‹ Recherches sur le climat du SénégalChapitre 10 sur 125 · SAISON SÈCHE. HIVERNAGE · texte numérisé non relu

SAISON SÈCHE. HIVERNAGE

Décembre. . .

Juin

Janvier ....

Juillet

Février ....

Août

Mars

Septembre . . .

Avril

Octobre

Mai

Novembre. . . .

On remarquera la symétrie qui existe entre la marche de la température dans les deux premiers mois de chacune des deux saisons. Ainsi chaque saison débute par une variation brusque de plus de 3°, 5, en moins pour la saison sèche, en plus pour l’hivernage.

Quoique moins prononcée, cette symétrie est encore sensible dans les deux derniers mois de chaque saison. Les chiffres exprimant l’ascension de la température sont très-voisins de ceux exprimant la baisse de la température entre les mois qui seraient diamétralement opposés les uns aux autres sur une ellipse représentant la courbe décrite par la terre autour du soleil et où serait figurée la situation de la terre à chaque mois.

Pour les quatre mois qui se trouvent deux à deux au milieu de chaque saison, cette symétrie n’existe plus ; ce qui

CLIMAT DE CORÉE

provient du fait déjà signalé : l’état de station ou d’accroissement lent de la température dans le milieu de l’hivernage. En effet, au mois le plus froid, février, ce n’est pas le mois d’août qui est opposé comme le plus chaud, c’est, Je mois de se[)tembre ou d’octobre. De sorte que, si le mois de février est toujours le plus froid (il n’y a eu d’exception qu’en 1862), ce n’est jamais août qui est le plus chaud, mais tantôt le mois de septembre, tantôt le mois d’octobre. Dans nos dix années d’observations, cinq fois la température de septembre fut la plus élevée, pendant cinq autres années le mois d’octobre fut le plus chaud.

Si la marche générale de la température suit au printemps et en été une loi analogue à celle qu'elle suit dans les pays tempérés de i’hémisphôre nord ; pendant l’automne, au lieu de descendre elle devient au Sénégal à peu près stationnaire, aussi en hiver la descente de la température est-elle proportionnellement plus brusque que dans les pays tempérés.

C'est précisément celte absence de transition entre l’époque des chaleurs et celle des températures plus fraîches qui est un des phénomènes les plus remarquables du Sénégal, elle nécessite cette division de l’année en deux saisons à laquelle nous avons été conduits par l’examen des moyennes générales des trimestres constituant les quatre saisons météorologiques. Ces deux saisons sont aussi tranchées si l'on examine la marche de la température, que si l’on considère seulement leurs températures moyennes. Le printemps se comporte comme l’hiver et constitue avec lui la saison fraîche, l’hiver tropical ou saison sèche; l’automne se comporte comme l’été et constitue avec lui l’été des pays tropicaux. Cet été a reçu le nom assez . mal choisi d’hivernage, dans le sens de mauvaise saison. Quoique cette dénomination soit vicieuse, elle est tellement consacrée par l’usage que nous sommes forcés de la conserver.

La marche des moyennes mensuelles horaires est à peu près la même que celle des moyennes générales. Il y a pourtant certaines par'âcularités digues d’arrêter notre attention.

MARCHE DE LA TEMPÉRATURE

Ainsi la iempéraUire aune heure du soir et à dix heures du malin s’élève, dans toute l’année, seulement de 8°, 7, tandis que le soir et le matin elle s’élève, dans l’année, de 9“ à 9°, 7. L’échauffement porte donc surtout sur le moment où le soleil est couché, sur le moment de la journée où la température est plus faible et sur l’heure où le soleil vient seulement de se lever. Il en est de même du refroidissement, il porte plus sur le matin et sur le soir que sur le milieu du jour ; au mois d’octobre les moyennes d’une heure et de quatre heures du soir, continuent de croître, tandis que les températures du soir et du matin diminuent déjà.

Il y a une analogie remarquable entre la marche de la température dans l’année et sa marche d::ns le jour. De même que les températures élevées dans l’année, celles de l’hivernage sont les plus constantes, de même c"est dans les températures élevées du jour que nous trouvons aussi le plus de régularité.

En étudiant directement les variations mensuelles et diurnes, nous arriverons au même résultat qui peut se résumer ainsi : les températures élevées sont les plus constantes, les températures basses les plus variables. Cette proposition déduite de l’examen d’un climat marin ne s’applique aux autres parties du Sénégal que pendant la saison d’hivernage.

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