rayons de faisceaux sont toujours à une seule file de cellules. Ils peuvent manquer.

14° L’assise interne du parenchyme cortical est fréquemment caractérisée comme gaine protectrice.

15° La surface de décortication est tantôt épidermique tantôt péricambiale. Dans le premier cas le liège est uniquement formé de cellules plates ; dans le second il est stratifié.

16° Le limbe de la feuille renferme des terminaisons libéro-ligneuses en ampoule à son extrémité et sur ses bords.

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