CHAPITRE QUATRIÈME
sur le liane. Après 50 minutes, rétablissement lent qui lais.se après cinq et même encore vingt-quatre heures une certaine paresse.
Exp. II. Deux litres de bouillon à 40 p. 1000 de peptoncs et 20 p. lOOii de sel narin ; température 30 à 35" les premiers jours, puis laissé ;ï la température ambiante. Laissé végéter du 3 juin au 13 août. Vérilié alors que c'est une culture pure. Dans cette expérience comme dans la précédente, la rareté de l'oxygène avait évidemment ralenti la végétation. Traité comme dans l'Expérience I. Obtenu 9°-°- de solution aqueuse neutre.
A. Injecté les 2/3 en trois fois, à quelques minutes d'intervalle, à un jeune cobaye de 145 grammes. Après quelques minutes, la marche devient plus difficile, paresse des extrémités postérieures, tendance à s'endormir; puis se tient à peine sur ses pattes qui restent écartées. Marche encore plus pénible, l'arriôre-train tombant ;'i chaque in,gtant sur le côté. Sensibilité réflexe intacte. Après un quart d'iieure la température est 36°8, de 38°8 au début. L'animal, tombe alors couché sur le liane sans pouvoir se relever. Après une demi-heure, la température est descendue à 35°4; hoquets, respiration et amplitude des battements cardiaques irrégulières. Après 40 minutes environ, la température n'est plus que de 33''8 ; secousses musculaires, surtout dans les membres postérieurs. Muqueuse buccale très-pâle. La section de la peau ne provoque pas d'hémorrhagie. Immobilité complète. On met à nu les muscles de la jambe et l'on applique sur eu>i directement le courant d'induction : les muscles se contractent. On met à nu des nerfs exclusivement moteurs et l'on y applique le même courant : le mu.scle se contracte. Enfin, on excite le bout central d'un nerf sensitif sectionné : l'animal gémit et contracte la patte correspondante. Mort au bout de trois heures de cet état. A l'autopsie on constate la vacuité de la vessie; pas trace d'entérite.
B. Un centimètre cube du même liquide est injecté à une souris du poids de 95 grammes. Après quelques minutes on note de la paresse des extrémités et des muscles de la nuque, état qui va s'augmentant pendant quelques heures, mais sans atteindre un haut degré. Pas d'abaissement de la température. Rétablissement complet le lendemain.
C. Petite souris du poids de 21 grammes. Injection sous la peau de S"-'- du même liquide. Immédiatement après l'injection, l'immobilité est complète ; quand on pince fortement la queue, l'animal fait péniblement un ellbrt comme pour fuir, témoignant que la sensibilité e.st conservée. Diminution rapide de la température qui descend jusqu'à 32°.
PTOMAINE DU CHOLÉRA.
Mort dans cet état après 26 lieures. Jusqu'à la fin immobilité, mais conservation de la sensibilité.
Exp. III. (Contre-épreuve). Un litre de bouillon de môme composition que celui qui a servi à l'expérience II, préparé en môme temps et avec les mêmes matériaux, est stérilisé et reste placé comme témoin à côté des précédents. Il ne s'y produit aucune végétation. On le traite ensuite par la méthode indiquée; on obtient 2'^-''-5 de liquide neutre que Ton injecte en totalité sous la peau d'un cobaye nouveau-né du poids fie 70 grammes. Abaissement léger de la température jusqu'à 36°6 ; absence totale d'autres symptômes ; l'animal ne perd pas un instant de sa vigueur.
Exp. IV. "Un litre de bouillon avec 40 0/00 peptoneset20 0/00 sel marin ; laissé végéter sept jours à 30-3.V dans des matras remplis seulement au tiers et agités fréquemment.
A. Le tiers du liquide obtenu est injecté à une souris de 18 grammes On observe des symptômes tout à fait analogues à ceux de l'expérience I. Après 25 minutes la température descend à 33°. L'animal est immobile, couclié sur le dos, faisant à peine quelques mouvements des pattes quand on lui pince fortement la queue ; cet état se prolonge plus de vingt-quatre heures ; le surlendemain la souris est trouvée morte.
B. Le reste de la solution chlorhydrique reste neuf jours sous la cloche pneumatique dans le vide partiel en présence de l'acide sulfurique. Injecté alors en totalité à une souris du poids de 25 grammes, il ne produit aucun symptôme.
Exp. V. Un litre et demi de bouillon (<) sanspeptones à 5 0/00 de sel marin ; végétation de huit jours à 30-3.5° dans des matras à moitié pleins. La totalité de la solution chlorhydrique neutre est injectée à une souris de 21 grammes. Après huit minutes reste en place couchée sur le ventre, le museau à terre ; mouvements convulsifs verticaux de la tête de courte durée, mais se répétant de temps en temps. Après dixhuit minutes, respiration saccadée, marche chancelante, cris plaintifs. Après vingt-deux minutes, température 33°2, convulsions générales. Après cinquante minutes t = 27°6. Bave alcaline à la bouche. Après 1 heure 23, t = 25". Mouvements convulsifs de sauts dont un jette l'animal sur le flanc; il reste couché ainsi; respiration très lente. •Mort dans cet état 1 h. 1/2 après l'injection.
(1) Un litre de bouillon correspondait, comme dans les outres expériences, à 1/2 kilog. de viande de bœuf.