‹ Recherches sur le choléraChapitre 66 sur 95 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

navire de commerce (en fer) ; la cale, parait-il, n'avait pas été vidée mie seule fois pendant la dernière traversée, d'une durée de plus de quarante jours ; cette eau contenait 34 gr. 20 de chlorure de sodium par litre, point de fer ; elle était de couleur ambrée, d'une odeur fade, assez désagréable, mais nullement putride, et ne rappelant pas le moisi.

Dans l'expérience 14, il s'agissait de l'eau de sentine d'un navire en bois. La sentine est le rendez-vous des eaux de la cale et de la machine ; elle avait été vidée et nettoyée quelques jours avant l'arrivée; mais, en mer, une certaine quantité de ces eaux reste toujours dans les fonds.

Pendant la stérilisation elle avait donné un dépôt ocreux ; elle conservait ensuite une réaction légèrement acide, et contenait encore notablement de fer aux deux états d'oxydation. Cette eau nous avait été envoyée par MM. les professeurs de l'Ecole de Toulon, qui ont bien voulu aussi ï]qus donner très obligeamment des renseignements sur les chances de contamination de l'eau de cale. D'après ces messieurs, elle ne pourrait certainement avoir lieii que dans des cas très rares, mais ne doit pas être considérée comme impossible.

Dans les navires de commerce, la cale est accessible par une trappe bien facile à soulever, et l'expérience 13 montre que le contage cholérique pourrait bien se conserver vivant dans ce milieu pendant la durée d'une traversée de l'Inde en Europe.

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