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CHAPITRE QUATRIÈME

Exp. VI. 1/2 litre de bouillon avec 40 0/00 de peptones et 5 0/00 de sel marin; végétation dans un matras à moitié plein pendant onze jours à une température de 17 à 2G° environ (raatras placé dans le iaboratoirej. Le liquide obtenu (un peu moins de l'-'°*) est injecté en totalité k une souris qui ne manifeste dans les deux premières heures que paresse, marche chancelante ; abaissement de la température: t = 30°y après une heure; point de convulsions; trouvée morte le lendemain.

Exp. VII. Un litre d'eau distillée contenant 30 0/00 de peptones, 15 0/00 de sel marin, 3 0/00 phosphate de soude. Végétation pendant sept jours à 30-35° dans des raatras demi pleins. Injecté la presque totalité de la solution chlorhydrique obtenue à une souris de 26 grammes. Après quelques minutes, résolution musculaire débutant par les pattes postérieures; après 10 minutes, température 35°6, puis immobilité suivie de mouvements convulsifs qui provoquent une série de sauts plus ou moins complets; morte au bout de 20 minutes.

Exp. VIII. Comme dans l'expérience VII ; mais végétation de quatre jours seulement. Résultat analogue, mais l'action a paru moins énergique pour la môme quantité de culture.

Dans toutes les expériences précédentes nous avons eu soin de n'employer que de la viande tout à fait fraîche ; les bouillons étaient au feu cinq ou six heures au plus tard après l'abattage des animaux. Nous ne nous sommes servis que de peptones sèches que nous dissolvions à chaud soit dans le bouillon, soit dans l'eau, et que nous stérilisions presque aussitôt. L'expérience III avait montré que ni le bouillon, ni nos peptones ne fournissent, dans ces conditions et par ce traitement, un produit toxique, même après avoir été conservés stériles plus de deux mois. Au contraire les différents liquides, ensemencés de bacilles-virgules en culture pure, avaient constamment fourni des solutions chlorhydriques toxiques. Il devenait évident que le même poison doit se former dans l'intestin des cholériques.

Il était nécessaire cependant de répéter ces expériences avec un produit plus pur et de comparer son action avec celui extrait par le même procédé de l'organisme des cholériques. Pour plus de

PTOMAINE DU CHOLÉRA.

simplicité et d'économie nous nous sommes servis clans la suite, comme liquides de culture, de solutions de peptones (3 à 5 0/0) dans l'eau distillée, avec ou sans sel marin et phosphate de soude, mais neutralisées, bien entendu, par delà soude caustique ou carbonatée ; ces solutions étalent stérilisées immédiatement. Les cultures ont été maintenues ordinairement à une température de 30-35°.

Nous nous étions aperçus, d'un autre côté, que les résidus des opérations précédentes étaient loin d'être épuisés ; en continuant à les traiter par l'éther, puis celui-ci par l'acide chlorhydrique, etc. (comme plus haut), nous avions encore pu tuer des animaux comme le montrent les expériences suivantes :

Exp. IX. i"'"' de solution clilorliydrique neutre injecté à une souris qui meurt en cinrf minutes avec crampes, convulsions, sants brusques.

Exp. X. Deux jours après, injecté d/2°"°' de la môme solution à une souris. Somnolence, paresse surtout du train postérieur; laisse tomber le museau à terre. Après 10 minutes, température 34°. Ne meurt qu'après 26 heures et n'a pu être observée que d'une façon très intermittente. Après une vingtaine d'iieures on a noté par moments des sauts convulsifs, plus tard un tremblement fibrillaire généralisé.

Exp. XI. Solution chlorhydrique toujours obtenue avec une partie des résidus précédents déjà traités quinze fois par l'éther. l"-"- injecté à une souris. Paresse, surtout du train postérieur; puis marche chancelante, reste couchée ensuite sur le ventre, le museau à terre, les pattes postérieures écartées ; se traîne avec peine quelques pas, quand on lui pince la queue ; puis tombe sur le flanc et reste immobile, sauf de temps en temps un mouvement convulsif; trouvée morte le lendemain. Après 6 minutes température 35°8, après 17 minutes 33°?.

Pour les expériences ultérieures nous avons alors employé le traitement suivant. Les cultures acidulées par l'acide tartrique sont concentrées, fdtrées, puis concentrées encore au dixième environ du volume initial ; le résidu est traité par trois à quatre volumes d'alcool; on fdtre, évapore à siccité, reprend par l'alcool à 92°, filtre et évapore à siccité. Résidu repris par très peu d'eau, neutralisé par le bicarbonate de soude, puis additionné avec précaution

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